Overblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
De tortues en aiguilles

dessin et peinture

Le week-end, un thème, un tableau

6 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit:

 

Il a fait si chaud cette semaine que faire un plongeon dans les piscines, les rivières ou la mer nous a fait tant de bien. Je vous propose alors le thème

"L'heure du bain"

Dans cette scène, une plage baignée de soleil devient un tableau vibrante de vie et d’exubérance. La composition danse avec énergie ; une femme dans une légère robe pâle se tient au bord de l’eau, sa pose dégage à la fois grâce et confiance alors qu’elle s’enveloppe d’un tissu diaphane. Autour d’elle, des enfants s’ébattent joyeusement dans les vagues, leurs expressions espiègles évoquant une enfance insouciante. À l’arrière-plan, deux figures manœuvrent une embarcation, suggérant une journée d’aventure décontractée sur la mer scintillante. L’interaction entre les douces vagues et l’atmosphère légère évoque une sensation de chaleur, invitant le spectateur à imaginer le son des rires se mêlant à la douce caresse de l’eau.

Surnommé "le peintre de la lumière", Joaquín Sorolla (1863-1923) est l’une des grandes figures de l’histoire de l’art en Espagne. Né à Valence, il grandit et se forme sous cette lumière si particulière de la Méditerranée, une lumière qui devient sa marque de fabrique.

Témoin engagé de son temps, Sorolla privilégie des sujets mettant en scène ses compatriotes occupés aux labeurs de la mer et des champs, en villégiatures sur la côte, dans des scènes à teneur sociale ou encore dans de nombreux portraits incluant ceux de sa femme et de ses enfants.

Son style tient autant de sa nature observatrice et de sa fascination pour le réel, en particulier les effets de la lumière et ses reflets, qu’à son goût pour la photographie qu’il découvre chez son beau-père, le photographe valencien Antonio García Péris. Capter l’instant devient une réelle quête qu’il poursuit en privilégiant des cadrages proches des procédés photographiques.​​​​​​​

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

30 Mai 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit:

Et, oui, il y a un samedi de plus en ce "beau" mois de mai, après le froid, et même la neige, à présent c'est la canicule. Mais ce n'est pas ce que j'ai envie de partager. 

J'aimerais que nous fassions la fête

dimanche c'est la fête des mères

 

et samedi c'est

mon anniversaire

J'ai choisi ce tableau de Peder Severin Kroyer:

"Hip, hip, hip, hourra!" Un déjeuner d’artistes à Skagen (1887-1888) 

"Hip, hip, hip, hourra!" reste sans doute l’image emblématique de l’atmosphère conviviale, voire festive, qui régnait à Skagen. Ce petit village de pêcheurs, situé au nord du Jutland, au Danemark, doit sa célébrité à sa lumière très particulière et l’école picturale dont il fut le foyer entre les années 1870 et le début du XXe siècle.

 

 

Peder Severin Kroyer (1851-1909)

Au Danemark et en Norvège, tous les enfants connaissent Peder Severin Krøyer. Le peintre norvégien et danois de Skagen est l’icône de l’impressionnisme nordique.

Dès ses 14 ans, Krøyer fit des études à l’académie royale des Beaux-Arts du Danemark. En jeune artiste, il fit entre 1877 et 1881 des voyages prolongés en Espagne, en Italie, en France et en particulier à Paris, où il étudia les impressionnistes. À l’été 1882, il alla pour la première fois à Skagen, où il passa dès lors chacun de ses étés et devint le représentant principal du collectif d’artistes éponyme.

Ses tableaux montrent la vie insouciante de l’artiste, ses fêtes, promenades le long de la plage et les soirées animées au clair de lune.

Ce n’est pas seulement sa maîtrise technique et la virtuosité de son maniement des questions de composition figurative et de l’harmonisation des couleurs qui ont fait de Krøyer un grand maître. C’est également son sens de l’observation et le fait que les atmosphères parfaitement capturées de ses peintures avaient un effet presque immédiat sur l’observateur.

Nous sommes allés à Skagen!

Skagen est née comme un village de pêcheurs, au Moyen Âge, et était particulièrement réputée pour ses harengs. Grâce à sa situation unique, offrant une vue imprenable sur le point de rencontre entre la mer Baltique et la mer du Nord, la ville a rapidement attiré l'attention de nombreux peintres, notamment les Skagensmalerne, un groupe d'artistes scandinaves de la fin du XIXe siècle. Influencés par les impressionnistes français, ces peintres travaillaient principalement en plein air, profitant du paysage naturel magnifique de la région, et logeaient souvent ensemble à l'hôtel Brøndums

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

23 Mai 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nos propose pour finir ce moi de mai, pas si joli que cela sur le plan de la météo, j'ai eu comme

une envie d'ailleurs,

d'aller me promener tout autour du monde pour chercher l'endroit qui me fait, qui nous fait de l’œil et où nous aimerions tant partir.

Je vous emmène à La Ciotat!

J'ai choisi le tableau de Olivier Boissinot:

Représentation synthétique du Rocher du capucin, dans la calanque de Figuerolles, à La Ciotat. Après une série de clichés réalisés sur place, l’artiste a peint cette œuvre dans son atelier, près d’Aix en Provence. Il aime comme à son habitude, travailler Les couleurs pures sorties du tube, pour les mixer avec du sable (De Zanzibar pour cette série)....

Olivier Boissinot est né à Aix-en-Provence. Très attaché à sa terre Provençale, il a toujours vécu entre les deux villes antagonistes que sont Aix la bourgeoise feutrée et Marseille la populaire passionnée. Il se nourrit, au gré de ses humeurs, de la sérénité de l'une et du bouillonnement de l'autre.

Sa curiosité viscérale, l'a amené à voyager dans diverses régions du globe et plus particulièrement aux Etats-Unis, au Maroc et dans la plupart des pays Européens. On retrouve alors l'empreinte de ces voyages dans certains des thèmes picturaux qu'il affectionne, tels que le jazz à la Nouvelle-Orléans, les scènes de vie au Maroc et la tauromachie.

Autodidacte, c'est le face à face avec les œuvres de Van Goght, lors d'une exposition en Arles, qui lui a révélé cette passion latente. Depuis plus de dix-huit ans, il peint, expose et vend ses toiles dans le monde entier.

Son travail est, à ce jour, figuratif et synthétique, composé d'aplats aux couleurs pures, soulignés de noir.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

16 Mai 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nos propose pour finir ce moi de mai, pas si joli que cela sur le plan de la météo, j'ai eu comme

une envie d'ailleurs,

d'aller me promener tout autour du monde pour chercher l'endroit qui me fait, qui nous fait de l’œil et où nous aimerions tant partir.

Je vous emmène en Australie pays que nous avons adoré, vous pouvez visiter: ICI

J'ai choisi le tableau de Albert Namatjira:

Paysage d'Australie centrale, vers 1953 

 

En 1934, un jeune homme Arrernte de l'Ouest, membre de la mission luthérienne d'Hermannsburg, assista à une exposition d'aquarelles des artistes melbourniens Rex Battarbee et John Gardner, venus spécialement pour l'occasion. Il avait travaillé dans des élevages de bétail, fabriqué des plaques de bois de mulga décorées et appris les récits sacrés et l'histoire du territoire de ses ancêtres Arrernte. L'exposition le bouleversa. Il décrivit plus tard ce moment comme celui où il perçut pour la première fois son propre pays dans toute sa beauté visuelle, ses couleurs, sa lumière et son atmosphère. Jusque-là, il ne le connaissait qu'à travers le prisme de la mythologie et de la survie. Il s'appelait Albert Namatjira, né Elea à Ntaria (Hermannsburg) le 28 juillet 1902. Il avait 32 ans. Il allait devenir l'artiste aborigène le plus célèbre du XXe siècle.

Ses peintures représentaient les monts MacDonnell occidentaux avec une attention à la lumière et aux détails géologiques qu'aucun peintre européen n'avait apportée à l'Australie centrale. Les chaînes de montagnes lointaines, les sables pâles des rivières, les eucalyptus fantômes à tronc blanc et les parois rocheuses orangées y apparaissent sans cesse, rendus avec une précision picturale à la fois occidentale dans sa technique et aborigène dans sa connaissance profonde des lieux. Il ne s'agissait pas de paysages génériques de l'arrière-pays. C'était le pays Arrernte, des sites du Temps du Rêve et des lieux ancestraux qu'il connaissait en tant que gardien, et non simplement en tant que peintre. Les critiques qui ont qualifié son œuvre d'imitation sont passés complètement à côté de cette réalité.

Aucun de ces honneurs ne lui conféra l'égalité devant la loi. En vertu de l'ordonnance relative aux Aborigènes, Namatjira ne pouvait posséder de terres à Alice Springs, où il tenta de construire une maison pour sa famille. En 1957, lors de l'entrée en vigueur de l'ordonnance sur la protection sociale du Territoire du Nord, son nom ne figurait pas parmi les personnes placées sous la tutelle de l'État, ce qui lui octroyait de facto la citoyenneté australienne. Il avait alors le droit de voter, de vivre où bon lui semblait et d'acheter de l'alcool. L'année suivante, en 1958, il fut accusé d'avoir fourni de l'alcool à Henoch Raberaba, un autre artiste Arrernte. Il nia les faits et fit appel, sans succès, devant la Cour suprême et la Haute Cour. Il purgea deux mois de prison.

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

9 Mai 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit:

"Donne moi ta main"

L'étude des mains dans les œuvres d'art est un domaine riche et varié qui explore les gestes et les signes utilisés par les artistes pour exprimer des  sentiments, des pensées et des concepts .

J'ai choisi ce tableau de Charles Louis Müller :

Detail of "Lady Macbeth", Charles Louis Müller 

 

Charles Louis Müller (1815–1892) fut un peintre français dont la carrière s’épanouit à une époque marquée par l’évolution des priorités artistiques, à la charnière entre le déclin du néoclassicisme et l’essor du romantisme et des prémices du réalisme. Né à Paris, il intégra l’École des Beaux-Arts en 1832, où il étudia sous la direction de Léon Cogniet – un artiste dont l’œuvre, à la croisée des sujets historiques et du portrait, se distinguait par une émotion contenue. Sa formation coïncida avec la monarchie de Juillet, période durant laquelle le mécénat d’État privilégiait encore les grands récits historiques, bien que le système du Salon s’ouvrît progressivement aux scènes de genre et aux thèmes contemporains. Son immersion précoce dans la rigueur de la tradition académique, conjuguée à l’intérêt croissant de son époque pour les nuances psychologiques, devait profondément influencer sa production ultérieure.

Peu de documents subsistent sur la vie privée de Müller, mais les archives attestent de sa participation régulière au Salon à partir de 1836, où il exposa jusqu’aux années 1880. Contrairement à nombre de ses contemporains, il ne brigua pas le prestige du prix de Rome, préférant bâtir sa réputation par des commandes régulières. Son mariage avec la peintre Louise-Adéone Drölling – fille du peintre de genre Michel-Martin Drölling – l’intégra à une famille d’artistes solidement ancrée dans les cercles académiques parisiens. Ce réseau lui facilita probablement l’accès à des séances de pose pour des portraits et à des projets historiques, bien que l’étendue de leur collaboration reste incertaine.

 

 

 

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

2 Mai 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit:

"Donne moi ta main"

L'étude des mains dans les œuvres d'art est un domaine riche et varié qui explore les gestes et les signes utilisés par les artistes pour exprimer des  sentiments, des pensées et des concepts .

J'ai choisi ce tableau de Jean-Auguste Dominique Ingres:

 Etude pour les deux mains de Louis XIII (1820-1824)

Ingres apportait à ses études peintes un très grand soin qui pouvait parfois dépasser, en virtuosité, certaines parties de l’œuvre finalisée. Ici, les mains sont traitées sur une gamme colorée réduite. Les instruments tenus par le roi sont ici figurés par ce qui semble être un morceau de bois et un cercle cartonné pour la couronne. L’œuvre est issue d’une toile plus grande sur laquelle l’artiste a peut-être peint d’autres détails tous aujourd’hui séparés. Il s’agit ici de son premier tableau « patchwork » que l’on retrouve dans de nombreuses autres œuvres du maître.

Dernier des peintres néoclassiques français, Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 - 1867) est l’inventeur d’un canon de beauté féminine atypique, maniériste, qui l’a rendu célèbre. Son œuvre maîtresse est La Grande Odalisque (1814), inscrite tout autant dans l’histoire de l’orientalisme que dans la tradition des grands maîtres de la peinture occidentale. Habile dessinateur, admirateur de Raphaël et adepte de la ligne pure, Ingres fut d’une telle influence qu’on parle d’« ingrisme » ou de « période ingresque » quand d’autres artistes, tels Pablo Picasso, en sont venus à s’inspirer de sa manière.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

25 Avril 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit:

Après l’éphémère éclosion de fleurs

Si on en croit le calendrier révolutionnaire qui suivait scrupuleusement les saisons, nous entrons dans Floréal, le joli mois fleuri.

Alors laissez la nature parler…

J'ai choisi ce tableau de Claude Monet :

Claude Monet (1840-1926), figure emblématique de l’impressionnisme, a révolutionné la peinture par sa quête incessante de la lumière. Né à Paris et formé au Havre où il rencontre Eugène Boudin qui l’initie à la peinture en plein air, il s’installe à Paris dans les années 1860 et se lie avec Renoir, Sisley et Pissarro. Malgré des difficultés financières persistantes et le refus fréquent de ses œuvres au Salon officiel, il participe en 1874 à la première exposition impressionniste où son tableau Impression, soleil levant donne involontairement son nom au mouvement. Après la mort de sa première épouse Camille en 1879, il s’installe définitivement à Giverny en 1883 avec Alice Hoschedé, qu’il épouse en 1890, et y crée son célèbre jardin aux nymphéas. Les années 1890 marquent son apogée artistique avec le développement systématique de séries – Meules, Cathédrales de Rouen, Nymphéas – où il peint le même motif sous différentes lumières pour capturer les effets fugitifs de l’atmosphère. Malgré la cataracte et les deuils, il travaille jusqu’à sa mort en 1926 aux Grandes Décorations des Nymphéas, œuvre monumentale installée à l’Orangerie, léguant ainsi un héritage visionnaire qui a ouvert la voie à la modernité picturale.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

18 Avril 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit:

Après l’éphémère éclosion de fleurs

Si on en croit le calendrier révolutionnaire qui suivait scrupuleusement les saisons, nous entrons dans Floréal, le joli mois fleuri.

Alors laissez la nature parler…

J'ai choisi ce tableau de Van Gogh:

"Les Amandiers en fleurs" 1890

 Ce tableau  "L'Amandiers en fleurs" est l’une des oeuvres les plus célèbres de Van Gogh et a été réalisée dans le sud de la France en 1890 pour célébrer la naissance de son neveu. Vincent Willem  (né le 31 janvier 1890, dont il est le parrain et qui porte son prénom. "L'Amandiers en fleurs" fait partie des collections permanentes du musée Van Gogh d’Amsterdam.

​​​​​​​

 

 

Vincent Van Gogh naît le 30 mars 1853 à Groot Zundert, dans le Brabant septentrional. Dès l’enfance, il fit preuve d’un tempérament lunatique et agité qui, tout au long de sa vie, contraria ses projets. Fils d’un pasteur protestant, il choisit dans un premier temps d’orienter sa vie vers le protestantisme devenant tour à tour prédicateur à Londres, étudiant en théologie et évangélisateur auprès des populations minières du Borinage. À l’écoute de ces dernières, il s’exercera à la peinture, nous laissant les premières traces d’un travail sombre, empreint de la misère de ces mineurs certes, mais auquel Van Gogh attacha une ferveur et une exaltation exacerbée.

 

En 1886, il s’installa à Paris et vécut avec son frère Théo qui dirigeait une petite galerie de tableaux. Il fit rapidement connaissance des jeunes peintres qui animaient les mouvements artistiques les plus innovants. Influencé par l’œuvre des impressionnistes et par celui des artistes japonais, le style de Van Gogh se mit à évoluer.

Les couleurs s’éclaircirent, les touches de pinceau s’affinèrent en suivant la forme de l’objet représenté. Dès 1888, il adopta des teintes franches et brillantes, présentes dans les tableaux de ses amis français, et quitta Paris pour le sud de la France.

 

Sous le soleil de Provence, il peignit des paysages et des scènes de vie méridionales. L’artiste, installé à Arles, commença à employer des touches courbes, tourbillonnantes et des couleurs pures : le jaune, le vert et le bleu en particulier. Cette technique, si spécifique au travail de Van Gogh, apparaît dans les célèbres toiles représentant sa Chambre à coucher (1888), et la Nuit étoilée (1889). Tout phénomène visible, peint ou dessiné par Van Gogh, semble être doté d’une vitalité physique et spirituelle. Dans son enthousiasme, il persuada Paul Gauguin, qu’il avait rencontré à Paris, de le rejoindre.

 

Après moins de deux mois de travail en commun, leur relation se détériora gravement et s’acheva dans une dispute célèbre au cours de laquelle Van Gogh menaça Gauguin avec une lame de rasoir. La même nuit, Van Gogh se trancha l’oreille. Quelques mois plus tard, il entra de plein gré à l’asile de Saint Rémy de Provence où il peignit avec acharnement. De cette période date un grand nombre de chefs-d’œuvre.

 

En mai 1890, l’artiste quitta le midi et rejoignit son frère Théo à Paris. Il s’installa non loin de là, à Auvers sur Oise, près de la maison du Docteur Gachet qui admirait et soutenait déjà plusieurs peintres impressionnistes, et dont Van Gogh fit le portrait. L’artiste travailla à Auvers avec ardeur et y mourut le 29 juillet 1890, nous laissant un patrimoine artistique reconnu aujourd’hui dans le monde entie 

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

11 Avril 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Ephémère" :Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.

Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. La peinture a évolué au mouvement Impressionniste c’est à dire au moment ou la photographie a pris le pas sur les portraits.

J'ai choisi ces tableaux de Valentina Verlato:

 

 

 

Valentina Verlato est née à Valdagno (Vicence) en 1964. Elle a étudié l'histoire de l'art flamand et néerlandais et a obtenu un doctorat en littérature à l'université de Padoue. Elle pratique l'aquarelle depuis 1987, crée des dessins humoristiques et des bandes dessinées, et a remporté des prix au Concours international d'humour graphique « UMORISTI a MAROSTICA ».

Membre du jury des dernières éditions du Prix international biennal « Marche d’Acqua » d’aquarelle de Fabriano, elle a figuré ces dernières années dans des ouvrages et magazines internationaux consacrés à la technique de l’aquarelle.

Elle a donné des cours et animé des ateliers en Italie et à l’étranger.  Actuellement, elle travaille et enseigne dans son propre atelier à Isola Vicentina et dispense des cours à l’« Accademia dell’Acquerello », à Padoue.

 

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

4 Avril 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Ephémère" :Tout ce qui ne dure pas : un coucher de soleil, une fleur qui fane, de la buée sur une vitre.

Le thème de l’éphémère a fasciné de nombreux artistes à travers l’histoire, car la peinture est, par définition, le moyen de fixer pour l’éternité un instant qui s’enfuit. La peinture a évolué au mouvement Impressionniste c’est à dire au moment ou la photographie a pris le pas sur les portraits.

J'ai choisi ce tableau de Ivan Aivazovsky:

 

Ivan Konstantinovich Aivazovsky (1817 - 1900) était un peintre romantique russe qui est considéré comme l'un des plus grands maîtres de l'art marin. Baptisé comme Hovhannes Aivazian, il est né dans une famille arménienne dans le port de la mer Noire de Feodosia en Crimée et y était principalement basé.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

28 Mars 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit:

En mars le printemps s'affirme, mais quelles sont les couleurs du printemps ?

 

Donnez moi votre avis : pour vous quelles sont les couleurs du printemps 

J'ai choisi ce tableau de Jakob Nieweg:

Bloesemboom

 


Jacob NIEWEG est un artiste né en 1877 et mort en 1955. Ses œuvres sont passées en vente aux enchères publiques à 235 reprises, majoritairement dans la catégorie Peinture. La vente la plus ancienne répertoriée sur notre site concerne l'oeuvre Das Bauernhaus présentée en 1986 chez Christie's (Peinture) et la plus récente concerne l'oeuvre Twee portretten en twee stillevens présentée en 2026 (Estampe-Multiple).

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

21 Mars 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit:

En mars le printemps s'affirme, mais quelles sont les couleurs du printemps ?

 

Donnez moi votre avis : pour vous quelles sont les couleurs du printemps 

J'ai choisi ce tableau de Alfred Sisley  :

Spring in the Environs of Paris, Apple Blossom, 1879

"Printemps aux environs de Paris. Pommiers en fleurs" est une peinture réalisée par Alfred Sisley en 1879. Cette huile sur toile de 62 cm x 47 cm est actuellement conservée au Musée Marmottan Monet. L'œuvre représente un paysage serein avec des pommiers en pleine floraison. Les arbres, ornés de délicates fleurs blanches et roses, dominent le premier plan et le plan moyen. Une petite maison avec un toit gris se dresse derrière les arbres sur la gauche. L'arrière-plan présente des collines ondulantes et un ciel nuageux. Les couleurs sont douces et tamisées, créant une impression générale de tranquillité et la promesse du printemps.

 

Alfred Sisley, né le 30 octobre 1839 à Paris, et mort le 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne), est un artiste peintre et graveur britannique, rattaché au mouvement impressionniste et vivant et travaillant principalement en France. Il effectue une démarche pour obtenir la naturalisation française, interrompue par sa mort à l'âge de 59 ans d'un cancer de la gorge. Le succès, qu'il n'a pas connu de son vivant, va alors survenir.

Sisley naît à Paris au 19 rue des Trois-Bornes, le 30 octobre 1839 de parents marchands anglais, établis dans la capitale française pour affaires. Son père, William Sisley (1799-1879), d'origine française, dirige une affaire d'importation liée à l'entreprise familiale basée à Londres. Sa mère, Felicia Sell (1808-1866), est plutôt attirée par la musique et la vie de société.

 

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

14 Mars 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Avec la venue prochaine du printemps, élégantes et élégants vont pouvoir ressortir leurs belles tenues, mais attention, le dicton le dit bien, il faut encore attendre le mois de mai pour tomber manteaux et vestes. Rien n'y fait, on a trop envie de porter ces tenues légères qui nous mettent si bien en valeur, et  les températures exagérément douces de ce début mars vont les, nous, encourager.

 

J'ai choisi ce tableau de John Frederic Lloyd Strevens:

 

 

John Strevens (1902-1990) était un artiste britannique né à Londres qui exposait régulièrement à la Royal Academy, la Royal Society of British Artists, la Royal Society of Portrait Painters et le Salon de Paris. Strevens est né à Londres et peintre autodidacte. Il était connu dans les années 1960 pour ses peintures d’enfants et de fleurs, qui étaient transformées en estampes. Vingt ans après sa mort, deux de ses peintures ont été données par sa fille à son hôpital local, St Margaret’s à Epping, Essex ; Strevens avait été traité là pour la maladie de Parkinson plus tard dans sa vie. Le reste de ses peintures a été vendu aux enchères. Une plaque bleue à Strevens a été placée sur sa maison, à Lower Park Road, Loughton. Deux des peintures de Strevens sont dans la collection du British Council.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

7 Mars 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Avec la venue prochaine du printemps, élégantes et élégants vont pouvoir ressortir leurs belles tenues, mais attention, le dicton le dit bien, il faut encore attendre le mois de mai pour tomber manteaux et vestes. Rien n'y fait, on a trop envie de porter ces tenues légères qui nous mettent si bien en valeur, et  les températures exagérément douces de ce début mars vont les, nous, encourager.

 

J'ai choisi ce tableau de Madeleine Jeanne Lemaire:

 

(1845, Les Arcs -1928, Paris) Autoportrait en compagnie de deux élégants

 

Artiste importante de la Belle Epoque, considérée comme la meilleure femme peintre de fleurs de son temps, Madeleine Lemaire réalisa également des scènes de genre du style de notre aquarelle. Elle tenait salon et donnait régulièrement des soirées, dans son hôtel particulier de la rue Monceau, où se croisait toute la bonne société; Marcel Proust, dont elle illustra plusieurs ouvrages comme « Les Plaisirs et les Jours », et qui la rencontra en 1892, s’inspira en partie d’elle pour son personnage de Madame Verdurin.
Présente dans plusieurs musées français, elle a fait l’objet il y a quelques années d’une exposition au Musée Marmottan.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

28 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge"

 

J'ai choisi ce  tableau de Claude Monet:

 

"Coquelicots" 1873

 

A son retour d'Angleterre en 1871, Monet s'installe à Argenteuil et y résidera jusqu'en 1878. Ces années correspondent à une période d'épanouissement. Soutenu par son marchand, Paul Durand-Ruel, Monet trouve également, dans la région qu'il habite, les paysages lumineux qui lui permettent d'explorer les possibilités d'une peinture de plein air.
Il présente les Coquelicots au public lors de la première exposition du groupe impressionniste dans les anciens ateliers du photographe Nadar en 1874. La toile est devenue aujourd'hui l'une des plus célèbres. Elle évoque l'atmosphère vibrante d'une promenade à travers champs lors d'une journée d'été.
Monet dilue les contours et construit une rythmique colorée à partir de l'évocation des coquelicots, par des taches dont le format démesuré, au premier plan, montre la primauté accordée à l'impression visuelle. Ainsi un premier pas vers l'abstraction est-il franchi.
Dans ce paysage, les deux couples mère et enfant du premier et du deuxième plan ne sont qu'un prétexte à la mise en place d'une oblique qui structure le tableau. Deux zones distinctes du point de vue de la gamme des couleurs sont ainsi définies, l'une dominée par le rouge, l'autre par un vert bleuté. La jeune femme à l'ombrelle et l'enfant du premier plan sont sans doute Camille, la femme de l'artiste, et leur fils Jean.

 

 

Claude Monet naît en 1840 à Paris mais grandit au Havre, une ville maritime qui influence profondément sa sensibilité artistique. Dès son adolescence, il se passionne pour le dessin et rencontre Eugène Boudin, peintre paysagiste, qui l’initie à la peinture en plein air. Cette découverte d’un art libre, spontané et ouvert sur la nature marque un tournant décisif dans la vie de Monet.

À la fin des années 1850, Monet part étudier à Paris, où il se lie d’amitié avec de jeunes artistes comme Renoir, Sisley et Bazille. Ensemble, ils rejettent les conventions académiques et cherchent à peindre la vie moderne, les paysages naturels et les atmosphères lumineuses. Leur approche novatrice se heurte à l’incompréhension du public et des institutions officielles.

En 1874, Monet expose Impression, soleil levant lors d’une exposition indépendante organisée par ses amis artistes. Le terme « impressionnisme », d’abord utilisé de manière moqueuse par un critique, devient rapidement le nom du mouvement qui redéfinit l’art moderne.

Les années suivantes sont marquées par des difficultés financières, mais aussi par une créativité intense. Monet expérimente, voyage, peint les gares parisiennes, les jardins, les campagnes françaises. Il s’installe ensuite à Vétheuil, puis à Giverny en 1883, lieu qui deviendra son refuge et sa plus grande source d’inspiration.

À Giverny, Monet crée un immense jardin, un bassin aux nymphéas, un pont japonais : un véritable atelier de plein air conçu pour nourrir son œuvre. Il se consacre alors aux « séries », un travail innovant où il peint un même sujet à différentes heures du jour ou de l’année. Ces recherches sur la lumière et le temps deviennent sa signature artistique.

La fin de la vie de Monet est marquée par des deuils successifs et par une cataracte qui altère sa vision. Malgré ces épreuves, il poursuit inlassablement son œuvre. Les grandes décorations des Nymphéas, offertes à l’État français et installées à l’Orangerie à Paris, sont l’aboutissement d’une carrière exceptionnelle.

Claude Monet meurt en 1926 à Giverny, laissant derrière lui une œuvre fondamentale qui influence profondément la peinture moderne, de l’abstraction lyrique à l’expressionnisme.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

21 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: "Le rouge envahit le vert ou le vert envahit le rouge"

 

J'ai choisi ce  tableau de Paul-Émile Borduas:

 “Abstraction verte” 1941

 “ Abstraction verte” en 1941, montre bien la démarche de cet art nouveau qui consiste non plus à représenter le réel en y mettant en valeur telle ou telle vérité ou impression cachée, mais à surprendre le spectateur, à l’obliger à une recherche, à une réaction, à une projection de lui-même dans une œuvre qui n’est pas sienne.

 


Paul-Émile Borduas nait le 1er novembre 1905 dans le village de Saint-Hilaire près de Montréal. Il est le quatrième d’une famille de sept enfants, fils de Magloire Borduas, voiturier, et d’Éva Perrault.

En fréquentant l’église du village, le jeune Borduas découvre l’art par les travaux de restauration du réputé peintre décorateur Ozias Leduc, qui accepte de le prendre comme apprenti. Celui-ci lui fit faire son premier apprentissage de peintre en l'emmenant avec lui à Sherbrooke, à Halifax et à Montréal (baptistère de l'église Notre-Dame et église des Saints-Anges à Lachine) et en l'initiant à la décoration d'église. Ozias Leduc l'encourage à s'inscrire à l'École des beaux-arts de Montréal (1923-1927) et obtient de Mgr Olivier Maurault, alors curé de Notre-Dame à Montréal, les crédits nécessaires pour l'envoyer ensuite étudier en France (1928-1930), aux Ateliers d'art sacré, dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières à Paris. Ce séjour en France lui permet de découvrir les grandes œuvres des peintres européens dont Cézanne, qui aura une influence déterminante sur ses œuvres de jeunesse. Sous l’influence d'Ozias Leduc, partisan de l’art nabi, il entreprend également auprès d’artistes nabis français des recherches sur l’intégration de l’art abstrait dans l’art religieux. — Le mouvement nabi s’attache à retrouver le caractère sacré de l’art et se caractérise par l’utilisation de grands aplats de couleurs ayant comme thématique principale l’étude de la lumière. Le nabi est un mouvement à la fois artistique, intellectuel et spirituel.

Au moment de son retour, le Canada plonge dans la Crise économique des années 1930. Sans travail, Paul-Émile Borduas pense alors devoir bientôt s’exiler en Amérique du Sud, ou aux Nouvelles-Hébrides, aux îles Tuamotu, quand il reçoit une offre d’emploi : professeur de dessin dans les écoles primaires de Montréal. À Granby, en 1935, il épouse Gabrielle Goyette, fille d'un médecin. Ils s’installent rue Napoléon, à Montréal, où naissent leurs trois enfants : Janine, Renée et Paul. De 1933 à 1939, il enseigne au Collège Grasset. En 1937, Paul-Émile Borduas accepte un poste qu'il juge plus intéressant, à l'École du Meuble de Montréal. Dès lors, il évolue vers une conception plus radicale de l’art.

En lisant « L’Amour fou » du surréaliste André Breton, il découvre le fameux conseil de 
Léonard de Vinci enjoignant à ses élèves de regarder longuement un vieux mur pour y voir apparaître dans ses craquelures et ses taches des formes que le peintre n’a qu’à copier par la suite. Borduas recrée le « vieux mur » de Léonard en traçant spontanément sans idée préconçue quelques traits qui serviront de canevas à l’application de l’huile ou de la gouache. Il commence à réaliser des œuvres abstraites, devenant davantage intéressé par l’acte de peindre que par les thèmes. Dans ce cas, l'artiste doit rejeter toute forme de préparation, comme le choix du sujet ou les esquisses, pour se concentrer uniquement sur les émotions du moment et les pulsions inconscientes. De ces gestes automatiques, surgit le concept de l’automatisme pictural. Son tableau « Abstraction verte » (1941) est la première œuvre automatiste de Borduas.

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

14 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste

 

Lilou nous dit:

 

On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.

Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.

À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace.

Rappel pas plus de deux tableaux par article et du même artiste.

Si possible évitez Claude Monet avec des toiles bien trop commues même si elles sont superbes exemple « la Pie » . L’intérêt de cet atelier est de faire de belles découvertes et vous le faites si bien…

Il y a des peintres russes qui ont très bien illustré l’hiver.

J'ai choisi ce tableau dIgor Grabarski:

« Le Gel » 1919

« Le Gel » illustre parfaitement la position de Grabarski au sein du mouvement post-impressionniste. Tout en étant influencé par l'attention portée à la lumière et à la couleur dans l’impressionnisme, Grabarski a cherché à explorer la forme et la structure plus délibérément. Sa technique révèle un mélange fascinant de styles. On peut observer des éléments rappelant le divisionnisme (également connu sous le nom de néo-impressionnisme), où de petites touches de couleurs pures sont appliquées côte à côte plutôt que mélangées sur la palette. Cela crée un effet scintillant, particulièrement perceptible dans la façon dont il rend la neige et les branches. Cependant, Grabarski n'adhère pas strictement aux principes du divisionnisme ; ses coups de pinceau conservent un degré de fluidité et de liberté expressive, conférant chaleur et caractère à la scène. L’effet global est celui d’une vibrance contrôlée – un équilibre délicat entre précision scientifique et sentiment artistique.

Igor Emmanuilovich Grabar (en russe : Игорь Эммануилович Грабарь, 25 mars 1871 à Budapest – 16 mai 1960 à Moscou) est un peintre, un historien d'art et un muséologue soviétique né le 13 mars 1871 (25 mars dans le calendrier grégorien) à Budapest (Autriche-Hongrie). Son héritage artistique est riche et complexe, marqué par une profonde sensibilité au mouvement russe du début du XXe siècle. Il était issu d'une famille russe de noblesse aristocratique dont les racines remontaient aux Slaves peuplant les territoires passés à la Hongrie. Emmanuel Hrabar (1830–1910), son père, était avocat et homme politique russe ayant une forte affinité avec la culture russe et les traditions orthodoxes. Il avait été élu au parlement hongrois en 1869, tout en maintenant des liens étroits avec l'ambassade russe à Budapest. Igor fut élevé dans un environnement intellectuel stimulant où le père lui inculqua une passion pour la Russie et son histoire. Olga Hrabar (1843–1930), sa mère, était fille du Rusyn pro-russe Adolf Dobryansky et avait une grande influence sur les idées politiques de son fils. Elle fut arrêtée en 1882 pour activités révolutionnaires et emprisonnée pendant plusieurs années avant d'être libérée grâce à l’intervention diplomatique russe. Igor fréquenta le gymnase de Yegoryevsk où il suivit les enseignements de son père, puis le lycée Tsarévitch-Nicolas à Moscou où il étudia avec des professeurs ayant une solide formation scientifique et artistique. Il avait une véritable vocation pour la peinture dès son plus jeune âge et fut encouragé par ses professeurs à développer ses talents artistiques. Son intérêt pour l'art fut renforcé par les publications illustrées qu’il suivait dans les journaux de Moscou, notamment ceux consacrés aux événements politiques et sociaux de l'époque. Il rencontra des étudiants talentueux issus de différentes écoles supérieures russe qui partageaient sa passion pour la peinture et lui ouvraient les portes du monde artistique. Parmi eux figuraient Ilya Repin, Anton Àžbe et Abram Arkhipov, dont les œuvres étaient admirées dans toute la Russie.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

7 Février 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste

 

Lilou nous dit:

 

On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.

Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.

À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace.

Rappel pas plus de deux tableaux par article et du même artiste.

Si possible évitez Claude Monet avec des toiles bien trop commues même si elles sont superbes exemple « la Pie » . L’intérêt de cet atelier est de faire de belles découvertes et vous le faites si bien…

Il y a des peintres russes qui ont très bien illustré l’hiver.

J'ai choisi ce tableau de Marian Cobos:

Neige et lumière (2018)

 

Marian COBOS est une artiste peintre contemporaine française. Née en 1947 à Dampierre-sous-Bouhy dans la Nièvre ( 58), elle a commencé à dessiner dès son plus jeune âge et à peindre à l'huile à l'âge de 30 ans. Elle est autodidacte et a exploré différentes techniques, notamment la peinture à l'huile, le pastel, l'aquarelle et même la céramique. 

Elle est connue pour ses œuvres variées allant des portraits humains et animaliers au paysage et à la nature morte. Marian COBOS a également étudié la reproduction de panneaux en  céramique peints selon les techniques arabo-andalouses et portugaises à Séville. 

Même les paysages hivernaux peuvent dégager une grande douceur. La neige ajoute souvent une certaine tranquillité et une beauté subtile aux scènes en recouvrant le paysage d'un manteau blanc immaculé. Les œuvres de Marian COBOS, avec ses détails délicats et ses jeux de lumière, réussissent à capturer cette harmonie et cette sérénité même en hiver. 

C'est cette capacité à trouver la beauté et la douceur dans des environnements souvent perçus comme froids et austères qui rend son travail si unique et captivant. L'hiver peut sembler dur mais il recèle aussi une grande beauté et une quiétude particulière. 

 

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

31 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

2026 est l'année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m'a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :

bergers et bergères à travers le monde

et/ou

le travail des femmes aux champs

 

J'ai choisi ce tableau de Jules Breton:

"Le Rappel des glaneuses" 1859
 
Avec ce Rappel des glaneuses, Jules Breton représente une scène banale de la vie paysanne à Courrières, son village d'origine en Artois. Il choisit de représenter les glaneuses non pas au travail comme l'a fait deux ans auparavant Jean-François Millet, mais à l'heure du départ des champs. Plusieurs éléments du tableau nous indiquent que la scène se tient à la fin de la journée : le mince croissant de lune en haut à gauche, la présence du garde champêtre, adossé à une borne, battant le rappel les mains en porte-voix, mais surtout le coucher du soleil, derrière les arbres qui donne au tableau la lumière chaude et dorée d'une fin d'après-midi. Malgré la présence de certains détails plus réalistes comme les vêtements élimés et déchirés ou les pieds nus des femmes, le peintre a complètement idéalisé la scène. La noblesse des attitudes, le port altier des paysannes, le traitement en frise de la composition donnent à l'ensemble noblesse et poésie.
En abandonnant la représentation de la misère laborieuse de ses débuts au profit d'une vision idyllique et pittoresque du monde du travail, Jules Breton gagne les faveurs de la critique et du public. Présenté au Salon en 1859, l'oeuvre connaît un très grand succès et attire même l'attention de l'impératrice Eugénie. Cette dernière la fait acheter sur la liste civile de Napoléon III. Tout d'abord présenté au château de Saint-Cloud, le tableau rejoint, grâce à un don de l'empereur en 1862, les collections du musée du Luxembourg, alors musée des artistes vivants
.

 

Jules Aldolphe Aimé Louis Breton, né à Courrières (Pas-de-Calais) le 1er mai 1827 et mort à Paris le 5 juillet 1906, est un peintre et poète français.

Son père, Marie-Louis Breton, est maire de Courrières. Sa mère meurt alors qu’il n’a que quatre ans. Il étudie tout d’abord au collège Saint-Bertin à Saint-Omer où il est pensionnaire, puis au collège royal de Douai. Il fait son apprentissage auprès de Félix de Vigne à Gand et de Gustave Wappers à Anvers en Belgique, puis poursuit sa formation à Paris en suivant les cours d’Ingres et d’Horace Vernet. Il se marie en 1858 avec Élodie de Vigne, la fille de Félix de Vigne. Le couple a un enfant unique, Virginie Demont-Breton, qui naît en 1859 et qui suivra les traces de son père en devenant elle-même peintre. Elle épousera le peintre Adrien Demont. Jules Breton est aussi l’oncle de Jules-Louis Breton (1872-1940), député et sénateur du Cher, socialiste puis républicain-socialiste, ministre en 1916-1917 et 1920-1921, fondateur du « Salon des arts ménagers » (1923).

De formation académique, réaliste, puis naturaliste, Jules Breton fut l’un des premiers peintres paysans.
Loin des audaces sociales d’un Courbet ou du réalisme poétique teinté de pessimisme de Millet, son art prend naissance vers 1848, période de forts bouleversements sociaux et politiques. La montée de l’industrialisation provoque un exode des campagnes vers les villes et suscite chez les intellectuels, les artistes, une prise de conscience du peuple dans sa vie ordinaire.
Il est de ceux qui abandonnent l’idée de la beauté venue de l’âge classique, pour une conception où le vrai est associé au laid pour peindre les hommes et les femmes de son pays natal dans leurs travaux journaliers, recherchant au travers d’un réalisme moralisant à idéaliser ce monde paysan dans sa quotidienneté qu’il affectionnait tant.
Élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1886, il fut très populaire de son temps, consacré officiellement, obtint médailles, décorations et achats de l’État pour le musée du Luxembourg. Il est aujourd’hui très présent aux États-Unis où ses peintures de glaneuses sur fond de crépuscule doré sont très recherchées.

Il est aussi un écrivain connu en son temps. Il publie plusieurs recueils de poèmes et des ouvrages sur la vie de peintres qu’il connaît. Il est encouragé par son ami José-Maria de Heredia, par Victor Hugo, Eugène Fromentin et Anatole France. Il est la cible de critiques acerbes de la part de Baudelaire et d’Émile Zola. Vincent Van Gogh l’évoque élogieusement dans ses lettres à son frère Théo Van Gogh. Le peintre Paul Chabas (1869-1937) l’immortalise aux côtes des poètes du Parnasse (Leconte de Lisle, Heredia, Paul Bourget, ou Sully-Prudhomme, entre autres) dans une vaste composition peinte en 1895, « Chez Alphonse Lemerre, à Ville D’Avray » et commandée par l’éditeur parisien.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse non loin de son ami Leconte de Lisle.

 

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

24 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

2026 est l'année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m'a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :

bergers et bergères à travers le monde

et/ou

le travail des femmes aux champs

 

J'ai choisi ce tableau de Julien Dupré:

"Le berger et son chien"

Peinture réaliste de la vie paysanne de la fin du 19ème siècle. Entre académisme et impressionnisme, l’œuvre de Julien Dupré s’inscrit dans la lignée de celle de son beau-père Désiré François Laugée, de son oncle par alliance Philibert Couturier et de son beau-frère Georges Laugée. Elle s’attache à mettre en scène les travaux des champs  dans leur dure réalité et à montrer la connivence entre l'homme et l'animal. Les personnages ne sont pas figés dans des poses académiques mais sont en mouvement dans l’action, dans l’effort comme dans le repos, montrant ainsi leur humanité. Les paysages de "le berger et son chien", bien qu’imaginaires dans la plupart des cas, s’inspirent de la campagne picarde dans la région de Saint Quentin et de Nauroy.


Julien Dupré est un peintre français né le 18 mars 1851 à Paris et mort dans la même ville le 15 avril 1910.

Julien Dupré étudie à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Isidore Pils (1813-1875) et celui d'Henri Lehmann. Il étudie aussi avec Désiré François Laugée, dont il épousera la fille, Marie Laugée.

Peintre naturaliste, dans l'héritage de Jean-François Millet et de Jules Breton qu'il admire, il observe et peint la vie des paysans, jouant sur la lumière. Il donne du relief à sa peinture, accentuant les effets pour donner de la force à ses œuvres et commence à exposer au Salon des artistes français dès 1876 avec la toile La Moisson en Picardie.

Il quitte souvent l'atelier (qu'il partage avec son beau-frère le peintre Georges Laugée) situé au No 20 boulevard Flandrin à Paris pour peindre la nature sur le motif à la campagne. Il peint tout d'abord des scènes de moisson, en Picardie particulièrement, puis, à partir de 1880, des animaux observés dans la campagne.

En 1881, sa toile Les Foins lui vaut une médaille de 2e classe au Salon des artistes français. Très reconnu aux États-Unis, de nombreuses œuvres de Julien Dupré sont conservées dans les musées américains. Il expose au Salon des artistes français régulièrement jusqu'à sa mort, devient membre du Comité du Jury en 1890 et reçoit une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 à Paris, puis est décoré de la Légion d'honneur en 1892.

Julien Dupré meurt le 15 avril 1910 en son domicile et atelier au No 20 Boulevard Flandrin dans le 16e arrondissement de Paris, et, est inhumé au Cimetière du Père-Lachaise (60e division)

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

17 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

2026 est l'année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m'a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :

bergers et bergères à travers le monde

et/ou

le travail des femmes aux champs

 

J'ai choisi ce tableau de Winslow Homer:

" The Houghton Farm near Mountainville"

 

Winslow Homer (24 février 1836 - 29 septembre 1910) est un peintre américain, surtout connu pour ses marines. En grande partie autodidacte, il est pourtant considéré comme étant l'un des principaux peintres du XIXe siècle américain et l'une des figures prééminentes du réalisme américain.

Né à Boston, il entre d'abord dans un atelier de 
lithographie de sa ville natale en tant qu'apprenti. C'est en 1859 qu'il commence sa carrière de peintre à New York, en ouvrant son premier studio. Durant la guerre de Sécession, il travaille comme illustrateur pour le Harper's Weekly, et réalise de nombreux dessins de batailles et scènes de guerre, croqués sur le vif, alors qu'il suit les armées nordistes.

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

10 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Pendant des siècles les artistes ont cherché à restituer la nature, jusqu'à ce que le XXe siècle déconstruise tout. Mais le réalisme a résisté et les peintres ont même inventé l'hyperréalisme.

Hikaru Cho, jeune artiste d'origine chinoise vivant au Japon, redessine le corps avec un hyperréalisme dérangeant inspiré par un seul leitmotiv: "sortir de l'ordinaire". C'était sans compter sur l'invention de l'intelligence artificielle qui vient tout bousculer et troubler notre jugement. 

A vous de prouver que les artistes n'ont pas eu besoin de l'I.A. pour recréer le réel,  le thème est donc :

plus vrai que nature

 
 

J'ai choisi cette peinture de Hikaru Cho:

 

 

Hikaru Cho, de parents chinois, est née en 1993 à Tokyo. La peinture sur corps, elle s'y est mise par hasard, à 18 ans. Un jour, chez elle, en cherchant sur quoi peindre et ne trouvant alors pas de papier, elle jeta son dévolu sur sa main et y traça un oeil. Et cela fit sensation. Elle émergea ensuite sur la scène artistique de Tokyo sous le nom de Choo-san l'année de son entrée à l'Université d'Art de Musashino, en 2012. Son aura, elle la doit à internet et à la photo numérique qui gardent trace de ses réalisations, car elles disparaissent presque plus vite qu'elles n'ont été créées. "Dès que je termine, l'oeuvre commence à se détériorer car elle sèche", explique sans sembler le déplorer la demoiselle qui passe parfois sept heures sur une peinture. Des journaux et TV du monde entier se sont déjà penchés sur le travail pour le moins déroutant de cette étudiante qui s'inscrit dans la lignée des Gesine Marwedel (peintre sur corps qui allie à merveille dessins et postures) et de la créatrice new-yorkaise Jessica Walsh (experte des figures géométriques corporelles en noir et blanc). "Je suis très surprise que l'on s'intéresse autant et de si loin à mes réalisations, cela me fait presque peur", se plaît-elle à dire aux médias étrangers. A une incontestable maîtrise technique du dessin, que révèlent non seulement ses peintures acryliques sur peau mais aussi ses tracés aux crayons de couleur, elle ajoute l'art de la mise en scène en animant ses créations par "stop motion", un procédé numérique d'enchaînement de vues fixes successives prises au fur et à mesure de l'avancée de ses peintures. Et ce, non sans y mêler des éléments réels ou utiliser des fonds qui rendent l'illusion encore plus stupéfiante. Et, ajoute-elle, ses images sont des messages. On lui doit ainsi de provocantes affiches et vidéos pour Amnesty International où, entre autres scènes, elle déstructure et perce un torse, un cou et un visage, dans le cadre d'une campagne intitulée "My Body, my rights" (mon corps, mes droits). 

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

3 Janvier 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Elle nous dit: 

Pendant des siècles les artistes ont cherché à restituer la nature, jusqu'à ce que le XXe siècle déconstruise tout. Mais le réalisme a résisté et les peintres ont même inventé l'hyperréalisme.

Hikaru Cho, jeune artiste d'origine chinoise vivant au Japon, redessine le corps avec un hyperréalisme dérangeant inspiré par un seul leitmotiv: "sortir de l'ordinaire". C'était sans compter sur l'invention de l'intelligence artificielle qui vient tout bousculer et troubler notre jugement. 

A vous de prouver que les artistes n'ont pas eu besoin de l'I.A. pour recréer le réel,  le thème est donc :

plus vrai que nature

 

J'ai choisi cette peinture de Hikaru Cho:

 

 

 

Hikaru Cho, de parents chinois, est née en 1993 à Tokyo. La peinture sur corps, elle s'y est mise par hasard, à 18 ans. Un jour, chez elle, en cherchant sur quoi peindre et ne trouvant alors pas de papier, elle jeta son dévolu sur sa main et y traça un oeil. Et cela fit sensation. Elle émergea ensuite sur la scène artistique de Tokyo sous le nom de Choo-san l'année de son entrée à l'Université d'Art de Musashino, en 2012. Son aura, elle la doit à internet et à la photo numérique qui gardent trace de ses réalisations, car elles disparaissent presque plus vite qu'elles n'ont été créées. "Dès que je termine, l'oeuvre commence à se détériorer car elle sèche", explique sans sembler le déplorer la demoiselle qui passe parfois sept heures sur une peinture. Des journaux et TV du monde entier se sont déjà penchés sur le travail pour le moins déroutant de cette étudiante qui s'inscrit dans la lignée des Gesine Marwedel (peintre sur corps qui allie à merveille dessins et postures) et de la créatrice new-yorkaise Jessica Walsh (experte des figures géométriques corporelles en noir et blanc). "Je suis très surprise que l'on s'intéresse autant et de si loin à mes réalisations, cela me fait presque peur", se plaît-elle à dire aux médias étrangers. A une incontestable maîtrise technique du dessin, que révèlent non seulement ses peintures acryliques sur peau mais aussi ses tracés aux crayons de couleur, elle ajoute l'art de la mise en scène en animant ses créations par "stop motion", un procédé numérique d'enchaînement de vues fixes successives prises au fur et à mesure de l'avancée de ses peintures. Et ce, non sans y mêler des éléments réels ou utiliser des fonds qui rendent l'illusion encore plus stupéfiante. Et, ajoute-elle, ses images sont des messages. On lui doit ainsi de provocantes affiches et vidéos pour Amnesty International où, entre autres scènes, elle déstructure et perce un torse, un cou et un visage, dans le cadre d'une campagne intitulée "My Body, my rights" (mon corps, mes droits). 

Lire la suite

Le week-end, un thème, un tableau

27 Décembre 2025 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: 

C’est Noël ou presque… C’est l’hiver ou presque, cela ne met pas vraiment en joie mais cette période est incontournable.

Aussi je vous propose cette période qui n’est pas encore; celle qui est dans l’attente ; celle de la gourmandise, celle des cadeaux, celle de la neige, celle de randonnées dans la montagne, ou celle de vacances au soleil histoire de se ressourcer… Enfin l’attente dans tous ses états.

L’attente

J'ai choisi ce tableau de Fritz von Uhde:

"Femme à la fenêtre" réalisé en 1822.

 

La peinture représente une femme en face de la fenêtre d'une pièce presque vide ; le sol est constitué de larges planches, les murs sont nus ; sur le rebord de la fenêtre est posé un plateau avec deux bouteilles et un verre. La femme tourne le dos au spectateur. Elle regarde par la fenêtre, et se sent apparemment seule dans la chambre. La partie inférieure de la fenêtre est partiellement ouverte et offre une vue sur les mâts et le gréement des deux voiliers et sur une rangée d'arbres . Dans la partie haute de la fenêtre on aperçoit le ciel bleu avec quelques nuages qui passent. La femme porte une robe verte à col blanc, des bas blancs et des pantoufles jaunes. Ses cheveux sont rassemblés et maintenus par un peigne à larges dents. Les tons irisés verts, gris et bruns de la robe se retrouvent sur les murs de la pièce.

 

Femme à la fenêtre est une des rares peintures de Friedrich, dans laquelle une scène vivante est à peu près fidèlement représentée. Selon des témoignages de l'époque, le personnage représenté de dos est probablement Caroline Bommer, épousée la même année. Le tableau de Georg Friedrich Kersting de 1811 représentant l'atelier de Friedrich permet d'identifier la pièce comme celle de l'atelier du peintre qui se trouvait au numéro 26 de la rue An der Elbe (quai de l'Elbe). Par la fenêtre on distingue une rangée de hauts peupliers qui, selon les représentations paysagères de l'époque, poussaient sur les rives de l'Elbe. Friedrich a rendu ces peupliers, ainsi qu'un bateau en navigation, plus perceptibles qu'il ne l'étaient en réalité depuis la fenêtre de l'atelier.

 

 

Caspar David Friedrich, né le  à Greifswald et mort le  à Dresde est un peintredessinateur et graveur allemand, considéré comme l'artiste le plus important et influent de la peinture romantique allemande du XIXe siècle. Connu pour ses paysages cherchant à tendre vers le sublime, la représentation d'une nature grandiose transcendant la petitesse de l'homme, il tente de parvenir à une peinture réconciliant le spectacle de l'incommensurable avec les états d'âme de l'artiste.

Lire la suite
Publicité

Le week-end, un thème, un tableau

20 Décembre 2025 , Rédigé par Marine Publié dans #dessin et peinture

Un thème, un tableau, les thèmes pour décembre

 

Fardoise nous dit :

 
 

En mémoire de Lady Marianne...  Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :

 

"Le week-end, un thème, un tableau"

 

Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager,  

nous disons pourquoi il nous touche,  

et quelques mots sur l'artiste.

 

Lilou nous dit: 

C’est Noël ou presque… C’est l’hiver ou presque, cela ne met pas vraiment en joie mais cette période est incontournable.

Aussi je vous propose cette période qui n’est pas encore; celle qui est dans l’attente ; celle de la gourmandise, celle des cadeaux, celle de la neige, celle de randonnées dans la montagne, ou celle de vacances au soleil histoire de se ressourcer… Enfin l’attente dans tous ses états.

L’attente

J'ai choisi ce tableau de Edward Hopper:

"Le Dory - "Waiting for the train" 1929

 

Edward Hopper, né le  à Nyack dans l’État de New York et mort le  à Greenwich Village (New York), est un artiste peintre et un graveur américain.

Exerçant essentiellement son art à New York, où il a son atelier, il est considéré comme l’un des représentants du réalisme américain, parce qu’il peint la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il représente des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produit beaucoup d’huiles sur toile, mais travaille également l'affiche, la gravure (eau-forte) et l'aquarelle.

Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime par contraste la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Dans une « ambiance métaphysique », en un monde devenu autre où la relation humaine est comme effacée, ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.

 

Lire la suite
1 2 3 > >>