14 Juillet 2026
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#Tortues
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Patrice Espinasse
La tortue caouanne dérivait depuis la veille avant d’être retrouvée ce 14 juillet, au petit matin, sur la plage de la Baleine, à Sète. Les causes de sa mort resteront inconnues.
La tortue a été retrouvée ce mardi 14 juillet, au petit matin, sur la plage de la Baleine.DR - Nadège Méziat
11 Juillet 2026
, Rédigé par Martine
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#Tortues
Une tortue caouanne est venue pondre ses œufs sur la plage d'Agay à Saint-Raphaël (Var), dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet 2026. Deux semaines plus tôt, un premier nid avait été découvert au même endroit. Les autorités tentent de découvrir s'il s'agit de la même tortue.
Une tortue caouanne a élu domicile à la plage d'Agay à Saint-Raphaël (Var), et y a pondu ses œufs dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet 2026. Il s'agit de la deuxième ponte de cette espèce protégée en l'espace de deux semaines sur la même plage. "C'est la première fois que l'on a deux nids aussi proches, c'est très rare que deux pontes aient lieu sur la même plage", commente Sidonie Catteau, coordinatrice du réseau Tortue Marine de Méditerranée française dans les Alpes-Maritimes et le Var.
Un nid découvert le lendemain matin
Le 20 juin dernier, une première tortue était déjà venue y creuser son nid. Repérée par des habitants d'un camping alentour, la scène avait été filmée. On y voit, durant la nuit, une femelle tortue marine monter sur le sable, creuser son nid avec ses nageoires, et y déposer des œufs. Cette fois-ci, la tortue s'est faite discrète : aucun chanceux n'a pu assister à la ponte. Le nid n'a été découvert qu'au petit matin par un promeneur, lui aussi résident au camping voisin, qui a immédiatement prévenu le réseau Tortue Marine. "La direction du camping commence à avoir l'habitude et a les bons réflexes", indique Sidonie Catteau.
Sensibiliser les riverains, et accompagner les communes dans la gestion de ce phénomène, c'est la mission de cette experte des tortues marines. Pour elle, pas question de fermer la plage : "Notre côte est très impactée par les activités touristiques, mais il ne faut pas braquer les visiteurs en les empêchant d'accéder aux plages. Je vois ça comme un joli défi que la nature nous donne". Plusieurs barrières ont été placées autour des nids pour les protéger, ainsi que des panneaux pour expliquer aux usagers de la plage la reproduction des tortues.
Une même tortue venue pondre deux fois sur la même plage ?
Une tortue de cette espèce pouvant pondre jusqu'à six fois dans la même année, les membres du réseau Tortue Marine se demandent s'il ne s'agit pas du même animal qui serait revenu pondre sur la même plage, à deux semaines d'intervalle. Pour le savoir, il faut attendre l'éclosion des œufs, ce qui prend en moyenne une cinquantaine de jours. "Lorsque tous les tortillons auront rejoint la mer, nous pourrons récupérer les œufs qui n'ont pas éclos et faire des prélèvements génétiques", explique Sidonie Catteau. Les résultats mettent ensuite plusieurs mois à tomber. "Le mystère ne sera sûrement levé qu'en décembre !", plaisante la passionnée de tortue.
Ce phénomène de ponte, rarissime jusqu'alors sur les côtes françaises, est de plus en plus courant depuis 2023. Avant, les seules tortues présentes aux abords des côtes françaises étaient des tortues juvéniles, qui venaient se nourrir. Mais depuis trois ans, des tortues adultes se reproduisent, et viennent pondre sur les plages de l'Hexagone. Et le nombre de nids ne fait qu'augmenter : une dizaine ont été recensés en 2023 et 2024, et une quinzaine l'année dernière.
Une conséquence du réchauffement climatique
Une mutation directement liée au changement climatique et à la température des eaux qui se réchauffe. Les plages de Grèce, de Turquie, ou de Chypre seraient devenues trop chaudes pour les tortues caouannes, qui se rabattent sur les côtes françaises, italiennes et espagnoles. "C'est une bonne chose qu'elles s'adaptent et viennent dans des eaux plus froides, car la température du nid doit être maîtrisée pour permettre l'éclosion d'un maximum d'œufs", rassure Sidonie Catteau, avant d'ajouter : "Et cela nous rappelle que, même si nous colonisons les côtes, elles ne nous appartiennent pas".
26 Juin 2026
, Rédigé par Martine
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#Tortues
À quelques jours de l'arrivée des vacanciers, une tortue caouanne a déposé ses œufs dans la nuit du 23 au 24 juin sur une plage du Barcarès (Pyrénées-Orientales). Le nid a immédiatement été protégé et placé sous surveillance.
C’est un événement de plus en plus fréquent depuis quelques années. Dans la nuit du 23 au 24 juin 2026, une tortue caouanne est venue déposer ses œufs sur une plage du Barcarès. Une scène observée par des agents, alors que l’animal remontait le sable pour creuser son nid.
Selon les spécialistes, il s’agit de la première ponte de la saison 2026 en Occitanie, après deux autres recensées plus tôt en Corse et dans le Var, à Saint-Raphaël.
Un nid localisé et immédiatement protégé
Dès l’alerte donnée, les équipes du Parc naturel marin du golfe du Lion sont intervenues sur place pour sécuriser la zone. L’association Émergence, coordinatrice du réseau Tortues Marines de Méditerranée française (RTMMF), s’est également déplacée pour confirmer la ponte et mettre en place le protocole national prévu dans ce type de situation.
Après des recherches précises sur la plage, le nid a été localisé et la présence d’œufs confirmée. Des capteurs de température ont été installés afin de suivre les conditions d’incubation durant les prochaines semaines.
Une plage très fréquentée, un enjeu de protection
La plage du Barcarès est un secteur touristique très fréquenté, ce qui complique la protection du nid. Éclairage nocturne, passages de promeneurs, chiens ou encore nettoyage mécanique peuvent perturber le développement des œufs, voire les détruire.
Face à ces risques, une coordination a été mise en place entre la commune du Barcarès, l’Office français de la biodiversité, le Parc naturel marin du golfe du Lion et l’association Émergence, afin d’assurer la meilleure protection possible.
Une présence de plus en plus régulière en Méditerranée
Cette ponte s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années. Les scientifiques constatent une augmentation des pontes de tortues caouannes en Méditerranée depuis 2023. Le phénomène serait lié notamment à l’évolution des températures des eaux et des plages.
Les gestionnaires du site appellent les habitants et les vacanciers à la prudence : limiter les lumières artificielles la nuit, tenir les chiens en laisse et respecter strictement les zones balisées autour du nid.
Si les conditions restent favorables, de jeunes tortues pourraient rejoindre la Méditerranée d’ici une quarantaine de jours
24 Juin 2026
, Rédigé par Martine
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#Tortues
Dans la soirée du 20 juin, une tortue caouanne est venue pondre sur une plage d'Agay, près de Saint-Raphaël,dans le Var. Il s'agit de la première ponte confirmée de la saison 2026 sur les côtes méditerranéennes françaises.
Dans la soirée du 20 juin, une tortue caouanne est venue pondre sur une plage d'Agay, près de Saint-Raphaël dans le Var.
La tortue caouanne a choisi la plage tranquille d'Agay pour déposer ses œufs, le samedi 20 juin. Il s'agit de la première ponte confirmée cette année sur les côtes méditerranéennes françaises.
Contactée, Bénédicte Choux, co-déléguée générale de l'association antiboise Emergence nous en dit plus sur cet "événement exceptionnel" qui se produit assez tôt dans la saison.
"Ce sont les résidents d'un camping qui ont été les témoins privilégiés de cet événement exceptionnel vers 22h30. Ils nous ont contactés et on a pu déclencher notre protocole d'intervention. Le site est barriéré sur 20 mètres carrés, de manière assez large".
Les vacanciers ont immédiatement alerté le Réseau Tortues Marines de Méditerranée Française. L'Observatoire marin de Estérel Côte d'Azur Agglomération et la Ville de Saint-Raphaël ont pu intervenir rapidement pour confirmer la ponte et mettre en place les premières mesures de protection du nid.
L'incubation dure entre 40 et 80 jours
Bénédicte Choux précise qu'il n'y a "pas encore besoin de plus de surveillance". L'équipe a pu détecter des œufs dans le sable mais s'est vite arrêtée pour ne pas altérer le lieu de ponte.
Mais impossible de dire pour l'instant quand ils vont éclore et combien il y en a !
"On a des œufs, qui ne sont pas encore des embryons. Dans le nid, on peut avoir des œufs clairs pas fécondés... L'incubation dure entre 40 et 80 jours et dépend des conditions climatiques. Plus il fera chaud, plus l'incubation sera courte."
Bénédicte Choux, co-déléguée générale de l'association Emergence
à ICI Côte d'Azur.
Il faut donc être patient. Quant au nombre d'œufs, c'est là aussi très variable : entre 80 et 120 œufs par tortue. Bénédicte Choux prévient : "une submersion marine prolongée, ça étoufferait les œufs." Mais le risque est assez faible sur le littoral méditerranéen.
Une autre tortue à Cannes, devant l'hôtel Majestic
En revanche, les tortues caouannes plébiscitent la Côte d'Azur ! Une autre pondeuse est arrivée devant la plage du Majestic, célèbre hôtel 5 étoiles à Cannes le 20 juin. L'association Emergence a été prévenue dans la nuit.
Des noctambules ont posté quelques photos sur les réseaux sociaux.
Une tortue sur la plage du majestic, à Cannes, la nuit nous réserve toujours des surprises Laurent Lamarre
Après vérification, les spécialistes ont vu que le trou creusé par la tortue était vide. Aurait-elle été incommodée par l'installation du Lions au palais des festivals ? Selon Bénédicte Choux : "elle a été dérangée, s’il y a des humains qui viennent l'embêter, ça la stresse, elle s'en va. À Agay, ils n'ont pas fait trop de bruit et elle n'a pas reçu trop de lumière." La plage est située en plein cœur de ville.
Depuis 3 ans, l'association enregistre entre 10 et 15 activités de ponte par an sur le littoral méditerranéen français. En 2025, c'était 18 pontes, un record.
De grands migrateurs qu'il faut protéger
Ces animaux marins sont de grands migrateurs, qui nagent toute leur vie pour s'alimenter, se reproduire, aller pondre. L'experte ajoute : "Généralement, les tortillons qui sont nés ici pourront revenir, mais pas forcément sur la même plage. Les tortues visent plus une région qu'une plage en particulier. La plupart d'entre elles resteront en Méditerranée, mais certaines peuvent franchir le détroit de Gibraltar."
Que faire lorsque vous apercevez une tortue sur la plage ? Voici les bons réflexes à adopter :
Garder au moins 10 mètres de distance
Éteindre les lumières, ne pas utiliser de flash
Ne pas toucher la tortue ni le nid
Limiter le bruit et les déplacements autour de l'animal
Chaque signalement compte, chaque geste peut faire la différence pour la survie de cette espèce protégée.
Il faut être un référent habilité pour pouvoir intervenir ou contacter le RTMMF : 06 16 86 26 86
20 Juin 2026
, Rédigé par Martine
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#Tortues
La militante écologiste Mona Khalil photographiée sur la plage de Mansouri, pour la protection de laquelle elle a dédié sa vie. Photo tirée de sa page Facebook
Elle avait tenu bon face à deux guerres, refusant d'abandonner sa maison de Mansouri à quelques mètres de la plage et des tortues marines sur lesquelles elle veillait depuis un quart de siècle. La militante écologiste Mona Khalil, 76 ans, fondatrice d'« Orange House Project » et figure tutélaire de la protection des tortues marines sur le littoral de Tyr, a succombé vendredi à ses blessures causées par une frappe israélienne qui avait touché de plein fouet sa demeure familiale le 4 juin dernier.
Elle avait repris conscience le lendemain de l'attaque avant que son état ne se dégrade progressivement. Elle était hospitalisée depuis deux semaines à l'AUBMC à Beyrouth, après avoir été transférée depuis l'hôpital Jabal Amel dans le Sud, selon Fadia Joumaa, militante écologiste originaire de Tyr, contactée par L'Orient-Le Jour. « Les médecins ont en vain tenté de la sauver au cours des derniers jours », a-t-elle ajouté.
« Aujourd’hui, je vis mon rêve »
Figure de proue de la protection de la faune aquatique au Liban, Mona Khalil avait consacré plus de deux décennies à la sauvegarde des tortues marines du littoral sud. Son engagement remonte à 1999, lorsqu’une nuit de mai, sur la plage de Mansouri, elle découvre une tortue en train de pondre ses œufs. Peu après, elle quitte sa carrière de restauratrice d’art aux Pays-Bas et s’installe dans la maison familiale située à une centaine de mètres du rivage, construite par son père et où elle passait ses étés durant son enfance. En 2000, après le retrait israélien du Liban-Sud, elle fonde l’« Orange House Project » afin de protéger ce site de ponte et d’assurer la survie des tortues nouveau-nées jusqu’à leur retour à la mer.
La maison, située à quelques mètres de la plage, est transformée en gîte écologique dont les revenus financent la préservation d’une bande littorale de 1,4 kilomètre. Ce tronçon de sable, devenu son champ d’action quotidien, abrite la ponte des tortues mais aussi une biodiversité plus large. Au fil des années, Mona Khalil s’impose comme une référence du milieu environnemental local, et l’ange gardien des tortues de Mansouri. « J’ai commencé avec une amie. Nous étions deux femmes, seules. Je ne connaissais rien aux tortues. J’ai écrit à la Mediterranean Association to Save the Sea Turtles pour demander de l’aide. On nous a envoyé un biologiste marin qui nous a tout appris. Aujourd’hui, je vis mon rêve », confiait-elle à L’Orient-Le Jour.
Elle était connue pour son opposition systématique, et au fil des années, à tous les projets qui menaçaient de bétonner « sa plage », devenue un sanctuaire pour les tortues de mer. Elle avait réussi à obtenir un classement de la plage en tant que « hima », un type de réserves gérées par des particuliers et les autorités locales.
La frappe israélienne qui l'a blessée puis tuée a touché sa maison de plein fouet. L'obus est tombé du côté où se trouvait sa chambre, selon le récit de témoins de la frappe. « Mona s’est barricadée à l’intérieur de sa maison, n’accueillant personne et se croyant à l’abri parce qu’elle est civile, nous avait confié il y a deux semaines Fadia Joumaa. Elle refusait absolument de se retrouver déplacée, et c’était bien digne d’une personnalité aussi déterminée ».
Mansouri se trouve juste au nord de ce que les Israéliens appellent « la ligne jaune », qui délimite une « zone tampon » établie de facto à l'intérieur de laquelle ils occupent des dizaines de villages, mais la destruction y est néanmoins impressionnante.
Mona Khalil and colleagues are seen on their way to release baby sea turtles into the sea at a seashore in al-Mansouri village, near the southern city of Tyre, Lebanon, July 29, 2018 [Jamal Saidi/Reuters]
Pendant plus de 40 ans, Speedy, la tortue, a été considérée comme un mâle au sein de la famille.
Ses propriétaires n’avaient guère de raison d’en douter. Speedy adoptait régulièrement des comportements souvent associés aux tortues mâles, notamment donner des coups de tête contre des objets et essayer de grimper sur des éléments du jardin.
Cette conviction, installée depuis des années, a pris fin brutalement lorsque cette tortue grecque de 44 ans a soudainement pondu des œufs, laissant ses propriétaires sous le choc.
Ce qui avait commencé par une visite inquiétante chez le vétérinaire s’est vite transformé en une découverte remarquable, qui a complètement changé la vision de la famille sur son animal adoré.
Un comportement étrange a suscité des inquiétudes
La surprise a commencé lorsque Speedy s’est mise à agir de façon inhabituelle.
Sa propriétaire a remarqué que la tortue s’intéressait moins à la nourriture et passait un temps inhabituel à creuser des trous dans le jardin. Inquiets qu’un problème se cache derrière ce changement, ils ont organisé un examen vétérinaire.
Une radiographie a rapidement révélé la cause de ce comportement étrange.
Speedy portait des œufs.
Non seulement la tortue avait été mal identifiée pendant des décennies, mais elle se préparait aussi à pondre une ponte.
Peu après son retour à la maison après la visite chez le vétérinaire, Speedy a pondu plusieurs œufs, confirmant ce diagnostic inattendu.
Pourquoi il peut être difficile de déterminer le sexe d’une tortue
Même si cette histoire peut sembler insolite, elle n’a rien d’exceptionnel pour les propriétaires de tortues.
Déterminer le sexe de nombreuses espèces de tortues peut être compliqué, surtout lorsqu’elles sont jeunes. Les différences physiques entre mâles et femelles deviennent souvent plus visibles seulement à mesure que la tortue grandit.
Même alors, les variations individuelles peuvent parfois compliquer l’identification.
Certains comportements ne sont pas non plus des indicateurs fiables du sexe. Des actions souvent associées aux mâles, comme grimper sur des objets ou afficher un comportement territorial, peuvent aussi parfois être observées chez les femelles.
Résultat, certains propriétaires de tortues découvrent des années plus tard que leur animal n’est pas du sexe qu’ils pensaient au départ.
Y aura-t-il des bébés tortues ?
L’une des grandes questions maintenant est de savoir si les œufs de Speedy sont fécondés.
La famille pense que la seule occasion de fécondation a peut-être eu lieu lorsqu’elle a gardé la tortue mâle d’un ami pendant des vacances l’an dernier.
Les œufs ont été soigneusement enterrés et protégés pendant leur incubation.
Reste à savoir si des petits verront le jour, et il faudra peut-être encore plusieurs semaines avant d’avoir une réponse claire.
Il est important de rappeler que les tortues femelles peuvent pondre des œufs même sans accouplement. Dans ce cas, les œufs ne sont pas fécondés et ne donneront pas de jeunes tortues.
La présence d’œufs ne signifie donc pas forcément qu’il y aura des bébés.
Une longue vie réserve aussi de longues surprises
Cette histoire rappelle aussi à quel point les tortues peuvent vivre longtemps.
Les tortues grecques sont connues pour leur longévité impressionnante : beaucoup vivent plusieurs décennies, et certaines atteignent 80 ans ou plus lorsqu’elles sont bien soignées.
Parce que ces reptiles vieillissent lentement et peuvent rester en bonne santé pendant une grande partie de leur vie, des événements inattendus peuvent survenir même après de nombreuses années de présence dans un foyer.
Pour les familles qui élèvent des tortues, en prendre soin devient souvent un engagement de toute une vie, qui peut se transmettre sur plusieurs générations.
Pourquoi ce genre d’histoire fascine les amoureux des animaux
Si l’histoire de Speedy plaît autant, c’est parce qu’elle réunit deux éléments que les amoureux des animaux apprécient : un rebondissement inattendu et le rappel que même les animaux de compagnie les plus familiers peuvent encore nous surprendre.
Après plus de quatre décennies ensemble, ses propriétaires pensaient tout savoir ou presque sur leur tortue. Pourtant, une simple visite de routine chez le vétérinaire a révélé quelque chose d’entièrement inattendu.
Que les œufs éclosent ou non, l’histoire de Speedy met en lumière la biologie remarquable des tortues et le fait que certains animaux continuent de déjouer nos certitudes bien après qu’on pense les connaître.
Pour cette famille, un animal qu’elle connaissait depuis 41 ans est soudain devenu un peu plus mystérieux, et sans doute encore plus remarquable.
23 Mai 2026
, Rédigé par Marine
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#Tortues
La Journée mondiale de la tortue 2026 met une fois de plus sous les projecteurs l’un des animaux les plus anciens et les plus fascinants de la planète. Ces reptiles, capables de survivre des millions d’années et même de dépasser l’extinction des dinosaures, sont aujourd’hui confrontés à certaines des plus grandes menaces de leur histoire dues à l’activité humaine.
La pollution, le plastique, la destruction des écosystèmes et le braconnage provoquent un déclin inquiétant des populations de tortues dans le monde. C’est pourquoi la Journée mondiale de la tortue 2026 vise à sensibiliser la société à l’importance écologique de ces espèces et à la nécessité urgente de protéger leurs habitats naturels.
Journée mondiale de la tortue 2026 : des espèces anciennes menacées par l'activité humaine
La Journée mondiale de la tortue 2026 est célébrée chaque 23 mai et vise à sensibiliser à la protection de l'un des plus anciens reptiles de la planète, aujourd'hui gravement menacé par la pollution, le plastique et la destruction de son habitat.
Ces anciens reptiles régulent la croissance des invertébrés marins et nettoient les prairies végétales sous-marines. Leur survie à l’état sauvage fonctionne comme un baromètre écologique infaillible pour évaluer la qualité environnementale des océans de la planète.
Les déchets plastiques qui finissent dans la mer provoquent des ravages dans leur système digestif, car les tortues les prennent pour des méduses et les mangent. Les captures accidentelles de la pêche tuent des milliers de spécimens et l'urbanisation des côtes détruit leurs sanctuaires de reproduction.
Journée mondiale de la tortue 2026 : des reptiles présents sur Terre depuis plus de 200 millions d'années
La Journée mondiale de la tortue 2026 rappelle que les tortues constituent l'un des groupes de reptiles les plus anciens de la planète. Ils habitent la Terre depuis plus de 200 millions d’années et ont su s’adapter à des écosystèmes très différents.
Il existe actuellement environ 360 espèces, dont des tortues terrestres, aquatiques et marines. Certaines vivent dans les océans, d’autres dans les rivières et les lacs, tandis que certaines espèces terrestres habitent les forêts, les jungles ou les zones arides.
Les tortues appartiennent au groupe des chéloniens et possèdent une carapace caractéristique composée de plaques osseuses et d'écailles de kératine qui servent de protection et de réserves minérales.
De plus, ils se distinguent par leur extraordinaire longévité. Certaines espèces peuvent vivre bien au-delà de 100 ans, devenant ainsi parmi les vertébrés les plus longs de la planète.
Les tortues jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes
Les tortues remplissent des fonctions écologiques fondamentales dans les environnements terrestres et aquatiques. Dans les océans, ils contribuent à maintenir l’équilibre des écosystèmes marins en contrôlant les populations de méduses, en nettoyant les restes organiques et en favorisant la santé des prairies et récifs sous-marins.
La Journée mondiale de la tortue 2026 souligne également son importance pour la biodiversité. De nombreuses espèces contribuent au transport des graines et des nutriments entre différents habitats, contribuant ainsi à l'équilibre naturel de nombreux écosystèmes.
Les tortues marines, par exemple, sont des indicateurs d’une bonne santé environnementale, car elles dépendent de mers propres et d’écosystèmes équilibrés pour survivre.
La pollution et le plastique menacent les tortues
L'un des principaux messages de la Journée mondiale de la tortue 2026 est d'avertir des graves menaces qui pèsent sur ces animaux en raison de l'activité humaine.
La pollution marine et notamment les déchets plastiques représentent l’un des plus grands dangers pour les tortues marines. Beaucoup confondent les sacs et fragments de plastique avec de la nourriture, ce qui provoque des obstructions internes, la malnutrition, voire la mort.
De plus, de nombreux spécimens se retrouvent piégés dans des filets, des anneaux en plastique, des cordes ou des débris flottants qui les empêchent de nager ou de se nourrir normalement.
À cela s’ajoutent la destruction des plages de ponte, l’urbanisation côtière, le changement climatique et la pêche accidentelle lors des captures commerciales.
Plus de la moitié des espèces sont en danger d'extinction
La Journée mondiale de la tortue 2026 vise également à sensibiliser à la situation critique de conservation que connaissent de nombreuses espèces.
Selon les données de la Liste rouge de l'UICN, plus de la moitié des espèces de tortues mondiales sont menacées. Certains sont répertoriés comme vulnérables, d’autres comme en danger et plusieurs comme étant en danger critique d’extinction.
Le braconnage, le commerce illégal d’animaux exotiques et la consommation de viande et d’œufs continuent de toucher gravement de nombreuses populations.
Certaines espèces emblématiques, comme l'ara de Spix parmi les oiseaux ou certaines tortues géantes des îles, ont subi des effondrements de population extrêmes sous la pression humaine.
Que pouvons-nous faire pour aider les tortues ?
La Journée mondiale de la tortue 2026 insiste sur le fait que de petits changements quotidiens peuvent contribuer de manière significative à sa conservation.
Réduire la consommation de plastiques à usage unique est l’une des mesures les plus efficaces pour éviter que les déchets ne finissent dans les mers et les rivières. Il est également essentiel de recycler correctement et d'éviter de laisser des déchets sur les plages ou dans les espaces naturels.
Les experts recommandent également de ne pas acheter de tortues exotiques comme animaux de compagnie ni d’acheter des produits fabriqués avec des parties de ces animaux.
Une autre mesure clé consiste à soutenir des projets de conservation marine et à participer aux campagnes de nettoyage des côtes et des zones humides.
Les recensements internationaux avertissent que la majorité de ces chéloniens sont confrontés à un risque imminent de disparition définitive. Le trafic clandestin de spécimens exotiques et le pillage des nids accélèrent l'effondrement des populations indigènes.
Changer les habitudes de consommation du jetable stoppe l’accumulation de déchets mortels dans les milieux fluviaux et maritimes. Le rejet du commerce des espèces sauvages et le volontariat environnemental des citoyens constituent des outils essentiels pour inverser cette crise biologique.
L'importance de la Journée mondiale de la tortue 2026
La Journée mondiale de la tortue 2026 rappelle l'énorme importance écologique des animaux qui font partie des écosystèmes de la planète depuis des millions d'années. Cependant, la pression humaine met leur survie en danger à un rythme alarmant.
La pollution, le plastique, la destruction des habitats et l’exploitation illégale menacent de nombreuses espèces dans le monde. Protéger les tortues, c’est aussi prendre soin des océans, des rivières et des écosystèmes essentiels à la vie.
La conservation de ces anciens reptiles dépend désormais de la capacité humaine à réduire leur impact environnemental et à garantir des espaces naturels sûrs où les tortues peuvent continuer à exister pendant des millions d'années supplémentaires.
Que célèbre-t-on lors de la Journée mondiale de la tortue 2026 ?
La Journée mondiale de la tortue est une journée internationale visant à sensibiliser à la conservation des tortues et aux dangers qui menacent leur survie.
Pourquoi les tortues sont-elles en danger ?
Principalement à cause de la pollution, du plastique, de la destruction de l’habitat, de la pêche accidentelle et du commerce illégal.
Combien d’espèces de tortues existe-t-il ?
Il existe actuellement environ 360 espèces, dont des espèces terrestres, marines et d'eau douce.
Combien de temps une tortue peut-elle vivre ?
De nombreuses espèces dépassent les 50 ans et certaines peuvent vivre plus de 100 ans.
Comment pouvons-nous contribuer à leur protection ?
Réduire l'utilisation de plastiques, recycler, éviter de polluer les mers et les rivières et soutenir des projets de conservation.
L'entrée Journée mondiale de la tortue 2026 : menaces, curiosités et comment les protéger a été publiée pour la première fois sur ECOticias.com.
15 Mai 2026
, Rédigé par Marine
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#Tortues
Sur l’île protégée de Golem Grad, en Macédoine du Nord, les tortues d’Hermann sont en train de s’autodétruire. En cause : la brutalité des mâles, qui épuisent les femelles et les poussent régulièrement du haut des falaises. De ce fait, on compte aujourd’hui cent mâles pour une seule femelle capable de pondre. Cette situation est l’unique exemple de suicide démographique à l’état sauvage connu à ce jour.
Les populations animales de grande taille qui vivent dans des environnements favorables, stables et protégés n’ont aucune raison de s’éteindre. À moins qu’une catastrophe, telle qu’un incendie dévastateur, la destruction de leur habitat ou une surexploitation, n’anéantisse tous les individus ou affaiblisse la population, la rendant vulnérable aux maladies et à d’autres perturbations et aléas.
À l’abri des falaises escarpées qui bordent l’île de Golem Grad, sur le lac Prespa, en Macédoine du Nord, les tortues d’Hermann orientales (Testudo hermanni boettgeri) grouillent sur le plateau boisé. Elles se prélassent au soleil le matin, pâturent dans les prairies et se reposent, se courtisent ou s’accouplent en poussant de petits cris aigus. De prime abord, rien ne semble mettre en danger cette population.
Comme pour d’autres espèces à longue durée de vie, un taux de survie élevé des adultes est essentiel au maintien des populations. Sur Golem Grad, les adultes n’ont pas de prédateurs, car ni les sangliers, les chiens, les rats ou les humains ne vivent sur cette île strictement protégée. Le climat méditerranéen d’altitude est également clément pour les reptiles.
Tous ces facteurs expliquent probablement l’extraordinaire densité de population d’environ 50 individus par hectare, la plus élevée connue pour les tortues. C’est d’ailleurs la facilité d’observation des tortues qui est à l’origine du suivi de terrain mis en place depuis 2008, fruit d’une collaboration scientifique fructueuse entre la Macédoine du Nord, la Serbie et la France. Ce programme de suivi à long terme a reçu le label SEE-Life du CNRS en 2023.
Mais les apparences sont trompeuses : cette population est dans un état critique. Les nombreuses données démographiques, comportementales, physiologiques et expérimentales recueillies pendant près de vingt ans montrent que, bien que très active sur le plan sexuel et reproducteur,cette population est en train de se suicider !
Le suicide démographique
Le suicide démographique est un processus théorique, étrange et contre-intuitif. Les conditions de son existence sont particulières. Pour une espèce donnée, il faut imaginer une population à forte densité où les accouplements violents menacent la survie des femelles. Cela conduirait progressivement à un déséquilibre du sex-ratio (proportion de mâles et de femelles dans une population), un excès de mâles, aggravant la pression sur des femelles toujours moins nombreuses et toujours plus harcelées, ce qui finirait par déclencher un cercle vicieux menant à la disparition des femelles et, à terme, à l’extinction.
Les systèmes d’accouplement coercitifs et violents sont courants dans la nature. Généralement, les mâles harcèlent les femelles jusqu’à obtenir l’accouplement, les blessant parfois. Dans certains cas, ces comportements peuvent entraîner la mort des femelles, comme chez les éléphants de mer, les moutons sauvages, les écureuils gris, les loutres, les cerfs, les grenouilles rousses, les drosophiles, les humains… Toutefois, de telles issues fatales ne profitent pas aux mâles qui n’auront pas de descendance si la femelle meurt lors de l’accouplement. Ces comportements sont ainsi mal adaptatifs et restent marginaux.
Différents mécanismes de régulation bloquent également l’émergence d’un cercle vicieux ou vortex d’extinction. Les femelles peuvent déployer un large éventail de stratégies d’évitement et de défense, telles que se cacher, rechercher la protection d’un mâle dominant ou former des alliances.
Par ailleurs, les mâles les plus violents produisent en général moins de descendants que ceux qui épargnent les femelles, leurs traits comportementaux ont donc moins de chance de persister au cours du temps. En outre, lorsqu’ils sont en surdensité, les mâles ont tendance à immigrer, ce qui relâche la pression sur les femelles. Ainsi, les conflits entre les sexes dans les systèmes d’accouplement coercitifs sont résolus par des équilibres efficaces, sans escalade.
Cependant, de rares expériences impliquant des animaux étudiés en captivité ont montré que les mâles peuvent avoir un fort impact négatif sur les populations lorsque le sex-ratio et la densité de population sont artificiellement biaisés et augmentés. Chez une crevette japonaise, l’excès de mâles réduit la fécondité des femelles tout comme les occasions de s’accoupler. Chez le lézard vivipare, les mâles en surnombre deviennent agressifs ce qui diminue la fécondité comme la survie des femelles.
Dans les conditions naturelles, la réalité écologique, comportementale et évolutive des populations est plus complexe : les femelles peuvent s’enfuir, par exemple, et il n’y a aucune raison pour que le sex-ratio et la densité de population atteignent des extrêmes.
Aucun suicide démographique n’avait jusque-là été observé dans la nature. Les tortues de Golem Grad, qui scient la branche sur laquelle elles se tiennent, apportent ainsi le premier exemple qui défie la règle : les mâles sont en train d’éliminer les femelles !
Qu’est-ce qui dérègle la population de Golem Grad ?
Quelques éléments sur les comportements sexuels et une comparaison avec une population témoin sont utiles pour comprendre ce qui se passe à Golem Grad.
Chez les tortues terrestres, le système d’accouplement est coercitif : les mâles poursuivent les femelles, les cognent, les mordent parfois jusqu’au sang et, en ce qui concerne les tortues d’Hermann orientales, les piquent au niveau du cloaque avec leur longue queue pointue jusqu’à ce qu’elles capitulent.
Comme les tortues d’Hermann abondent en Macédoine du Nord, nous avons donc pu étudier une autre population très dense située sur les bords du lac à 4 kilomètres de l’île. Génétiquement très proche de celle de Golem Grad, elle vit dans un environnement protégé et sans falaise. Les femelles sont grandes, lourdes (beaucoup pèsent entre 2,5 kg et 2,9 kg) et très fécondes comme le montrent les radiographies. Un peu plus nombreuses que les mâles, elles résistent efficacement à leurs assauts intermittents. Aucun problème démographique n’y a été détecté, les projections démographiques suggèrent un accroissement de la population
Mais à Golem Grad, la situation est bien différente. Sur le plateau, plus de 700 mâles adultes patrouillent à la recherche de la quarantaine de femelles adultes. Par ailleurs, si les conditions physiologiques et environnementales ne sont pas adéquates, une femelle tortue d’Hermann peut très bien ne pas pondre d’œufs après un accouplement. Si elles sont, par exemple, trop maigres et trop stressées, les femelles n’arrivent à accumuler de réserves dans les follicules ovariens et les œufs ne se développent pas.
Il y a donc en réalité plus de 100 mâles par femelle capable de pondre. Pourtant, l’étude des nouveau-nés et des juvéniles montre que le sex-ratio n’est pas biaisé à la naissance. Les mâles en surnombre agissent souvent en meute de trois à huit. Ils harcèlent les femelles à longueur de journée, les blessent et se couchent à côté d’elles le soir, prêts à recommencer le lendemain. Les femelles n’ont pas beaucoup de répit ni assez de temps pour s’alimenter. Elles sont maigres (très peu dépassent 1,6 kg, le maximum étant 1,75 kg) et produisent, quand elles le font, deux fois moins d’œufs que celles de la population témoin.
Ne pouvant fuir, elles sont régulièrement acculées sur le bord des falaises, les mâles insistants les poussent dans le vide. Un GPS avec un accéléromètre installé sur une femelle a ainsi enregistré sa chute de plus de 20 mètres, le 18 juillet 2023 ; elle est morte brisée en deux avec ses trois œufs.
Depuis le début de l’étude, nous identifions toutes les tortues retrouvées mortes sur le terrain où les carapaces se conservent longtemps. Parmi les femelles décédées, 22 % ont fait une chute mortelle, cette proportion est de 7 % chez les mâles.
Avec des collègues britanniques, nous avons également mis au point une horloge épigénétique, mesurant l’âge des individus grâce à une prise de sang. Les plus vieux mâles ont plus de 60 ans, la plus vieille femelle 35 ans. Ces résultats sont cohérents avec les analyses morphologiques, de croissance et démographiques. Le taux de survie est anormalement bas chez les femelles, et ce problème est causé par la brutalité des mâles.
Au fil du temps, la baisse du nombre des femelles adultes et de leur fécondité freine le recrutement. Nous avons ainsi pu identifier sur le terrain 45 femelles adultes en 2009, puis 37 en 2010, 20 en 2024 et seulement 15 en 2025.
Or, il faut environ quinze ans à une femelle pour atteindre l’âge adulte. Frustrés par le manque de partenaires sexuels, les mâles s’accouplent donc avec d’autres mâles, des cadavres, des pierres et des femelles immatures. Ils impactent ainsi précocement leur survie et aggravent le problème démographique. Il est possible de modéliser le fonctionnement de la population en intégrant les paramètres ci-dessus. Il est aussi possible de faire des prédictions.
La dernière femelle pourrait mourir en 2083, les mâles persisteront des décennies, car ces tortues peuvent vivre plus de quatre-vingts ans, puis finiront par mourir à leur tour. Il s’agit d’une prédiction, peut-être que la population actuellement au bord de l’extinction va se redresser, même si nous ne voyons pas comment. Si le rythme de vie très lent des tortues nous a offert la chance d’observer un vortex d’extinction dans la nature, et donc de vérifier une théorie étrange, c’est surtout le suivi de terrain intensif qui nous a apporté les données et l’inspiration.
À l’occasion de la sixième édition du Prix de photographie environnementale de la fondation prince Albert II, les images primées racontent la fragilité du vivant et des violences humaines. Pour cette édition, le grand prix de photographe environnemental de l’année a été attribué à Britta Jaschinski pour son œuvre Handprint on sea turtle. Spécialisée dans les crimes contre la nature, la photographe allemande propose une image à double lecture. À première vue, une tortue marine évolue dans son élément. Mais sous lumière ultraviolette, une empreinte humaine apparaît sur sa carapace. Réalisée au Royaume-Uni avec l’appui de la police scientifique spécialisée dans la faune, cette photographie révèle les traces invisibles laissées par le trafic d’animaux. Le procédé utilisé repose sur une technique médico-légale innovante : un colorant fluorescent capable de faire apparaître empreintes, fluides biologiques ou résidus invisibles à l’œil nu. Une méthode qui transforme l’image en preuve, au service des enquêtes contre le braconnage. Parmi les autres lauréats, Fernando Faciole s’est imposée dans la catégorie « humanité contre nature », Henley Spiers dans « océan », et Vadim Makhorov dans « régions polaires ». Le Français Arnaud Farré a signé un doublé : récompensé pour Spirits of the falls dans la catégorie « forêts » et distingué par le Prix des lycéens pour Up is down. Cette dernière image, capturée à La Réunion, montre une baleine à bosse et sa progéniture disparaissant dans les profondeurs. Le Prix du public est revenu à Doug Gimesy pour sa photo d’un koala victime d’une collision routière. Intitulée Koalas are dying for you to slow down, cette image rappelle une réalité quotidienne en Australie. Au total, 36 clichés composaient la sélection officielle. Sept ont été distingués dans les différentes catégories. Toutes ces œuvres seront exposées sur la Promenade du Larvotto du 28 mai au 30 juillet 2026.
27 Février 2026
, Rédigé par Marine
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#Tortues
Des travaux de rénovation effectués il y a une dizaine d'années ont peut-être enseveli une tortue à pattes rouges, qui a été découverte par des habitants et relâchée dans la nature après une longue réhabilitation vétérinaire.
Découverte lors d'une inspection de fuite dans une maison d'Itacajá, au nord-est du Tocantins, une tortue à pattes rouges a retrouvé la nature après avoir passé une dizaine d'années sous le plancher d'une habitation. L'affaire, qui a débuté en février 2025, s'est conclue par la remise en liberté de l'animal en septembre, après un long processus de réhabilitation mené par l'équipe du Centre de la faune sauvage (CEFAU).
La propriétaire, Luiza Coelha da Cruz Aguiar, âgée de 60 ans, a indiqué que l'animal était probablement là depuis les derniers travaux de rénovation, effectués dix ans auparavant. Ainsi, l'histoire de cette tortue, affectueusement surnommée Donatello, a mobilisé les spécialistes et mis en lumière la capacité de ce reptile à survivre dans des conditions extrêmes.
Sept mois de soins et d'adaptation
Après son sauvetage, l'animal a été conduit à l'Institut de la Nature du Tocantins (Naturatins), où il a reçu tous les soins vétérinaires nécessaires. Le processus comprenait des examens, une alimentation contrôlée et même la réparation de sa carapace, déformée par la longue période passée enfouie.
En juillet, cinq mois après le début de sa réhabilitation, la remise en liberté était envisageable. Toutefois, des ajustements étaient encore nécessaires. Selon les biologistes qui ont soigné Donatello, son contact avec d'autres individus de la même espèce était essentiel à son retour dans son milieu naturel. La remise en liberté a eu lieu dans un lieu tenu secret, mais jugé propice à sa survie, lui permettant ainsi de vivre en liberté et en toute sécurité.
Survie souterraine impressionnante
La découverte fut presque fortuite. Lors d'une inspection du domicile de la résidente, celle-ci réalisa que ce qui semblait être un problème structurel était en réalité la présence d'une tortue vivante. On suppose qu'elle a été transportée sur place avec une cargaison de terre utilisée pour la rénovation de la propriété.
La résistance de l'animal s'explique biologiquement. Reptile au métabolisme lent, la tortue peut survivre longtemps sans être nourrie constamment. De plus, elle peut entrer en estivation, une forme de dormance qui survient dans les climats chauds et secs, lui permettant de conserver son énergie et de réduire considérablement son activité métabolique.
Donatello mesurait 35 centimètres de long sur 29 centimètres de large et pesait près de trois kilogrammes. Malgré son état lors de sa découverte, sa taille a été jugée convenable et la déformation de sa carapace a été corrigée en partenariat avec UniCatólica.
Un reptile à métabolisme lent a survécu à des conditions extrêmes. Photo : Naturatins/G1
Pour l'équipe du CEFAU, des histoires comme celle-ci soulignent l'importance des centres de réhabilitation et du retour des animaux dans leur milieu naturel chaque fois que cela est possible. Comme l'a souligné le coordinateur : « Lorsque l'animal est en bonne santé et présente le comportement attendu de son espèce, la priorité est toujours la liberté.
6 Décembre 2025
, Rédigé par Marine
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#Tortues
Le Mexique a enregistré en 2025 l’une des saisons les plus réussies en matière de conservation des tortues marines, avec la libération de 142 947 bébés tortues en mer et la prise en charge de 1 678 nids sur les plages de la Riviera Maya, selon la Fondation Eco-Bahía Mexique.
Avec la saison encore en cours, il reste encore des nids actifs sur les plages, y compris :
474 nids de tortue caouanne.
1 204 nids de tortue blanche/verte.
Parmi les près de 143 000 bébés tortues comptabilisés :
41 879 appartiennent à la tortue caouanne (Caretta caretta).
101 068 correspondent à la tortue blanche/verte (Chelonia mydas).
Le directeur de la Fondation, Luis Verdín, a souligné la « grande responsabilité que nous avons en tant que gardiens de l’une des espèces les plus emblématiques des Caraïbes » et a salué l’engagement de l’équipe composée de cinq techniciens de terrain et de cinq étudiants en ingénierie environnementale de l’Université Autonome du Chiapas (UNACH).
Mexique : refuge de six espèces de tortues marines
Le pays abrite six des sept espèces de tortues marines du monde, toutes protégées et en danger d’extinction :
Tortue Verte (Chelonia mydas) : distribuée dans le Golfe du Mexique et les Caraïbes, surveillée à Veracruz, Campeche et Quintana Roo.
Tortue Luth (Lepidochelys kempii) : espèce endémique de Tamaulipas.
Tortue Olive (Lepidochelys olivacea) : présente sur les côtes du Pacifique.
Tortue Luth (Dermochelys coriacea) : habite dans les eaux de l’océan Pacifique.
Tortue Caouanne (Caretta caretta) : localisée dans la Péninsule du Yucatán.
Tortue Imbriquée du Pacifique (Eretmochelys imbricata) : distribuée au Yucatán et sur les côtes du Pacifique.
Menaces auxquelles font face les tortues marines
Malgré les progrès, les tortues marines continuent de faire face à de graves menaces :
Braconnage et pillage des nids.
Destruction des habitats de nidification et d’alimentation par l’urbanisation et le tourisme incontrôlé.
Pollution, comme celle enregistrée sur les plages de Nautla.
Pêche accidentelle, qui attrape accidentellement les tortues dans les filets et les hameçons.
Programmes de conservation au Mexique
Le pays a mis en œuvre divers programmes de protection et de conservation pour relever ces défis :
Centre Mexicain de la Tortue à Oaxaca, qui travaille à la protection d’espèces comme la tortue olive, noire et imbriquée.
Initiatives dans la Péninsule du Yucatán et sur les côtes du Pacifique, axées sur le suivi, la libération des bébés tortues et l’éducation environnementale.
Collaboration entre fondations, universités et communautés locales pour renforcer la conservation et promouvoir le tourisme durable.
La saison 2025 marque un jalon dans la conservation des tortues marines au Mexique, avec des chiffres records de bébés tortues libérés et de nids pris en charge. Ces résultats reflètent l’engagement collectif pour protéger les espèces en danger d’extinction, qui sont essentielles pour la santé des écosystèmes marins.
L’expérience montre que, malgré les menaces, la combinaison de science, éducation et participation communautaire peut avoir un impact positif et garantir que les plages mexicaines restent un refuge pour ces espèces millénaires.
La description d’une nouvelle espèce préhistorique issue du nord de la Syrie bouleverse les connaissances sur la répartition passée des tortues marines. L’animal fossile, daté avec précision grâce à des micro-organismes, révèle une histoire géologique insoupçonnée.
Les archives géologiques recèlent des fragments d’histoire capables de bouleverser notre compréhension du vivant. Chaque découverte majeure invite à reconsidérer les trajectoires évolutives admises. Au nord de la Syrie, un fossile d'une tortue marine récemment étudié ouvre une nouvelle fenêtre sur les origines de certains reptiles marins, bien au-delà des zones habituellement explorées.
Un trésor vieux de 50 millions d’années exhumé au nord de la Syrie
Au pied du plateau d’Alep, à proximité de la ville d’Afrin, une équipe internationale de paléontologues a mis au jour un spécimen fossile hors du commun. Issu de la carrière d’Al-Zarefeh, ce fossile de tortue a été mis au jour dès 2010, lorsqu’une explosion de dynamitage l’a projeté à la surface. Conservé pendant treize ans dans un simple bureau à Alep, il n’a alors révélé sa véritable valeur scientifique qu’après de longues années d’oubli.
Le spécimen présente une carapace complète, moulée en interne, accompagnée d’éléments du plastron, du bassin et des membres postérieurs. Malgré les conditions de conservation incertaines, l’ensemble est resté remarquablement préservé. Les mesures sont précises. La carapace atteint 53 centimètres de long pour 44 centimètres de large, preuve d’une morphologie déjà bien affirmée à l’époque.
Pour estimer l’âge du fossile, les chercheurs ont utilisé des foraminifères extraits des roches qui l’entouraient. Ces micro-organismes à coquille calcaire permettent de dater avec finesse les sédiments. Grâce à eux, le spécimen a pu être rattaché à l’Éocène inférieur, une période située environ 50 millions d’années en arrière, comme le rapporte SciTechDaily
Wafa Adel Alhalabi étudie le fossile de la nouvelle espèce de tortue.
Ce que révèle le fossile d’une tortue marine sur l’évolution des reptiles
Baptisé Syriemys lelunensis, ce nouveau taxon appartient à un groupe disparu de tortues à cou latéral, les Stereogenyini. Ce clade, dont les représentants vivaient plutôt en milieu marin qu'en eau douce, a longtemps posé des énigmes sur ses origines géographiques et son évolution. Il s'agit officiellement du premier vertébré fossile formellement décrit de Syrie.
Le fossile syrien présente plusieurs traits distinctifs, dont sept os neuraux étendus jusqu’à la septième côte, une plaque nuchale singulièrement étroite en avant et une encoche anale peu marquée. Ces caractéristiques permettent ainsi de le différencier nettement des autres espèces connues, comme l’indique la revue Papers in Palaeontology.
Jusqu’ici, les plus anciens représentants de ce groupe avaient été identifiés en Amérique ou en Afrique. L’échantillon syrien recule leur apparition d’au moins dix millions d’années, renforçant l’idée que ces reptiles pourraient avoir émergé dans le bassin méditerranéen. Une hypothèse qui gagne en crédibilité avec cette découverte inattendue dans une région peu explorée par les paléontologues marins.
Quand la science résiste à l’oubli dans un pays en guerre
Malgré la guerre et l’instabilité, la Syrie continue de révéler des découvertes importantes pour la science. Le projet autour de Syriemys lelunensis est né grâce à la persévérance de Wafa Adel Alhalabi, qui voulait redonner vie aux fossiles oubliés de son pays. Après sa formation à l’université de São Paulo, elle a alors dirigé les recherches avec une équipe internationale rassemblant des experts syriens, brésiliens, allemands, canadiens et libanais.
Avec la série d’articles intitulée “Recovering lost time in Syria”, ces chercheurs veulent éclairer des trésors scientifiques restés dans l’ombre durant les années de conflit. Leur travail dépasse la simple étude des fossiles. Il constitue un acte de résistance intellectuelle et il maintient le lien entre la mémoire géologique d’un territoire et celles et ceux qui s’efforcent de la transmettre.
Dans un pays où l’on a longtemps réduit au silence la parole scientifique, cette découverte ne représente pas seulement le fossile d’une tortue marine. Elle incarne désormais le symbole d’un savoir que des chercheurs exhumèrent avec la même minutie qu’ils mirent à dégager les couches sédimentaires qui le protégeaient.
C’est une histoire qui suscite des réactions ! Le 9 juillet 2025, nous vous racontions l’histoire de Pierrette, une petite tortue de terre qui avait été découverte au milieu des déchets le 1er juillet dans le centre de tri du Smédar à Rouen. L’animal, blessé, avait été recueilli par Jeanne, une employée. Mais depuis la médiatisation de cette affaire, de nombreuses personnes se manifestent, en se présentant comme les prétendus « propriétaires » de Pierrette.
« Une personne qui vit à Marseille nous a appelés »
Depuis la publication de l’histoire sur la page Facebook du centre de tri le 3 juillet, l’histoire a pris des proportions assez dingues. « Une personne qui vit à Marseille nous a appelés en nous disant qu’elle avait perdu sa tortue il y a trois ans, et que c’était peut-être la sienne », raconte la communication du Smédar.
Interrogée, l’entreprise confirme avoir reçu de nombreuses sollicitations de personnes justifiant que Pierrette était en réalité leur tortue : « Ce genre de tortue, c’est très recherché, il faut faire attention. Il y a un effet boule de neige sur les réseaux sociaux. »
Un homme se rend sur place pour récupérer la tortue
Autre exemple tout récent. Dans la matinée du jeudi 10 juillet, un homme s’est présenté en personne au centre de tri en disant qu’il voulait récupérer sa tortue. Mais Pierrette n’est ni pucée, ni déclarée, pas question de la donner à n’importe qui.
« On lui a dit que nous n’étions pas habilités à lui remettre un animal. On l’a renvoyé vers les autorités compétentes », présente simplement le Smédar.
Même si les messages de la part des prétendus propriétaires sont parfois insistants, voire agressifs, le Smédar tempère : « On a tout de même des messages bienveillants envers nos collègues qui ont sauvé la tortue. »
Et de conclure, entre lassitude et amusement : « Ce n’est pas notre métier de nous occuper de tout cela. Tout ce qui importe pour le moment, c’est que la tortue a été recueillie et qu’elle se porte bien.
Mercredi 2 juillet 2025, les agents du Smédar, l'entreprise de gestion des déchets du Grand-Quevilly, ont retrouvé une tortue sur une chaîne de tri. Elle avait été jetée dans un sac jaune. L'animal a été recueilli, soigné et nourri. Le Smedar condamne le geste.
Une tortue de terre a été retrouvée, mercredi matin, par les agents du Smédar sur la chaîne de tri de l'entreprise de gestion des déchets du Grand-Quevilly.
Jetée dans une poubelle jaune
"Sauvé in extremis d'une mort certaine, l'animal a été recueilli, soigné et nourri par nos collègues", indique le Smédar sur Facebook.
Sauvetage
Une tortue de terre a été retrouvée hier matin par les agents du @Smédar sur la chaîne de tri. Sauvée in extremis d'une mort certaine, l'animal a été recueilli, soigné et nourri par nos collègues.
Déposer un animal vivant dans une poubelle ? C'est impensable et inacceptable !
Des structures adaptées et des associations sont présentes sur le territoire pour accueillir ces animaux abandonnés.
Un rappel s'impose
Seuls les emballages, les papiers et les cartons sont à déposer dans votre bac ou sac jaune.
Nos collègues manipulent vos déchets recyclables arrivant au centre de tri. Pour leur sécurité, merci de bien respecter ces consignes !
On espère que la petite "Pierrette" se remettra de ses blessures et trouvera une famille qui saura prendre soin d'elle.
L'animal avait été abandonné et jeté dans un sac jaune. "Déposer un animal vivant dans une poubelle ? C'est impensable et inacceptable !, s'insurge le Smédar. Des structures adaptées et des associations sont présentes sur le territoire pour accueillir ces animaux abandonnés."
On espère que la petite "Pierrette" se remettra de ses blessures et trouvera une famille qui saura prendre soin d'elle.
Smédar
L'entreprise de gestion des déchets tient à rappeler que "seuls les emballages, les papiers et les cartons sont à déposer dans votre bac ou sac jaune".
Des tortues protégées
Ces tortues sont protégées par l'arrêté du 19 novembre 2007 qui fixe la liste des amphibiens et des reptiles protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
"Par conséquent, il est interdit de les acheter, de les vendre, de les donner, de les transporter et, bien évidemment, concernant les tortues de Hermann, de les prélever dans la nature et de les ramasser, qu'elles soient vivantes, blessées ou mortes", écrit 30 millions d'amis sur son site internet.
Cependant, pour ceux qui possèdent déjà ces tortues, l'arrêté du 10 août 2004 autorise leur détention sous certaines conditions :
jusqu'à six individus adultes avec une autorisation de détention auprès de la Direction des Services Vétérinaires (DSV) du département.
au-delà de six, un certificat de capacité et une autorisation d'ouverture (liste des pièces à fournir à retirer à la DSV) est nécessaire.
L’accident survenu début juin a provoqué la mort du pilote d’un petit avion de tourisme et d’un passager. Un rapport d’enquête révèle qu’ils cherchaient à éviter une collision avec une tortue.
Par Julie Bernichan Le 21 juin 2025 à 14h36
Le pilote d'un petit avion qui s'est écrasé près d'un aéroport de Caroline du Nord début juin a soulevé une roue après l'atterrissage pour éviter de heurter une tortue sur la piste (Illustration). LP/ OLIVIER BOITET
La manœuvre était risquée. Le 3 juin dernier, le pilote d’un avion de tourisme a tenté de relever une roue après avoir atterri sur une piste de l’aéroport Sugar Valley, à Mocksville, en Caroline du Nord. Il voulait éviter une tortue, révèle un rapport d’enquête préliminaire du National Transportation Safety Board (NTSB) relayé par l’Associated Press.
L’homme et un passager sont tragiquement décédés dans le crash de l’appareil, tandis qu’un deuxième passager a grièvement été blessé.
Une manœuvre déstabilisante
Selon le rapport, un opérateur radio a informé le pilote de l’Universal Stinson 108 de la présence de la tortue sur la piste, qu’il a repérée depuis la tour de contrôle. Lors de l’atterrissage, le pilote a relevé la roue droite pour éviter l’animal, puis a remis les gaz.
Une manœuvre qui a déstabilisé le petit appareil de tourisme. L’opérateur a entendu le pilote augmenter la puissance, avant que l’appareil ne disparaisse de son champ de vision.
Un employé qui tondait la pelouse au bout de la piste a indiqué aux enquêteurs avoir vu le pilote lever le train d’atterrissage droit de l’appareil pour éviter la tortue, puis les ailes osciller d’avant en arrière. Il a ensuite perdu de vue l’avion, avant d’entendre l’impact du crash et de voir de la fumée se dégager d’un bois à quelques mètres.
L’épave a été retrouvée coincée entre des arbres, en grande partie intacte, à l’exception de quelques morceaux de toile retrouvés dans un ruisseau voisin.
Ce rapport préliminaire détaille le déroulé des faits, sans déterminer la cause exacte de l’accident. Le rapport final n’est pas attendu avant deux ans.
Lentement mais surement, elle est arrivée dans notre calendrier. Aujourd'hui, nous célébrons la journée mondiale de la tortue.
"Rien ne sert de courir ; il faut partir à point"*
C'est l'organisation à but non lucratif American Tortoise Rescue qui a lancé la Journée mondiale de la tortue au début des années 2000 pour permettre de célébrer et protéger une des plus anciennes créatures au monde.
World Turtle Day®: il y a urgence !
Il faut avoir à l'esprit que les tortues font, elles aussi, partie des éspèces menacées. Les tortues terrestres et d'eau douce disparaissent rapidement en raison de 4 facteurs :
le commerce des animaux de compagnie
la contrebande directement liée à ce commerce
la popularité des aliments exotiques (eh oui, on mange de la tortue !)
la destruction de leur habitat
Les biologistes et autres experts de la biodiversité prédisent la disparition des tortues terrestres et d’eau douce sauvages d’ici 50 ans si rien n'est fait pour enrayer le phénomène.
Un petit reptile a été trouvé blessé près d'une poubelle de la ville. Les enquêteurs tentent d'identifier l'animal et son propriétaire.
Ce mardi 22 avril, à midi, un homme de 32 ans s'est présenté au commissariat de police de Schaffhouse avec une tortue mauresque. Il venait de la trouver sur le sol à côté d'une poubelle de la ville, sur la Mühlentalstrasse, en face de la fonderie d'acier.
La tortue avait une petite blessure sur le côté droit de sa carapace. L'origine de la blessure et l'identité de la tortue font l'objet d'une enquête en cours de la police de Schaffhouse.
Deux policiers ont emmené la tortue dans un refuge pour animaux pour soigner sa blessure et lui prodiguer des soins adaptés à son espèce. Ce reptile est une femelle d'une longueur de 12 cm et d'une largeur de 7 cm. Son âge n'a pas pu être déterminé, communique la police cantonale.
La tortue mauresque appartient au genre des tortues paléarctiques et est considérée comme en voie de disparition selon le règlement de protection des espèces de l'Union européenne.
Toute personne pouvant fournir des informations sur le propriétaire de la tortue est priée de contacter la police de Schaffhouse au +41 52 624 24 24.
Lorsque les tortues caouannes en captivité anticipent la nourriture, elles exécutent une petite danse : elles sortent la tête de l'eau, ouvrent la bouche, battent des nageoires et tournent en rond.
Non seulement ce « comportement de tortue dansante » est mignon, mais il a également été la clé d’une découverte scientifique importante réalisée par des chercheurs de l’UNC-Chapel Hill.
La prestigieuse revue scientifique internationale Nature a publié l'étude le 12 février. Kayla Goforth, récemment diplômée d'un doctorat au département de biologie du College of Arts and Sciences, est l'auteure principale de « Learned magnetic map cues and two mechanisms of magnetoreception in turtles ».
Dès le début de ses études supérieures à Carolina, Goforth fut fascinée par les tortues marines qui retournaient sans cesse aux mêmes sites d'alimentation tout au long de leur vie, malgré des déplacements pouvant atteindre 16 000 kilomètres à travers la planète. Elle émit l'hypothèse que ces tortues utilisaient le champ magnétique terrestre pour mémoriser des zones géographiques spécifiques qu'elles associaient à la nourriture, et mit au point une expérience au laboratoire Lohmann du département de biologie, dirigé par le couple Kenneth et Catherine Lohmann.
« Kayla s'est demandée si nous pouvions amener les tortues à associer la signature magnétique d'une zone géographique à la nourriture, et ainsi reproduire ce comportement de danse », explique Kenneth Lohmann, professeur émérite de biologie Charles P. Postelle Jr. « Elle a vraiment pris les devants. Au début, je n'étais pas du tout sûr que cela fonctionnerait, mais nous étions ravis qu'elle essaie, et le résultat a été remarquablement concluant. »
C’est au Folgoët, dans le Finistère, que se situe l’un des deux refuges de tortues de France, avec celui de Vergèze, dans le Gard. Avec un maigre budget de fonctionnement de seulement 3 000 € par an, cette association accueille 400 tortues et se sent prête, après s’être relevée de la tempête Ciaran, à doubler sa capacité d’accueil. Reportage.
Un bâtiment sans fioritures, un panneau discret, nous sommes en pleine campagne du Nord-Finistère, quelque part entre Brest et la côte des Légendes. Derrière ces murs résident 400 tortues du monde entier, « une vingtaine d’espèces au total », précise le président et créateur de SOS tortue Bretagne en 2016, David Manceau.
Leur provenance ? « Cet animal vit entre 40 et 80 ans et sa longévité favorise les abandons. Au bout d’un certain nombre d’années, certains propriétaires ne peuvent plus les garder. D’autres ont été saisies par l’administration », répond David Manceau. Sans compter les reproductions illégales.
Au Folgoët, ces dernières se comptent par dizaines et sont prises en charge par Camille Verbeque, vétérinaire. « Je pratique les identifications obligatoires. Je regrette qu’on ne soit pas mieux accompagnés par les autorités et qu’on n’ait pas plus de moyens. On a une responsabilité », insiste celle qui, bien que professionnelle, est bénévole pour cette mission.
« On a appris à faire et on va vite »
Comme elle, ils sont 25 volontaires actifs, dont une partie a participé à la reconstruction avec la tempête Ciaran. « On avait pensé à tout abandonner, mais on a tout refait », souffle David Manceau. Actuellement, chaque semaine, une poignée d’entre eux participe à la construction de bassins en plein air pour accueillir des tortues aquatiques classées dangereuses, car « les mâles peuvent s’entretuer », précise David Manceau.
Pelle à la main, Guy Le Rest ne manque pas de motivation, en dépit du crachin et du froid. « Je suis bénévole depuis cinq ans. À force, on a appris à faire et on va vite », commente-t-il.
Vers un agrandissement ?
Les bénévoles, c’est la force du refuge qui ne peut pas, pour l’instant, se payer de salariés. « Notre budget de fonctionnement est de 3 000 € par an. En dépit de nos demandes, on n’a aucune subvention et on ne vit que des dons », regrette le président du refuge.
Cela n’empêche pas cet amoureux des tortues de poursuivre ses projets, alors que le troisième refuge de France, près de Toulouse, vient de baisser le rideau. L’infirmier de métier vient de déposer un dossier auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) afin d’augmenter sa capacité d’accueil et prendre en charge 400 tortues de Floride supplémentaires. « Je veux limiter les euthanasies. » Avec quels moyens ? « Si ça fonctionne, on fera cinq bassins supplémentaires. C’est la rencontre entre passionnés qui nous emmènent au bout des projets. »
Le 20 janvier, sur l'île Heron en Australie, des baigneurs ont découvert une tortue verte albinos d'une rareté exceptionnelle, peu après son éclosion. L'animal a survécu à une attaque de mouette, qui l'a laissé tomber, lui permettant de poursuivre son chemin vers la mer. Les tortues vertes albinos ont une chance sur 100 000 de naître. Cependant, leur vision affaiblie et l'absence de camouflage naturel diminuent considérablement leurs chances de survie dans la nature.