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De tortues en aiguilles

Le week-end, un thème, un tableau

21 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge"

 

J'ai choisi ce  tableau de Paul-Émile Borduas:

 “Abstraction verte” 1941

 “ Abstraction verte” en 1941, montre bien la démarche de cet art nouveau qui consiste non plus à représenter le réel en y mettant en valeur telle ou telle vérité ou impression cachée, mais à surprendre le spectateur, à l’obliger à une recherche, à une réaction, à une projection de lui-même dans une œuvre qui n’est pas sienne.

 


Paul-Émile Borduas nait le 1er novembre 1905 dans le village de Saint-Hilaire près de Montréal. Il est le quatrième d’une famille de sept enfants, fils de Magloire Borduas, voiturier, et d’Éva Perrault.

En fréquentant l’église du village, le jeune Borduas découvre l’art par les travaux de restauration du réputé peintre décorateur Ozias Leduc, qui accepte de le prendre comme apprenti. Celui-ci lui fit faire son premier apprentissage de peintre en l'emmenant avec lui à Sherbrooke, à Halifax et à Montréal (baptistère de l'église Notre-Dame et église des Saints-Anges à Lachine) et en l'initiant à la décoration d'église. Ozias Leduc l'encourage à s'inscrire à l'École des beaux-arts de Montréal (1923-1927) et obtient de Mgr Olivier Maurault, alors curé de Notre-Dame à Montréal, les crédits nécessaires pour l'envoyer ensuite étudier en France (1928-1930), aux Ateliers d'art sacré, dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières à Paris. Ce séjour en France lui permet de découvrir les grandes œuvres des peintres européens dont Cézanne, qui aura une influence déterminante sur ses œuvres de jeunesse. Sous l’influence d'Ozias Leduc, partisan de l’art nabi, il entreprend également auprès d’artistes nabis français des recherches sur l’intégration de l’art abstrait dans l’art religieux. — Le mouvement nabi s’attache à retrouver le caractère sacré de l’art et se caractérise par l’utilisation de grands aplats de couleurs ayant comme thématique principale l’étude de la lumière. Le nabi est un mouvement à la fois artistique, intellectuel et spirituel.

Au moment de son retour, le Canada plonge dans la Crise économique des années 1930. Sans travail, Paul-Émile Borduas pense alors devoir bientôt s’exiler en Amérique du Sud, ou aux Nouvelles-Hébrides, aux îles Tuamotu, quand il reçoit une offre d’emploi : professeur de dessin dans les écoles primaires de Montréal. À Granby, en 1935, il épouse Gabrielle Goyette, fille d'un médecin. Ils s’installent rue Napoléon, à Montréal, où naissent leurs trois enfants : Janine, Renée et Paul. De 1933 à 1939, il enseigne au Collège Grasset. En 1937, Paul-Émile Borduas accepte un poste qu'il juge plus intéressant, à l'École du Meuble de Montréal. Dès lors, il évolue vers une conception plus radicale de l’art.

En lisant « L’Amour fou » du surréaliste André Breton, il découvre le fameux conseil de 
Léonard de Vinci enjoignant à ses élèves de regarder longuement un vieux mur pour y voir apparaître dans ses craquelures et ses taches des formes que le peintre n’a qu’à copier par la suite. Borduas recrée le « vieux mur » de Léonard en traçant spontanément sans idée préconçue quelques traits qui serviront de canevas à l’application de l’huile ou de la gouache. Il commence à réaliser des œuvres abstraites, devenant davantage intéressé par l’acte de peindre que par les thèmes. Dans ce cas, l'artiste doit rejeter toute forme de préparation, comme le choix du sujet ou les esquisses, pour se concentrer uniquement sur les émotions du moment et les pulsions inconscientes. De ces gestes automatiques, surgit le concept de l’automatisme pictural. Son tableau « Abstraction verte » (1941) est la première œuvre automatiste de Borduas.

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J
Merci pour cette découverte, je ne connaissais pas l'automatisme pictural . Le vert a presque complètement phagocité le rouge, sacrées pulsions exprimées dans cette abstraction verte.<br /> Bon dimanche <br /> Bises
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O
originale et intéressante cette 'abstraction verte' ! <br /> bon dimanche !
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A
On dirait une bouche avec des dents, quelque chose d'un carnassier. C'est une découverte pour moi !
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N
Ce n'est pas trop mon goût.<br /> Bon WE.<br /> Bisous.
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F
Oui, bravo pour cette découverte qui colle parfaitement au thème proposé par Lilou, le vert ici envahit le rouge comme le dit Miss Yves, avec férocité. Je comprends que cette œuvre dérange, mais c'est aussi le rôle de l'artiste, de bousculer un peu nos certitudes.
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M
Bonjour!<br /> Merci pour cette découverte.<br /> <br /> Impressionnant, comme l'écrit Josette, le vert envahit le rouge avec voracité, férocité, même.<br /> Miss Yves
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J
Impressionnant cette gueule ouverte d'un monstre !<br /> Un peintre à découvrir...
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C
Comme Gateuxrigolo, ce n'est trop mon goût ..<br /> Bon samedi <br /> et bisous
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G
Hum pas trop mon gout bisous
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L
Il y a toujours des découvertes chez les peintres modernes ; avec le sourire
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Z
Coucou Martine.<br /> Excellent choix pour le nouveau thème de Lilou.<br /> Merci.<br /> Bises et bon samedi <br /> Zaza
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