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De tortues en aiguilles

dessin et peinture

Le week-end, un thème, un tableau

7 Mars 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Avec la venue prochaine du printemps, élégantes et élégants vont pouvoir ressortir leurs belles tenues, mais attention, le dicton le dit bien, il faut encore attendre le mois de mai pour tomber manteaux et vestes. Rien n'y fait, on a trop envie de porter ces tenues légères qui nous mettent si bien en valeur, et  les températures exagérément douces de ce début mars vont les, nous, encourager.

 

J'ai choisi ce tableau de Madeleine Jeanne Lemaire:

 

(1845, Les Arcs -1928, Paris) Autoportrait en compagnie de deux élégants

 

Artiste importante de la Belle Epoque, considérée comme la meilleure femme peintre de fleurs de son temps, Madeleine Lemaire réalisa également des scènes de genre du style de notre aquarelle. Elle tenait salon et donnait régulièrement des soirées, dans son hôtel particulier de la rue Monceau, où se croisait toute la bonne société; Marcel Proust, dont elle illustra plusieurs ouvrages comme « Les Plaisirs et les Jours », et qui la rencontra en 1892, s’inspira en partie d’elle pour son personnage de Madame Verdurin.
Présente dans plusieurs musées français, elle a fait l’objet il y a quelques années d’une exposition au Musée Marmottan.

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Le week-end, un thème, un tableau

28 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge"

 

J'ai choisi ce  tableau de Claude Monet:

 

"Coquelicots" 1873

 

A son retour d'Angleterre en 1871, Monet s'installe à Argenteuil et y résidera jusqu'en 1878. Ces années correspondent à une période d'épanouissement. Soutenu par son marchand, Paul Durand-Ruel, Monet trouve également, dans la région qu'il habite, les paysages lumineux qui lui permettent d'explorer les possibilités d'une peinture de plein air.
Il présente les Coquelicots au public lors de la première exposition du groupe impressionniste dans les anciens ateliers du photographe Nadar en 1874. La toile est devenue aujourd'hui l'une des plus célèbres. Elle évoque l'atmosphère vibrante d'une promenade à travers champs lors d'une journée d'été.
Monet dilue les contours et construit une rythmique colorée à partir de l'évocation des coquelicots, par des taches dont le format démesuré, au premier plan, montre la primauté accordée à l'impression visuelle. Ainsi un premier pas vers l'abstraction est-il franchi.
Dans ce paysage, les deux couples mère et enfant du premier et du deuxième plan ne sont qu'un prétexte à la mise en place d'une oblique qui structure le tableau. Deux zones distinctes du point de vue de la gamme des couleurs sont ainsi définies, l'une dominée par le rouge, l'autre par un vert bleuté. La jeune femme à l'ombrelle et l'enfant du premier plan sont sans doute Camille, la femme de l'artiste, et leur fils Jean.

 

 

Claude Monet naît en 1840 à Paris mais grandit au Havre, une ville maritime qui influence profondément sa sensibilité artistique. Dès son adolescence, il se passionne pour le dessin et rencontre Eugène Boudin, peintre paysagiste, qui l’initie à la peinture en plein air. Cette découverte d’un art libre, spontané et ouvert sur la nature marque un tournant décisif dans la vie de Monet.

À la fin des années 1850, Monet part étudier à Paris, où il se lie d’amitié avec de jeunes artistes comme Renoir, Sisley et Bazille. Ensemble, ils rejettent les conventions académiques et cherchent à peindre la vie moderne, les paysages naturels et les atmosphères lumineuses. Leur approche novatrice se heurte à l’incompréhension du public et des institutions officielles.

En 1874, Monet expose Impression, soleil levant lors d’une exposition indépendante organisée par ses amis artistes. Le terme « impressionnisme », d’abord utilisé de manière moqueuse par un critique, devient rapidement le nom du mouvement qui redéfinit l’art moderne.

Les années suivantes sont marquées par des difficultés financières, mais aussi par une créativité intense. Monet expérimente, voyage, peint les gares parisiennes, les jardins, les campagnes françaises. Il s’installe ensuite à Vétheuil, puis à Giverny en 1883, lieu qui deviendra son refuge et sa plus grande source d’inspiration.

À Giverny, Monet crée un immense jardin, un bassin aux nymphéas, un pont japonais : un véritable atelier de plein air conçu pour nourrir son œuvre. Il se consacre alors aux « séries », un travail innovant où il peint un même sujet à différentes heures du jour ou de l’année. Ces recherches sur la lumière et le temps deviennent sa signature artistique.

La fin de la vie de Monet est marquée par des deuils successifs et par une cataracte qui altère sa vision. Malgré ces épreuves, il poursuit inlassablement son œuvre. Les grandes décorations des Nymphéas, offertes à l’État français et installées à l’Orangerie à Paris, sont l’aboutissement d’une carrière exceptionnelle.

Claude Monet meurt en 1926 à Giverny, laissant derrière lui une œuvre fondamentale qui influence profondément la peinture moderne, de l’abstraction lyrique à l’expressionnisme.

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Le week-end, un thème, un tableau

21 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge"

 

J'ai choisi ce  tableau de Paul-Émile Borduas:

 “Abstraction verte” 1941

 “ Abstraction verte” en 1941, montre bien la démarche de cet art nouveau qui consiste non plus à représenter le réel en y mettant en valeur telle ou telle vérité ou impression cachée, mais à surprendre le spectateur, à l’obliger à une recherche, à une réaction, à une projection de lui-même dans une œuvre qui n’est pas sienne.

 


Paul-Émile Borduas nait le 1er novembre 1905 dans le village de Saint-Hilaire près de Montréal. Il est le quatrième d’une famille de sept enfants, fils de Magloire Borduas, voiturier, et d’Éva Perrault.

En fréquentant l’église du village, le jeune Borduas découvre l’art par les travaux de restauration du réputé peintre décorateur Ozias Leduc, qui accepte de le prendre comme apprenti. Celui-ci lui fit faire son premier apprentissage de peintre en l'emmenant avec lui à Sherbrooke, à Halifax et à Montréal (baptistère de l'église Notre-Dame et église des Saints-Anges à Lachine) et en l'initiant à la décoration d'église. Ozias Leduc l'encourage à s'inscrire à l'École des beaux-arts de Montréal (1923-1927) et obtient de Mgr Olivier Maurault, alors curé de Notre-Dame à Montréal, les crédits nécessaires pour l'envoyer ensuite étudier en France (1928-1930), aux Ateliers d'art sacré, dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières à Paris. Ce séjour en France lui permet de découvrir les grandes œuvres des peintres européens dont Cézanne, qui aura une influence déterminante sur ses œuvres de jeunesse. Sous l’influence d'Ozias Leduc, partisan de l’art nabi, il entreprend également auprès d’artistes nabis français des recherches sur l’intégration de l’art abstrait dans l’art religieux. — Le mouvement nabi s’attache à retrouver le caractère sacré de l’art et se caractérise par l’utilisation de grands aplats de couleurs ayant comme thématique principale l’étude de la lumière. Le nabi est un mouvement à la fois artistique, intellectuel et spirituel.

Au moment de son retour, le Canada plonge dans la Crise économique des années 1930. Sans travail, Paul-Émile Borduas pense alors devoir bientôt s’exiler en Amérique du Sud, ou aux Nouvelles-Hébrides, aux îles Tuamotu, quand il reçoit une offre d’emploi : professeur de dessin dans les écoles primaires de Montréal. À Granby, en 1935, il épouse Gabrielle Goyette, fille d'un médecin. Ils s’installent rue Napoléon, à Montréal, où naissent leurs trois enfants : Janine, Renée et Paul. De 1933 à 1939, il enseigne au Collège Grasset. En 1937, Paul-Émile Borduas accepte un poste qu'il juge plus intéressant, à l'École du Meuble de Montréal. Dès lors, il évolue vers une conception plus radicale de l’art.

En lisant « L’Amour fou » du surréaliste André Breton, il découvre le fameux conseil de 
Léonard de Vinci enjoignant à ses élèves de regarder longuement un vieux mur pour y voir apparaître dans ses craquelures et ses taches des formes que le peintre n’a qu’à copier par la suite. Borduas recrée le « vieux mur » de Léonard en traçant spontanément sans idée préconçue quelques traits qui serviront de canevas à l’application de l’huile ou de la gouache. Il commence à réaliser des œuvres abstraites, devenant davantage intéressé par l’acte de peindre que par les thèmes. Dans ce cas, l'artiste doit rejeter toute forme de préparation, comme le choix du sujet ou les esquisses, pour se concentrer uniquement sur les émotions du moment et les pulsions inconscientes. De ces gestes automatiques, surgit le concept de l’automatisme pictural. Son tableau « Abstraction verte » (1941) est la première œuvre automatiste de Borduas.

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Le week-end, un thème, un tableau

14 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste

 

Lilou nous dit:

 

On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.

Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.

À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace.

Rappel pas plus de deux tableaux par article et du même artiste.

Si possible évitez Claude Monet avec des toiles bien trop commues même si elles sont superbes exemple « la Pie » . L’intérêt de cet atelier est de faire de belles découvertes et vous le faites si bien…

Il y a des peintres russes qui ont très bien illustré l’hiver.

J'ai choisi ce tableau dIgor Grabarski:

« Le Gel » 1919

« Le Gel » illustre parfaitement la position de Grabarski au sein du mouvement post-impressionniste. Tout en étant influencé par l'attention portée à la lumière et à la couleur dans l’impressionnisme, Grabarski a cherché à explorer la forme et la structure plus délibérément. Sa technique révèle un mélange fascinant de styles. On peut observer des éléments rappelant le divisionnisme (également connu sous le nom de néo-impressionnisme), où de petites touches de couleurs pures sont appliquées côte à côte plutôt que mélangées sur la palette. Cela crée un effet scintillant, particulièrement perceptible dans la façon dont il rend la neige et les branches. Cependant, Grabarski n'adhère pas strictement aux principes du divisionnisme ; ses coups de pinceau conservent un degré de fluidité et de liberté expressive, conférant chaleur et caractère à la scène. L’effet global est celui d’une vibrance contrôlée – un équilibre délicat entre précision scientifique et sentiment artistique.

Igor Emmanuilovich Grabar (en russe : Игорь Эммануилович Грабарь, 25 mars 1871 à Budapest – 16 mai 1960 à Moscou) est un peintre, un historien d'art et un muséologue soviétique né le 13 mars 1871 (25 mars dans le calendrier grégorien) à Budapest (Autriche-Hongrie). Son héritage artistique est riche et complexe, marqué par une profonde sensibilité au mouvement russe du début du XXe siècle. Il était issu d'une famille russe de noblesse aristocratique dont les racines remontaient aux Slaves peuplant les territoires passés à la Hongrie. Emmanuel Hrabar (1830–1910), son père, était avocat et homme politique russe ayant une forte affinité avec la culture russe et les traditions orthodoxes. Il avait été élu au parlement hongrois en 1869, tout en maintenant des liens étroits avec l'ambassade russe à Budapest. Igor fut élevé dans un environnement intellectuel stimulant où le père lui inculqua une passion pour la Russie et son histoire. Olga Hrabar (1843–1930), sa mère, était fille du Rusyn pro-russe Adolf Dobryansky et avait une grande influence sur les idées politiques de son fils. Elle fut arrêtée en 1882 pour activités révolutionnaires et emprisonnée pendant plusieurs années avant d'être libérée grâce à l’intervention diplomatique russe. Igor fréquenta le gymnase de Yegoryevsk où il suivit les enseignements de son père, puis le lycée Tsarévitch-Nicolas à Moscou où il étudia avec des professeurs ayant une solide formation scientifique et artistique. Il avait une véritable vocation pour la peinture dès son plus jeune âge et fut encouragé par ses professeurs à développer ses talents artistiques. Son intérêt pour l'art fut renforcé par les publications illustrées qu’il suivait dans les journaux de Moscou, notamment ceux consacrés aux événements politiques et sociaux de l'époque. Il rencontra des étudiants talentueux issus de différentes écoles supérieures russe qui partageaient sa passion pour la peinture et lui ouvraient les portes du monde artistique. Parmi eux figuraient Ilya Repin, Anton Àžbe et Abram Arkhipov, dont les œuvres étaient admirées dans toute la Russie.

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Le week-end, un thème, un tableau

7 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste

 

Lilou nous dit:

 

On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.

Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.

À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace.

Rappel pas plus de deux tableaux par article et du même artiste.

Si possible évitez Claude Monet avec des toiles bien trop commues même si elles sont superbes exemple « la Pie » . L’intérêt de cet atelier est de faire de belles découvertes et vous le faites si bien…

Il y a des peintres russes qui ont très bien illustré l’hiver.

J'ai choisi ce tableau de Marian Cobos:

Neige et lumière (2018)

 

Marian COBOS est une artiste peintre contemporaine française. Née en 1947 à Dampierre-sous-Bouhy dans la Nièvre ( 58), elle a commencé à dessiner dès son plus jeune âge et à peindre à l'huile à l'âge de 30 ans. Elle est autodidacte et a exploré différentes techniques, notamment la peinture à l'huile, le pastel, l'aquarelle et même la céramique. 

Elle est connue pour ses œuvres variées allant des portraits humains et animaliers au paysage et à la nature morte. Marian COBOS a également étudié la reproduction de panneaux en  céramique peints selon les techniques arabo-andalouses et portugaises à Séville. 

Même les paysages hivernaux peuvent dégager une grande douceur. La neige ajoute souvent une certaine tranquillité et une beauté subtile aux scènes en recouvrant le paysage d'un manteau blanc immaculé. Les œuvres de Marian COBOS, avec ses détails délicats et ses jeux de lumière, réussissent à capturer cette harmonie et cette sérénité même en hiver. 

C'est cette capacité à trouver la beauté et la douceur dans des environnements souvent perçus comme froids et austères qui rend son travail si unique et captivant. L'hiver peut sembler dur mais il recèle aussi une grande beauté et une quiétude particulière. 

 

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Le week-end, un thème, un tableau

31 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

2026 est l'année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m'a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :

bergers et bergères à travers le monde

et/ou

le travail des femmes aux champs

 

J'ai choisi ce tableau de Jules Breton:

"Le Rappel des glaneuses" 1859
 
Avec ce Rappel des glaneuses, Jules Breton représente une scène banale de la vie paysanne à Courrières, son village d'origine en Artois. Il choisit de représenter les glaneuses non pas au travail comme l'a fait deux ans auparavant Jean-François Millet, mais à l'heure du départ des champs. Plusieurs éléments du tableau nous indiquent que la scène se tient à la fin de la journée : le mince croissant de lune en haut à gauche, la présence du garde champêtre, adossé à une borne, battant le rappel les mains en porte-voix, mais surtout le coucher du soleil, derrière les arbres qui donne au tableau la lumière chaude et dorée d'une fin d'après-midi. Malgré la présence de certains détails plus réalistes comme les vêtements élimés et déchirés ou les pieds nus des femmes, le peintre a complètement idéalisé la scène. La noblesse des attitudes, le port altier des paysannes, le traitement en frise de la composition donnent à l'ensemble noblesse et poésie.
En abandonnant la représentation de la misère laborieuse de ses débuts au profit d'une vision idyllique et pittoresque du monde du travail, Jules Breton gagne les faveurs de la critique et du public. Présenté au Salon en 1859, l'oeuvre connaît un très grand succès et attire même l'attention de l'impératrice Eugénie. Cette dernière la fait acheter sur la liste civile de Napoléon III. Tout d'abord présenté au château de Saint-Cloud, le tableau rejoint, grâce à un don de l'empereur en 1862, les collections du musée du Luxembourg, alors musée des artistes vivants
.

 

Jules Aldolphe Aimé Louis Breton, né à Courrières (Pas-de-Calais) le 1er mai 1827 et mort à Paris le 5 juillet 1906, est un peintre et poète français.

Son père, Marie-Louis Breton, est maire de Courrières. Sa mère meurt alors qu’il n’a que quatre ans. Il étudie tout d’abord au collège Saint-Bertin à Saint-Omer où il est pensionnaire, puis au collège royal de Douai. Il fait son apprentissage auprès de Félix de Vigne à Gand et de Gustave Wappers à Anvers en Belgique, puis poursuit sa formation à Paris en suivant les cours d’Ingres et d’Horace Vernet. Il se marie en 1858 avec Élodie de Vigne, la fille de Félix de Vigne. Le couple a un enfant unique, Virginie Demont-Breton, qui naît en 1859 et qui suivra les traces de son père en devenant elle-même peintre. Elle épousera le peintre Adrien Demont. Jules Breton est aussi l’oncle de Jules-Louis Breton (1872-1940), député et sénateur du Cher, socialiste puis républicain-socialiste, ministre en 1916-1917 et 1920-1921, fondateur du « Salon des arts ménagers » (1923).

De formation académique, réaliste, puis naturaliste, Jules Breton fut l’un des premiers peintres paysans.
Loin des audaces sociales d’un Courbet ou du réalisme poétique teinté de pessimisme de Millet, son art prend naissance vers 1848, période de forts bouleversements sociaux et politiques. La montée de l’industrialisation provoque un exode des campagnes vers les villes et suscite chez les intellectuels, les artistes, une prise de conscience du peuple dans sa vie ordinaire.
Il est de ceux qui abandonnent l’idée de la beauté venue de l’âge classique, pour une conception où le vrai est associé au laid pour peindre les hommes et les femmes de son pays natal dans leurs travaux journaliers, recherchant au travers d’un réalisme moralisant à idéaliser ce monde paysan dans sa quotidienneté qu’il affectionnait tant.
Élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1886, il fut très populaire de son temps, consacré officiellement, obtint médailles, décorations et achats de l’État pour le musée du Luxembourg. Il est aujourd’hui très présent aux États-Unis où ses peintures de glaneuses sur fond de crépuscule doré sont très recherchées.

Il est aussi un écrivain connu en son temps. Il publie plusieurs recueils de poèmes et des ouvrages sur la vie de peintres qu’il connaît. Il est encouragé par son ami José-Maria de Heredia, par Victor Hugo, Eugène Fromentin et Anatole France. Il est la cible de critiques acerbes de la part de Baudelaire et d’Émile Zola. Vincent Van Gogh l’évoque élogieusement dans ses lettres à son frère Théo Van Gogh. Le peintre Paul Chabas (1869-1937) l’immortalise aux côtes des poètes du Parnasse (Leconte de Lisle, Heredia, Paul Bourget, ou Sully-Prudhomme, entre autres) dans une vaste composition peinte en 1895, « Chez Alphonse Lemerre, à Ville D’Avray » et commandée par l’éditeur parisien.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse non loin de son ami Leconte de Lisle.

 

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Le week-end, un thème, un tableau

24 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

2026 est l'année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m'a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :

bergers et bergères à travers le monde

et/ou

le travail des femmes aux champs

 

J'ai choisi ce tableau de Julien Dupré:

"Le berger et son chien"

Peinture réaliste de la vie paysanne de la fin du 19ème siècle. Entre académisme et impressionnisme, l’œuvre de Julien Dupré s’inscrit dans la lignée de celle de son beau-père Désiré François Laugée, de son oncle par alliance Philibert Couturier et de son beau-frère Georges Laugée. Elle s’attache à mettre en scène les travaux des champs  dans leur dure réalité et à montrer la connivence entre l'homme et l'animal. Les personnages ne sont pas figés dans des poses académiques mais sont en mouvement dans l’action, dans l’effort comme dans le repos, montrant ainsi leur humanité. Les paysages de "le berger et son chien", bien qu’imaginaires dans la plupart des cas, s’inspirent de la campagne picarde dans la région de Saint Quentin et de Nauroy.


Julien Dupré est un peintre français né le 18 mars 1851 à Paris et mort dans la même ville le 15 avril 1910.

Julien Dupré étudie à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Isidore Pils (1813-1875) et celui d'Henri Lehmann. Il étudie aussi avec Désiré François Laugée, dont il épousera la fille, Marie Laugée.

Peintre naturaliste, dans l'héritage de Jean-François Millet et de Jules Breton qu'il admire, il observe et peint la vie des paysans, jouant sur la lumière. Il donne du relief à sa peinture, accentuant les effets pour donner de la force à ses œuvres et commence à exposer au Salon des artistes français dès 1876 avec la toile La Moisson en Picardie.

Il quitte souvent l'atelier (qu'il partage avec son beau-frère le peintre Georges Laugée) situé au No 20 boulevard Flandrin à Paris pour peindre la nature sur le motif à la campagne. Il peint tout d'abord des scènes de moisson, en Picardie particulièrement, puis, à partir de 1880, des animaux observés dans la campagne.

En 1881, sa toile Les Foins lui vaut une médaille de 2e classe au Salon des artistes français. Très reconnu aux États-Unis, de nombreuses œuvres de Julien Dupré sont conservées dans les musées américains. Il expose au Salon des artistes français régulièrement jusqu'à sa mort, devient membre du Comité du Jury en 1890 et reçoit une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 à Paris, puis est décoré de la Légion d'honneur en 1892.

Julien Dupré meurt le 15 avril 1910 en son domicile et atelier au No 20 Boulevard Flandrin dans le 16e arrondissement de Paris, et, est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (60e division)

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Le week-end, un thème, un tableau

17 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

2026 est l'année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m'a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :

bergers et bergères à travers le monde

et/ou

le travail des femmes aux champs

 

J'ai choisi ce tableau de Winslow Homer:

" The Houghton Farm near Mountainville"

 

Winslow Homer (24 février 1836 - 29 septembre 1910) est un peintre américain, surtout connu pour ses marines. En grande partie autodidacte, il est pourtant considéré comme étant l'un des principaux peintres du XIXe siècle américain et l'une des figures prééminentes du réalisme américain.

Né à Boston, il entre d'abord dans un atelier de 
lithographie de sa ville natale en tant qu'apprenti. C'est en 1859 qu'il commence sa carrière de peintre à New York, en ouvrant son premier studio. Durant la guerre de Sécession, il travaille comme illustrateur pour le Harper's Weekly, et réalise de nombreux dessins de batailles et scènes de guerre, croqués sur le vif, alors qu'il suit les armées nordistes.

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Le week-end, un thème, un tableau

10 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Pendant des siècles les artistes ont cherché à restituer la nature, jusqu'à ce que le XXe siècle déconstruise tout. Mais le réalisme a résisté et les peintres ont même inventé l'hyperréalisme.

Hikaru Cho, jeune artiste d'origine chinoise vivant au Japon, redessine le corps avec un hyperréalisme dérangeant inspiré par un seul leitmotiv: "sortir de l'ordinaire". C'était sans compter sur l'invention de l'intelligence artificielle qui vient tout bousculer et troubler notre jugement. 

A vous de prouver que les artistes n'ont pas eu besoin de l'I.A. pour recréer le réel,  le thème est donc :

plus vrai que nature

 
 

J'ai choisi cette peinture de Hikaru Cho:

 

 

Hikaru Cho, de parents chinois, est née en 1993 à Tokyo. La peinture sur corps, elle s'y est mise par hasard, à 18 ans. Un jour, chez elle, en cherchant sur quoi peindre et ne trouvant alors pas de papier, elle jeta son dévolu sur sa main et y traça un oeil. Et cela fit sensation. Elle émergea ensuite sur la scène artistique de Tokyo sous le nom de Choo-san l'année de son entrée à l'Université d'Art de Musashino, en 2012. Son aura, elle la doit à internet et à la photo numérique qui gardent trace de ses réalisations, car elles disparaissent presque plus vite qu'elles n'ont été créées. "Dès que je termine, l'oeuvre commence à se détériorer car elle sèche", explique sans sembler le déplorer la demoiselle qui passe parfois sept heures sur une peinture. Des journaux et TV du monde entier se sont déjà penchés sur le travail pour le moins déroutant de cette étudiante qui s'inscrit dans la lignée des Gesine Marwedel (peintre sur corps qui allie à merveille dessins et postures) et de la créatrice new-yorkaise Jessica Walsh (experte des figures géométriques corporelles en noir et blanc). "Je suis très surprise que l'on s'intéresse autant et de si loin à mes réalisations, cela me fait presque peur", se plaît-elle à dire aux médias étrangers. A une incontestable maîtrise technique du dessin, que révèlent non seulement ses peintures acryliques sur peau mais aussi ses tracés aux crayons de couleur, elle ajoute l'art de la mise en scène en animant ses créations par "stop motion", un procédé numérique d'enchaînement de vues fixes successives prises au fur et à mesure de l'avancée de ses peintures. Et ce, non sans y mêler des éléments réels ou utiliser des fonds qui rendent l'illusion encore plus stupéfiante. Et, ajoute-elle, ses images sont des messages. On lui doit ainsi de provocantes affiches et vidéos pour Amnesty International où, entre autres scènes, elle déstructure et perce un torse, un cou et un visage, dans le cadre d'une campagne intitulée "My Body, my rights" (mon corps, mes droits). 

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Le week-end, un thème, un tableau

3 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Pendant des siècles les artistes ont cherché à restituer la nature, jusqu'à ce que le XXe siècle déconstruise tout. Mais le réalisme a résisté et les peintres ont même inventé l'hyperréalisme.

Hikaru Cho, jeune artiste d'origine chinoise vivant au Japon, redessine le corps avec un hyperréalisme dérangeant inspiré par un seul leitmotiv: "sortir de l'ordinaire". C'était sans compter sur l'invention de l'intelligence artificielle qui vient tout bousculer et troubler notre jugement. 

A vous de prouver que les artistes n'ont pas eu besoin de l'I.A. pour recréer le réel,  le thème est donc :

plus vrai que nature

 

J'ai choisi cette peinture de Hikaru Cho:

 

 

 

Hikaru Cho, de parents chinois, est née en 1993 à Tokyo. La peinture sur corps, elle s'y est mise par hasard, à 18 ans. Un jour, chez elle, en cherchant sur quoi peindre et ne trouvant alors pas de papier, elle jeta son dévolu sur sa main et y traça un oeil. Et cela fit sensation. Elle émergea ensuite sur la scène artistique de Tokyo sous le nom de Choo-san l'année de son entrée à l'Université d'Art de Musashino, en 2012. Son aura, elle la doit à internet et à la photo numérique qui gardent trace de ses réalisations, car elles disparaissent presque plus vite qu'elles n'ont été créées. "Dès que je termine, l'oeuvre commence à se détériorer car elle sèche", explique sans sembler le déplorer la demoiselle qui passe parfois sept heures sur une peinture. Des journaux et TV du monde entier se sont déjà penchés sur le travail pour le moins déroutant de cette étudiante qui s'inscrit dans la lignée des Gesine Marwedel (peintre sur corps qui allie à merveille dessins et postures) et de la créatrice new-yorkaise Jessica Walsh (experte des figures géométriques corporelles en noir et blanc). "Je suis très surprise que l'on s'intéresse autant et de si loin à mes réalisations, cela me fait presque peur", se plaît-elle à dire aux médias étrangers. A une incontestable maîtrise technique du dessin, que révèlent non seulement ses peintures acryliques sur peau mais aussi ses tracés aux crayons de couleur, elle ajoute l'art de la mise en scène en animant ses créations par "stop motion", un procédé numérique d'enchaînement de vues fixes successives prises au fur et à mesure de l'avancée de ses peintures. Et ce, non sans y mêler des éléments réels ou utiliser des fonds qui rendent l'illusion encore plus stupéfiante. Et, ajoute-elle, ses images sont des messages. On lui doit ainsi de provocantes affiches et vidéos pour Amnesty International où, entre autres scènes, elle déstructure et perce un torse, un cou et un visage, dans le cadre d'une campagne intitulée "My Body, my rights" (mon corps, mes droits). 

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Le week-end, un thème, un tableau

27 Décembre 2025 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: 

C’est Noël ou presque… C’est l’hiver ou presque, cela ne met pas vraiment en joie mais cette période est incontournable.

Aussi je vous propose cette période qui n’est pas encore; celle qui est dans l’attente ; celle de la gourmandise, celle des cadeaux, celle de la neige, celle de randonnées dans la montagne, ou celle de vacances au soleil histoire de se ressourcer… Enfin l’attente dans tous ses états.

L’attente

J'ai choisi ce tableau de Fritz von Uhde:

"Femme à la fenêtre" réalisé en 1822.

 

La peinture représente une femme en face de la fenêtre d'une pièce presque vide ; le sol est constitué de larges planches, les murs sont nus ; sur le rebord de la fenêtre est posé un plateau avec deux bouteilles et un verre. La femme tourne le dos au spectateur. Elle regarde par la fenêtre, et se sent apparemment seule dans la chambre. La partie inférieure de la fenêtre est partiellement ouverte et offre une vue sur les mâts et le gréement des deux voiliers et sur une rangée d'arbres . Dans la partie haute de la fenêtre on aperçoit le ciel bleu avec quelques nuages qui passent. La femme porte une robe verte à col blanc, des bas blancs et des pantoufles jaunes. Ses cheveux sont rassemblés et maintenus par un peigne à larges dents. Les tons irisés verts, gris et bruns de la robe se retrouvent sur les murs de la pièce.

 

Femme à la fenêtre est une des rares peintures de Friedrich, dans laquelle une scène vivante est à peu près fidèlement représentée. Selon des témoignages de l'époque, le personnage représenté de dos est probablement Caroline Bommer, épousée la même année. Le tableau de Georg Friedrich Kersting de 1811 représentant l'atelier de Friedrich permet d'identifier la pièce comme celle de l'atelier du peintre qui se trouvait au numéro 26 de la rue An der Elbe (quai de l'Elbe). Par la fenêtre on distingue une rangée de hauts peupliers qui, selon les représentations paysagères de l'époque, poussaient sur les rives de l'Elbe. Friedrich a rendu ces peupliers, ainsi qu'un bateau en navigation, plus perceptibles qu'il ne l'étaient en réalité depuis la fenêtre de l'atelier.

 

 

Caspar David Friedrich, né le  à Greifswald et mort le  à Dresde est un peintredessinateur et graveur allemand, considéré comme l'artiste le plus important et influent de la peinture romantique allemande du XIXe siècle. Connu pour ses paysages cherchant à tendre vers le sublime, la représentation d'une nature grandiose transcendant la petitesse de l'homme, il tente de parvenir à une peinture réconciliant le spectacle de l'incommensurable avec les états d'âme de l'artiste.

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Le week-end, un thème, un tableau

20 Décembre 2025 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: 

C’est Noël ou presque… C’est l’hiver ou presque, cela ne met pas vraiment en joie mais cette période est incontournable.

Aussi je vous propose cette période qui n’est pas encore; celle qui est dans l’attente ; celle de la gourmandise, celle des cadeaux, celle de la neige, celle de randonnées dans la montagne, ou celle de vacances au soleil histoire de se ressourcer… Enfin l’attente dans tous ses états.

L’attente

J'ai choisi ce tableau de Edward Hopper:

"Le Dory - "Waiting for the train" 1929

 

Edward Hopper, né le  à Nyack dans l’État de New York et mort le  à Greenwich Village (New York), est un artiste peintre et un graveur américain.

Exerçant essentiellement son art à New York, où il a son atelier, il est considéré comme l’un des représentants du réalisme américain, parce qu’il peint la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il représente des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produit beaucoup d’huiles sur toile, mais travaille également l'affiche, la gravure (eau-forte) et l'aquarelle.

Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime par contraste la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Dans une « ambiance métaphysique », en un monde devenu autre où la relation humaine est comme effacée, ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.

 

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Le week-end, un thème, un tableau

13 Décembre 2025 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous a proposé la vie urbaine nocturne et ses reflets 

 

J'ai choisi ce tableau de Eric le Pape:

"New-York"

 

Éric Le Pape interprète les paysages, les scènes, avec une multitude d’aplats de peinture appliquée au couteau ; la peinture devient sculpture.

Éric Le Pape, c’est aussi le talent des associations de couleurs brutes contrastées, superposées ou encore des reflets, des ombres, des lumières qui deviennent magiquement l’égal des éléments. Comme si la scène n’existait que pour la seule raison de « fournir » des reflets ou dégager une lumière à étirer au couteau.

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Le week-end, un thème, un tableau

6 Décembre 2025 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous a proposé la vie urbaine nocturne et ses reflets 

 

J'ai choisi ce tableau de Van Gogh:

"La nuit étoilée sur le Rhône"

 

Van Gogh a choisi de peindre Nuit étoilée sur le Rhône depuis les rives du Rhône, un grand fleuve qui traverse l’Europe. Cet endroit s’est avéré être un choix idéal pour l’artiste, car il était de plus en plus fasciné par les effets de lumière, en particulier l’éclairage artificiel des lampes à gaz la nuit. Pour représenter le mouvement des reflets scintillants et énergiques des étoiles, il a utilisé ses coups de pinceau énergiques caractéristiques.

Pourtant, lorsqu’il a peint Nuit étoilée sur le Rhône, ce n’est pas tant le style de ses coups de pinceau qui l’intéressait, mais plutôt la couleur. Dans une lettre adressée à Théo, il explique l’importance qu’il accorde aux nuances tonales : « Le ciel est d’un bleu-vert, l’eau est d’un bleu royal, le sol est mauve. » Il poursuit en décrivant : « La ville est bleue et violette. Les lumières à gaz sont jaunes et les reflets sont d’un doré cuivré descendant jusqu’au vert-bronze. »

Vincent Van Gogh naît le 30 mars 1853 à Groot Zundert, dans le Brabant septentrional. Dès l’enfance, il fit preuve d’un tempérament lunatique et agité qui, tout au long de sa vie, contraria ses projets. Fils d’un pasteur protestant, il choisit dans un premier temps d’orienter sa vie vers le protestantisme devenant tour à tour prédicateur à Londres, étudiant en théologie et évangélisateur auprès des populations minières du Borinage. À l’écoute de ces dernières, il s’exercera à la peinture, nous laissant les premières traces d’un travail sombre, empreint de la misère de ces mineurs certes, mais auquel Van Gogh attacha une ferveur et une exaltation exacerbée.

En 1886, il s’installa à Paris et vécut avec son frère Théo qui dirigeait une petite galerie de tableaux. Il fit rapidement connaissance des jeunes peintres qui animaient les mouvements artistiques les plus innovants. Influencé par l’œuvre des impressionnistes et par celui des artistes japonais, le style de Van Gogh se mit à évoluer.

Les couleurs s’éclaircirent, les touches de pinceau s’affinèrent en suivant la forme de l’objet représenté. Dès 1888, il adopta des teintes franches et brillantes, présentes dans les tableaux de ses amis français, et quitta Paris pour le sud de la France.

 

Sous le soleil de Provence, il peignit des paysages et des scènes de vie méridionales. L’artiste, installé à Arles, commença à employer des touches courbes, tourbillonnantes et des couleurs pures : le jaune, le vert et le bleu en particulier. Cette technique, si spécifique au travail de Van Gogh, apparaît dans les célèbres toiles représentant sa Chambre à coucher (1888), et la Nuit étoilée (1889). Tout phénomène visible, peint ou dessiné par Van Gogh, semble être doté d’une vitalité physique et spirituelle. Dans son enthousiasme, il persuada Paul Gauguin, qu’il avait rencontré à Paris, de le rejoindre.

 

Après moins de deux mois de travail en commun, leur relation se détériora gravement et s’acheva dans une dispute célèbre au cours de laquelle Van Gogh menaça Gauguin avec une lame de rasoir. La même nuit, Van Gogh se trancha l’oreille. Quelques mois plus tard, il entra de plein gré à l’asile de Saint Rémy de Provence où il peignit avec acharnement. De cette période date un grand nombre de chefs-d’œuvre.

 

En mai 1890, l’artiste quitta le midi et rejoignit son frère Théo à Paris. Il s’installa non loin de là, à Auvers sur Oise, près de la maison du Docteur Gachet qui admirait et soutenait déjà plusieurs peintres impressionnistes, et dont Van Gogh fit le portrait. L’artiste travailla à Auvers avec ardeur et y mourut le 29 juillet 1890, nous laissant un patrimoine artistique reconnu aujourd’hui dans le monde entie 

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Le week-end, un thème, un tableau

29 Novembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Il y a en effet cinq samedis en novembre, et je vous propose donc de poursuivre avec l'idée de la paix, mais plutôt pour

partager un moment de quiétude,

J'ai choisi ce tableau de Eugen Spiro:

 1921 "Lecture"

 

 

"Eugene Spiro, né à Breslau (aujourd'hui Wrocław) le 18 avril 1874 et mort à New York le 26 septembre 1972, est un peintre et graphiste allemand d'origine ashkénaze, connu pour être un peintre paysagiste ainsi que pour ses portraits de personnages célèbres.

Il est l'un des neuf enfants d'un chantre de synagogue et compositeur Abraham Baer Spiro (1833-1903) et de Fanny Form (1837-1901)." 

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Le week-end, un thème, un tableau

22 Novembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

J'aurais pu choisir la guerre comme thème, avec les artistes qui ont témoigné, mais je préfère la paix, j'espère que vous aussi,

c'est pour cela que je vous propose:

la Paix

sa symbolique, tout ce qui la représente, un paysage paisible, la recherche de la paix intérieure, un instant partagé, etc.

J'ai choisi ce tableau de Eve pons:

 

La paix, une utopie? (2023)

 

Biographie:

Date de naissance : 1960

Mes sujets de prédilection sont les animaux sauvages : lions, éléphants, tigres, hippopotames que j'ai pu rencontrer dans mes nombreux voyages; ou domestiques : vaches, taureaux, moutons, oiseaux. que peins dans des contextes de paix, de jeux…à l'acrylique avec souvent des épaisseurs et ajout de matières : papiers, tissus, écorces, fils etc...

La petite fille turbulente qui passait beaucoup de temps à dessiner, colorier, peindre au grand soulagement de ses parents a continué une fois adulte. J'ai participé à de nombreux ateliers ou j'ai peint pendant de nombreuses années à l’huile, puis je me suis orientée vers la peinture à l’acrylique qui m'autorisait  un champ plus vaste de possibilités dans ma pratique.

J'aime les animaux, et il faut les aimer pour savoir bien les peindre

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Le week-end, un thème, un tableau

15 Novembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

J'aurais pu choisir la guerre comme thème, avec les artistes qui ont témoigné, mais je préfère la paix, j'espère que vous aussi,

c'est pour cela que je vous propose:

la Paix

sa symbolique, tout ce qui la représente, un paysage paisible, la recherche de la paix intérieure, un instant partagé, etc.

J'ai choisi ce tableau de Simon Vouet :

La Paix

 

Paris, 1590 - Paris, 1649

Après des séjours en Angleterre, à Constantinople et à Venise sur lesquels nous avons peu d'informations, Vouet séjourne à Rome de 1614 à 1627. Déjà fort renommé, il reçoit en 1617 en France un brevet du roi, et est nommé en Italie prince de l'Académie de Saint-Luc. Il obtient de nombreuses commandes pour des églises de Rome et réalise plusieurs portraits, dans une facture caravagesque qu'il abandonnera à la fin de sa période romaine.

Appelé par Louis XIII en 1626, il se rend l'année suivante à Paris et est nommé premier peintre du roi. Il s'impose rapidement comme le plus grand décorateur du moment et, aidé d'habiles collaborateurs, fournit nombre de retables d'église, d'ensembles décoratifs pour des hôtels particuliers et de tableaux de chevalet. Ses commanditaires sont aussi bien la cour (le Palais royal de Richelieu), l'Église (Saint-Nicolas des Champs, Saint Eustache) que les Grands du royaume (Bullion, Séguier, Bretonvilliers, Tuboeuf). Son style coloré, sa palette claire, son aisance dans le rythme des compositions influenceront de manière durable la génération de ses élèves, qui marqueront la scène artistique française de la fin du XVIIe siècle (Le Brun).

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Le week-end, un thème, un tableau

8 Novembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: Nous venons de passer à l'heure d'hiverce passage se fait avec plus ou moins de douceur selon les personnes et rythme de nos journée doit s'adapter, notamment celui du coucher ou du réveil

 s'endormir - se réveiller
 

J'ai choisi ce tableau de Albert Anker: 

Young Mother Contemplating Her Sleeping Child in Candlelight

1875

Albert Anker, né le 1er avril 1831 et mort le 16 juillet 1910 à Anet (canton de Berne), est un illustrateur et peintre suisse. On l'appelle souvent le « peintre national » de la Suisse en raison de ses représentations populaires de la vie rurale de son pays au XIXe siècle.
 



Albert Anker est le deuxième enfant du vétérinaire d’Anet, Samuel Anker (1791–1860). Il va à l'école à Neuchâtel, où, en compagnie d'Auguste Bachelin, il suit ses premiers cours de dessin chez Louis Wallinger entre 1845 et 1848. Il étudie ensuite au gymnase de Kirchenfeld à Berne, où il obtient sa maturité en 1851. Anker entreprend ensuite des études de théologie à l'université de Berne, qu'il poursuit à celle de Halle, en Allemagne. Mais il écrit à son père à Noël 1853, de Iéna, qu'il se sent irrésistiblement attiré par une carrière artistique : « Toute profession est belle lorsqu'elle est accomplie avec sincérité et conscience ».

Anker se rend alors à Paris, pour étudier dans l'atelier du peintre suisse Charles Gleyre. Celui-ci, malgré la rigueur académique de son enseignement, a formé toute une génération d'élèves talentueux comme Renoir ou Monet. Le jeune Albert, au tempérament créatif, s'est senti bridé par cet enseignement extrêmement technique. Toutefois ses natures mortes caressées par la lumière témoignent de la maîtrise acquise chez Gleyre. Ce cercle d'artistes comprend également l'aquarelliste Henri Zuber, dont le cousin, le juge Armand Weiss, lie amitié avec Anker.

Puis, entre 1855 et 1860, il suit les cours de l'École nationale supérieure des beaux-arts. Il installe ensuite un studio dans la maison de ses parents et participe régulièrement à des expositions en Suisse et à Paris. Anker épouse, en 1864, Anna Rüfli, de Langnau. Le couple a six enfants dont deux meurent très jeunes, les quatre autres Louise, Marie, Maurice et Cécile apparaissent dans certaines de ses peintures. En 1866, Albert Anker commence à faire des maquettes pour le céramiste Théodore Deck ; au fil des ans, il va réaliser plus de 300 dessins pour des faïences. La même année, il reçoit la médaille d'or du Salon de Paris pour "Fille dormant dans la forêt" (1865) et "Cours d'écriture" (1865).

La famille Anker passe généralement l'hiver à Paris et l'été à Anet. Entre 1870 et 1874, il est élu député au Grand Conseil du canton de Berne, où il soutient la construction du Musée des beaux-arts. Anker voyage beaucoup, il se rend à Bruxelles, Anvers, Gand, Lille, passe l'hiver 1883-1884 à l'Académie Colarossi où il réalise des aquarelles, puis part pour l'Italie. Anker est membre de la Commission fédérale des beaux-arts, une première fois de 1889 à 1893, puis de 1895 à 1898.

En 1890, il renonce à son domicile parisien pour demeurer uniquement à Anet. Il siège, dès 1891, à la commission fédérale de la fondation Gottfried Keller. Anker est membre du jury de l'Exposition internationale d'art de Munich, en 1897. Il effectue, en 1899, son dernier voyage à Paris. L'université de Berne lui confère, en 1900, le titre de docteur honoris causa.

En septembre 1901, Anker est victime d'une attaque qui paralyse temporairement sa main droite. A cause de cette invalidité, il ne lui est plus possible de travailler sur de grandes toiles. Dans une position de travail qui lui est confortable - assis sur une chaise et la feuille de papier posée sur les genoux - il peint des aquarelles, plus de 500, dont le croquis au crayon est minimaliste.

Albert Anker meurt le 16 juillet 1910 à Ins. Deux expositions commémoratives sont organisées, la première au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel du 1er au 30 novembre 1910, puis au Musée des beaux-arts de Berne du 15 janvier au 12 février 1911.

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Le week-end, un thème, un tableau

1 Novembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: Nous venons de passer à l'heure d'hiverce passage se fait avec plus ou moins de douceur selon les personnes et rythme de nos journée doit s'adapter, notamment celui du coucher ou du réveil

 s'endormir - se réveiller
 

J'ai choisi ce tableau de Alphonse Eugène Félix Lecadre:

1872 : Le Sommeil  Musée d'Arts de Nantes

 

Alphonse Eugène Félix se trouve peint par Albert Darier

 

Alphonse Eugène Félix Lecadre

(Nantes, 1842 - Paris, 1875)

 

"Elève de Charles Gleyre (1806-1874), Alphonse Lecadre est un artiste peu connu bien qu'il remporte une médaille au Salon de Paris de 1870. Sa carrière, trop brève, explique sans doute son manque de notoriété."

 

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Le week-end, un thème, un tableau

25 Octobre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit:

Le Temps Suspendu : Capturer des moments éphémères, des gestes ou des scènes où le temps semble s’être arrêté. Peut être figuratif ou abstrait.

C’est un excellent choix ! Le thème du « Temps Suspendu » offre une richesse incroyable, car il touche à l’émotion, à la mémoire et à la dynamique du mouvement figé.

J'ai choisi ce tableau de Sergey Roy: 

Stairway to Heaven
  •  Ukraine  •  Acrylique, Huile sur Toile
95 x 195 cm
Ce tableau représente un voyage à travers l'histoire et l'architecture, conduisant le spectateur vers les cieux. Utilisant le style du surréalisme, l'artiste Serhii Roy transmet parfaitement l'atmosphère de la vieille ville avec ses bâtiments mystérieux et son histoire. L’idée de monter au ciel reflète un thème philosophique, souligné par une palette de couleurs douces et une composition tangentielle complexe. Le jeu parfait d’ombre et de lumière donne à la scène une profondeur significative, rendant ses détails, y compris le ciel et la structure des bâtiments, plus saturés. Cette image est le symbole d’une recherche sans fin de sens et d’un voyage spirituel.
 

 

Sergey Roy est un peintre ukrainien imaginatif qui a exposé son travail en Allemagne et à Taiwan. En abordant chacune de ses peintures comme le réalisateur d'un film, il considère le contenu de ses œuvres comme associatif et cherche à encourager les spectateurs à ressentir plutôt qu'à voir l'art.

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Le week-end, un thème, un tableau

18 Octobre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit:

Le Temps Suspendu : Capturer des moments éphémères, des gestes ou des scènes où le temps semble s’être arrêté. Peut être figuratif ou abstrait.

C’est un excellent choix ! Le thème du « Temps Suspendu » offre une richesse incroyable, car il touche à l’émotion, à la mémoire et à la dynamique du mouvement figé.

J'ai choisi ce tableau de Sophie Le Clanche:

L'arbre de Kerhir

 

Ce Chêne de 600 ans se trouve devant la chapelle de Kerhir à Trédarzec.

Il a vécu bien des cérémonies mais aussi des orages et des tempêtes, il est toujours là, fier, résistant, insatiable.

Format : 97/130 cm - Huile sur toile de lin

 

Le Clanche Sophie est une artiste peintre talentueuse résidant au 165 rue Ecoles 22940 Plaintel. Elle possède une grande expérience dans le domaine de la peinture et s'inspire de ses voyages à travers le monde pour créer des œuvres étonnantes, riches en couleurs et en textures. Sophie trouve l'inspiration dans les paysages, les cultures et les traditions qu'elle rencontre au cours de ses voyages. Son travail est un mélange unique de représentation abstraite et figurative, où les couleurs vives et les motifs contrastés communiquent des émotions et des impressions visuelles. En combinant la technique de la peinture à l'huile avec la technique mixte, Sophie est capable de créer des œuvres d'art uniques, qui parlent directement aux sens de ses admirateurs et évoquent des sensations viscérales chez eux. Le style distinctif de Sophie est très apprécié par les collectionneurs d'art du monde entier. Ses œuvres sont régulièrement exposées dans des galeries d'art prestigieuses et figurent dans des collections privées et publiques. Si vous recherchez une pièce d'art qui est belle, originale et captivante, vous ne devez pas chercher plus loin que les créations de Le Clanche Sophie. Sa passion, son talent et son expertise artistique font de ses œuvres des pièces uniques qui sont sûres de créer un impact dans n'importe quelle collection.

 

1984 - 89 DNSEP Ecole des Beaux-arts Rennes


1992 - 93  Ateliers CREAR - Chantilly Peintre en décor


2013   Sociétaire permanent Fondation TAYLOR PARIS

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Le week-end, un thème, un tableau

4 Octobre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit:

Les maisons

Pas facile de choisir un thème pour octobre en évitant tous les poncifs lié à l'automne. Et puis il y a octobre rose et je pense à toutes les femmes qui subissent des traitements lourds ! je crois que j'ai déjà donné le Rose alors j'ai pensé me réfugier dans les maisons.

J'ai choisi ce tableau de Patrick Bénet:

Maison de George Sand à Nohant  huile sur toile  (65 x 54 cm) 2016

 

"Je suis né à Paris en janvier 1952. Après une formation d’ingénieur agronome et une vie professionnelle dans des secteurs autres qu’artistiques jusqu’en 2013, je pratique aujourd’hui activement la peinture à l’huile et le dessin.

Ma culture artistique résulte de l’observation des peintres que j’aime et admire, dans le désordre et sans tous les citer: Boudin, Lebourg, Sisley, Monet, Manet, Berthe Morisot, Mary Cassatt,  Matisse, Albert Marquet, Wouters, Camoin, Jean Puy, Bonnard, Vuillard…
J’ai participé à plusieurs stages animés par Christoff Debusschere dont j’apprécie  particulièrement la peinture.

J’essaie de peindre le plus possible d’après le motif et le paysage contemporain est le thème le plus fréquent de mes réalisations; dans ces paysages, la nature est présente, même dans les paysages urbains. Je conçois la peinture comme un art d’expression et d’interprétation, et  si mes tableaux sont bien le fruit d’une observation attentive et sensible, je ne cherche pas tant à imiter la réalité mais plutôt à manifester la poésie, les couleurs et au final à rendre l’atmosphère du lieu et du moment."

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Le week-end, un thème, un tableau

27 Septembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Je vous propose donc : "La main dans le sac, se faire pendre en flagrant délit ! " dans un sens très large.

J'ai choisi ce tableau de Alexandre-François Desportes:

 

Desportes, Alexandre François (1661 - 1743) baptisé le 16 février 1661 à Champigneulle et mort à Paris en 1743, est un peintre français, spécialisé dans la peinture animalière, la nature morte et les scènes de chasse.

Appelé à la cour en 1700 pour devenir peintre animalier, François Desportes a exécuté un grand nombre de tableaux représentant les chasses de Louis XIV et les chiens de sa meute. Après la mort du roi, il connaît un même succès auprès du Régent puis de Louis XV. Animaux, fleurs et fruits a été commandé à l’artiste par le Régent Philippe d’Orléans pour le château de la Muette, occupé par sa fille la duchesse de Berry et situé près du bois de Boulogne. Témoin du goût pour l’opulence sous la Régence, ce tableau rassemble certains éléments qui contribuent à orienter l’interprétation de l’œuvre en faveur d’une pensée symbolique. La référence aux cinq sens est en effet explicite, les fruits représentant le goût, les fleurs et le chien d’arrêt l’odorat, les textures de chaque matière le toucher, et les instruments et les cris des animaux symbolisant l’ouïe. Le sens de la vue enfin est évoqué par la composition en son entier, mais également par le livre de partitions ouvert et par les multiples ocelles de la queue du paon, appelés aussi des « yeux ». Les quatre éléments sont pareillement présents : les oiseaux pour l’air, les fleurs et les fruits pour la terre, les orfèvreries pour le feu et la Vénus marine sculptée sur le vase de pierre pour l’eau. C’est aussi à Vénus que se réfèrent les roses, fleurs consacrées à la déesse de l’amour, possible allusion à l’entente conjugale entre la duchesse, veuve depuis 1714, et son défunt époux. Dans un apparent désordre, les différentes parties sont arrangées avec une science extrême où triomphe l’usage de la diagonale. Cette toile, qui a pour pendant Canards, faisans et fruits près d'une fontaine conservé au musée des beaux-arts de Lyon, est un bel exemple de l’art de Desportes alors au sommet de sa gloire. Son sens très flamand du réel et sa mise en page somptueuse en font une oeuvre majeure de la collection.

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Le week-end, un thème, un tableau

20 Septembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Je vous propose donc : "La main dans le sac, se faire pendre en flagrant délit ! " dans un sens très large.

J'ai choisi ce tableau de Alexandre-François Desportes:

"1705"

Desportes, Alexandre François (1661 - 1743) baptisé le 16 février 1661 à Champigneulle et mort à Paris en 1743, est un peintre français, spécialisé dans la peinture animalière, la nature morte et les scènes de chasse.

Appelé à la cour en 1700 pour devenir peintre animalier, François Desportes a exécuté un grand nombre de tableaux représentant les chasses de Louis XIV et les chiens de sa meute. Après la mort du roi, il connaît un même succès auprès du Régent puis de Louis XV. Animaux, fleurs et fruits a été commandé à l’artiste par le Régent Philippe d’Orléans pour le château de la Muette, occupé par sa fille la duchesse de Berry et situé près du bois de Boulogne. Témoin du goût pour l’opulence sous la Régence, ce tableau rassemble certains éléments qui contribuent à orienter l’interprétation de l’œuvre en faveur d’une pensée symbolique. La référence aux cinq sens est en effet explicite, les fruits représentant le goût, les fleurs et le chien d’arrêt l’odorat, les textures de chaque matière le toucher, et les instruments et les cris des animaux symbolisant l’ouïe. Le sens de la vue enfin est évoqué par la composition en son entier, mais également par le livre de partitions ouvert et par les multiples ocelles de la queue du paon, appelés aussi des « yeux ». Les quatre éléments sont pareillement présents : les oiseaux pour l’air, les fleurs et les fruits pour la terre, les orfèvreries pour le feu et la Vénus marine sculptée sur le vase de pierre pour l’eau. C’est aussi à Vénus que se réfèrent les roses, fleurs consacrées à la déesse de l’amour, possible allusion à l’entente conjugale entre la duchesse, veuve depuis 1714, et son défunt époux. Dans un apparent désordre, les différentes parties sont arrangées avec une science extrême où triomphe l’usage de la diagonale. Cette toile, qui a pour pendant Canards, faisans et fruits près d'une fontaine conservé au musée des beaux-arts de Lyon, est un bel exemple de l’art de Desportes alors au sommet de sa gloire. Son sens très flamand du réel et sa mise en page somptueuse en font une oeuvre majeure de la collection.

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Le week-end, un thème, un tableau

13 Septembre 2025 Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Fardoise nous dit:

  • Le thème pour septembre : Elle fume, tu fumes, ils ou elles fument 

    La cigarette, le cigare, la pipe, etc. 

    Et si on arrêtait pour donner une chance à nos petits poumons 

J'ai choisi ce tableau du cubain Alberto Godoy :

 

 

Né à Cuba en 1960, le peintre Alberto Godoy a fui l'oppression de son pays natal en 1980. Il a cependant emporté avec lui aux Etats-Unis des souvenirs vivaces de sa patrie caribéenne, qui se reflètent dans ses images audacieuses, colorée, chaudes et exotiques. Dans ses oeuvres récentes, Godoy a adopté des thèmes folkloriques symboliques représentant des scènes de la vie quotidienne historique cubaine.

 La représentation particulière du primitivisme par Godoy est projetée à travers son utilisation d'un volume exagéré, reflétant sa philosophie de la nature dans le système sphérique de notre univers.

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