Ce mercredi 29 juillet au matin, alors qu’il se prépare à partir en mer, Éric Le Gall ne se doute pas encore de la chance incroyable qui va l’accompagner dans les heures à venir.
Au large de La Rochelle, l’observation « rarissime » d’une tortue luth en plein repas
Une équipe de plongeurs, en mer pour faire de l’archéologie sous-marine dans le pertuis Breton, est tombée sur une tortue luth grignotant des méduses, ce mercredi 29 juillet. Récit de ce moment magique
Au programme, avec quatre autres personnes, il embarque sur son bateau à moteur pour une sortie d’archéologie sous-marine. Sa belle-sœur, présente, lui demande alors quel animal il aimerait croiser aujourd’hui. « Une tortue luth, ce serait quand même sympa », lui répond l’apnéiste, qui plonge depuis des décennies dans le secteur et n’en a jamais observé. L’animal, espèce menacée et protégée, est la plus grosse tortue marine et peut peser entre 300 et 900 kg.
Une demi-heure plus tard, en fin de matinée, les passagers du bateau aperçoivent quelque chose à la surface. Ils sont alors entre la pointe du Lizay, sur l’île de Ré, et celle du Groin du Cou, en Vendée, dans le pertuis Breton. En s’approchant, ils comprennent qu’il s’agit d’une tortue luth ! « Elle était en train de manger une méduse. Elle en ramenait régulièrement à la surface pour les boulotter. »
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Pour la tortue, c’était l’heure de la chasse aux méduses, nombreuses en ce moment dans les eaux des pertuis charentais. E. L. G.
« Des conditions idylliques »
La mer est d’huile, les conditions sont parfaites pour se laisser aller à l’observation de la grosse tortue, tout en s’assurant évidemment de ne pas la déranger. Coup de chance, encore un, comme l’équipage était en route pour une plongée autour d’une épave, il a tout le matériel pour faire des images sous-marines, à savoir une GoPro et un appareil photo adapté. « Il y avait deux plongeurs qui étaient équipés et prêts à plonger, donc on les a mis dans l’eau avec. »
Connu pour avoir mis au jour une mystérieuse épave au large de l’île de Ré en 2015, Éric Le Gall ne peut que savourer ce nouveau moment magique. « Ce type d’observation est rarissime, surtout dans des conditions idylliques comme celles-ci. » Peut-être s’agissait-il de la même tortue luth que celle vue par des plaisanciers en 2017, dans le pertuis d’Antioche, plus au sud. Les tortues luth peuvent vivre jusqu’à 50 ans.
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