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Expressions pittoresques ou la quintessence de la sapience

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"Prendre la poudre d'escampette": s'enfuir, se sauver, décamper
Origine:
L’expression puise ses origines dans le verbe escamper. Vieux terme français, « escamper » signifie se sauver rapidement. Dès lors, la formule s’identifie à l’idée de partir précipitamment. Bien que le terme soit ancien, la combinaison avec « poudre » est apparue plus tard dans l’usage. La « poudre » reste une énigme, bien qu’on suppose qu’elle se réfère à l’image des sprints rapides, créant un petit nuage temporel. D’autres voient là une métaphore de l’agilité, une manière subtile de fausser compagnie en douceur.
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"À la Saint-Glinglin": jamais
Origine: La "Saint Glinglin" semble être née vers 1897 suite à la déformation du mot "seing" (signal). En ancien français, ce nom issu du latin "signum" était utilisé pour désigner un bruit de cloche, et plus tard la cloche elle-même. Le terme "Glinglin" proviendrait quant à lui des verbes "glinguer" et "ginglier" (dialecte de l’est de la France) signifiant "sonner" ou "résonner". Il se serait donc agit à l’époque de jouer sur les mots et promettre une chose pour la Seing Glinglin (moment où la cloche sonnera) et non à une date du calendrier où l’on aurait fêté le Saint Glinglin.
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"Mouton de Panurge": désigne un suiveur, c’est-à-dire quelqu’un qui, par son caractère ou son comportement, suit niaisement l’opinion de la majorité sans utiliser sa propre faculté de jugement.
Origine: La locution nominale mouton de Panurge nous vient du milieu littéraire et fait référence à une mention de l’auteur François Rabelais dans son roman Quart Livre, publié en 1552. Si elle n’est certes pas explicitement mentionnée, l’expression reprend en revanche l’histoire qui y est mentionnée.
Lors d’un voyage en mer, Panurge, rusé compagnon du célèbre personnage principal Pantagruel, est en proie à un différend avec un marchand de moutons, prénommé Dindenault. Panurge lui propose de lui acheter un mouton en signe d’apaisement : cependant, Dindenault souhaite lui céder l’un de ses ovidés à un prix bien trop excessif, prétextant que son troupeau est de la même race que le bélier à la toison d’or.
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"Jeter l'argent par la fenêtre": c’est dépenser son argent sans compter, de manière irréfléchie. L’expression s’emploie lorsqu’une personne achète des choses inutiles, mène un train de vie excessif ou fait preuve d’un grand manque d’économie.
Elle appartient au registre courant et comporte souvent une nuance critique. On l’utilise notamment pour parler d’achats impulsifs, de dépenses de luxe ou d’un comportement jugé irresponsable sur le plan financier
Origine: Au XVIe siècle, il était courant de jeter par la fenêtre quelques pièces de monnaie aux mendiants de passage, de même qu’on s’y débarrassait des détritus les plus divers. L’image de l’argent lancé dehors, comme une chose sans valeur, a ainsi progressivement donné naissance à cette expression aujourd’hui synonyme d’excès et de prodigalité.
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"Ne pas se moucher du coude": Se donner trop d’importance. Ne pas être dupe, être intelligent, habile.
Origine: Au XVIe siècle, "mouchait du pied" désignait quelqu'un d'influençable jusqu'à la niaiserie. Puis dès le XVIIe, le sens a changé, les troubadours (basse extraction), dans leur grande souplesse, pouvaient placer leurs pieds près de leur nez. Leur maître de la haute société au contraire ne pouvait se moucher du pied. Désormais, l'expression exprime l'ironie et sert à se moquer des prétentieux.
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"Cela fait la rue Michel": Cela suffit, le compte y est.
Origine: L'expression est apparue lorsque la rue "Michel" fut nommée, c'est-à-dire au début du XIXe siècle. Elle vient du langage employé par les conducteurs de fiacre. Lorsque ces derniers déposaient leurs passagers dans cette rue, et une fois le transport payé, les conducteurs leurs disaient cette expression pour leurs signaler que le compte est bon.
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"Le coup de Jarnac": fait référence à une manœuvre astucieuse ou à une action inattendue qui permet de surprendre ou de déstabiliser un adversaire
Origine:
Au 16ᵉ siècle, la cour des Valois vit au rythme des rivalités et des intrigues. Guy Chabot, seigneur de Jarnac, est accusé d’avoir entretenu des relations inappropriées avec la belle-mère du futur roi Henri II. L’honneur étant primordial, Guy Chabot demande un duel judiciaire. Ce type de combat repose sur une croyance : Dieu accorde la victoire à celui qui dit la vérité.
Le duel se déroule le 10 juillet 1547 sur la terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye. L’expression « coup de Jarnac » ne renvoie donc pas à la ville charentaise mais au nom du combattant.
Face à Guy Chabot se trouve François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, réputé invincible et choisi pour représenter le roi. Le combat semble déséquilibré. Guy Chabot prépare pourtant une technique inattendue apprise auprès d’un maître d’armes italien, le capitaine Caize.
Au cours de l’affrontement, il porte un coup précis à l’arrière du genou de son adversaire. François de Vivonne s’effondre et meurt de ses blessures. La surprise est immense. Le roi reconnaît la victoire du seigneur de Jarnac. Les chroniqueurs saluent alors son habileté et son courage.
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"La lanterne rouge": désigne le dernier d une course sportive et, de manière générale, de toute compétition ou classement
Origine: Cette expression est une référence au feu rouge porté par le dernier véhicule d`un convoi ferroviaire. Cette pratique est directement issue de la Chine antique (350 av. J.-C.), où elle désignait les derniers soldats entrant dans une ville assiégée.
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"Ne pas casser trois pattes à un canard": pour désigner quelque chose ou une situation qui n'a rien d'extraordinaire qui est tout à fait banale. On l’utilise pour souligner la banalité, la médiocrité, ou le manque d’originalité.
Origine: il y a deux hypothèses.
La première hypothèse, c’est que comme un canard n’a que deux pattes, eh bien casser trois pattes à un canard représente un exploit qui relève du miracle. Et à l’inverse, ne pas casser trois pattes à un canard, ça signifie accomplir quelque chose qui n’a finalement rien d’extraordinaire.
La deuxième hypothèse, c’est que les chevaux cagneux, donc, aux pattes un peu tordues, étaient appelés des cagnards. Donc, seuls les cavaliers les plus vaillants osaient monter ces chevaux au risque de leur casser une ou plusieurs pattes.
Donc, en fait, ça veut dire être banal, être très commun, voire même médiocre. En fait, ce n’est rien d’extraordinaire ni même d’impressionnant. Donc, on utilise cette expression pour décrire des situations ou des actions qui ne méritent pas d’être vantées. Il y a un synonyme à cette expression qui est « ne pas casser des briques ».
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"En faire tout un plat ": Dramatiser une situation ; avoir des réactions exagérées concernant un évènement précis.
Origine: Pour démêler l’écheveau des origines de cette expression, il faut remonter aux siècles passés où l’art culinaire occupait déjà une place de choix dans la société. Le sens premier de l’expression « en faire tout un plat » semble lié à l’importance que les hôtes accordaient à la présentation des mets durant un repas. En effet, un plat particulièrement travaillé et décoré était signe de faste et de célébration. Par extension métaphorique, l’expression est venue désigner une tendance à exagérer l’importance de quelque chose, à le dramatiser outre mesure, comme si l’on dressait un grand plat pour une simple amuse-bouche.
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"Une épée de Damoclès": un danger qui menace à tout moment, un péril permanent, une menace qui empêche de s’épanouir, un élément qui rend une situation précaire.
Origine: Cette expression vient d’une histoire rapportée Cicéron (106 – 43 av. J.-C.) dans ses Tusculanes. Il y raconte l’histoire de Denys, tyran de Syracuse « sobre, actif, capable de gouverner; mais d’un naturel malfaisant et injuste; et par conséquent, si l’on en juge avec équité, le plus malheureux des hommes. »Paranoïaque, Denys craint en permanence de perdre son pouvoir. Il est enfermé dans son palais, et ne se fait raser que par ses filles pour ne pas confier sa tête à un barbier. Un jour, un flatteur survient : Damoclès.
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"Remède de cheval": On utilise l’expression “un remède de cheval” pour désigner un traitement dur et sévère mais efficace. La locution implique que des grands moyens sont déployés pour combattre un mal. Un remède de cheval fait donc référence aux thérapeutiques puissantes mais nécessaires pour soigner ces animaux volumineux et résistants. Appliquée à l’homme, la formule sous-entend qu’un médicament ordinaire ne suffit pas à guérir une maladie ou une blessure, d’où la mise en place d’un “traitement de cheval” ou d’une “médecine de cheval”.
Origine:
On peut légitimement se demander pour quelle raison une expression décrivant un traitement drastique utilise le cheval et pas une autre espèce, comme l’éléphant ou le lion, qui sont des animaux également réputés pour leur force. Car, domestiqué depuis des milliers d’années, l’équidé fait partie du quotidien de l’homme. La vigueur des soins dont il a besoin est à la hauteur de sa fougue, de son courage et de sa résistance à toute épreuve. Des qualités que le quadrupède a démontrées en participant aux multiples épopées de l’homme. L’histoire témoigne en effet des aptitudes uniques du cheval qui fut tour à tour un animal :
- De guerre. Sa première utilisation dans la guerre remonte à plus de 5 000 ans. Plus tard, les Romains ont clairement associé le cheval à la fonction guerrière, par opposition aux ânes et aux mulets qui servaient aux champs. En Europe, différentes races étaient utilisées à des fins militaires, en fonction de la nature du conflit et des missions à lui confier : l’animal était alors monté ou conduit, employé pour la reconnaissance, les charges, les raids, la communication, l'approvisionnement... ;
- De prestige. Considéré comme un animal politique, le cheval représentait au Moyen Âge la puissance d’un gouvernement, conférant de la prestance à son cavalier, homme de guerre et membre d’une élite. À chaque guerre remportée, les vainqueurs défilaient sur leur monture devant le peuple. L’animal emblématique de la chevalerie devait alors tenir son rang et à ce titre, bénéficiait des soins les plus attentifs ;
- De travail. Dans le domaine civil, l’équidé a longtemps servi aux travaux agricoles, puis industriels, ainsi qu’au transport des personnes et des marchandises. La première révolution industrielle n’a pas fait disparaître le cheval qui tirait à la fois les wagonnets dans les mines et les omnibus dans les villes.
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"Aux frais de la princesse": Gratuitement, aux frais de quelqu’un d’autre (souvent riche) ou d’une société
Origine: L'expression "aux frais de la princesse" trouve ses origines dans la France du XVIIe siècle. Elle fait référence à l'idée que les dépenses sont prises en charge par une personne riche ou influente, souvent une princesse ou une figure royale, permettant ainsi aux autres de bénéficier de ses ressources sans avoir à en assumer le coût.
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Summertime
Le jeu des parallèles, c'est un cliché photo face à une œuvre d'art, c'est une idée de Mulot.b qui nous rassemble le premier week-end du mois.
Je choisis cette photo de nos iris:
et ce tableau de Natalia Kohal:
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"La course à l'échalote": une compétition où tous les moyens sont bons pour arriver le premier ; une compétition parfois immature où tout est bon pour être premier.
Origine: Comme nos nombreuses expressions fruitées et légumineuses, l'origine de l'expression "la course à l'échalote" est aussi incertaine.
Certains linguistes pensent qu'elle vient de l'argot, où le mot "oignon" était utilisé pour désigner les fesses. Dans ce cas, l'expression signifierait littéralement "la course aux fesses", ce qui est une image parlante pour désigner une compétition acharnée.
D'autres linguistes pensent que l'expression vient d'une ancienne coutume populaire. Au Moyen Âge, il était en effet courant de voir des hommes se livrer à des courses à pied ou à cheval, dans lesquelles les participants étaient tenus de tenir un oignon ou une échalote dans la bouche. Cette coutume aurait pu donner naissance à l'expression "la course à l'échalote".
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"Rendre à César ce qui est à César": reconnaître la responsabilité d'un acte ou la propriété d'un bien à une personne
Origine: Selon l'Evangile, les Pharisiens auraient "innocemment" demandé à Jésus s'ils devaient obligatoirement payer l'impôt à l'empereur. Jésus leur demanda de lui montrer un denier. Celui-ci ayant été fait graver par César, le Christ déclara : "il faut rendre à César ce qui est à César à Dieu ce qui est à Dieu." Etonnés de cette réponse, les Pharisiens ne cherchèrent plus à le flatter et s'en allèrent comme ils étaient venus. Depuis, l'expression s'est raccourcie à "il faut rendre à César ce qui est à César ", et signifie qu'il faut attribuer la responsabilité d'un acte à celui dont on sait qu'il l'a commis.
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"Donner de la confiture aux cochons": donner quelque chose à quelqu'un qui ne le mérite pas et qui ne sait pas l'apprécier ; gâcher quelque chose en le donnant à une personne qui n'en ferait pas un bon usage
Origine: Cette expression est une référence à la Bible, et en particulier à l'Evangile de Matthieu où l'on peut lire : "Ne donnez pas aux chiens ce qui est saint et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, et, se tournant contre vous, ne vous déchirent". Ici, les cochons sont le symbole de la saleté et de la voracité, ils représentent le commun des mortels, le "vulgaire" comme on pourrait dire de nos jours, c'est-à-dire les personnes qui ne savent pas apprécier la valeur spirituelle des choses. Quant à la perle, elle symbolise la pureté et la grâce. Ainsi, "jeter les perles devant les pourceaux" ou "donner de la confiture aux cochons" signifie que donner une chose de valeur à quelqu'un qui ne sait en voir la valeur serait du gâchis pur et simple.
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"Jeter le bébé et l'eau du bain": rejeter tout en bloc, sans prendre la peine d'examiner si, dans ce que l'on condamne, quelque chose ne mérite pas d'être sauvé. C'est une invitation à ne pas céder à la simplification excessive et à prendre le temps d'évaluer les conséquences de nos actes.
Origine: Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette métaphore n'est pas née en France, malgré la réputation d'hygiène douteuse que l'on prêtait autrefois à l'Europe. Son origine remonte en fait à l'Allemagne. On la retrouve dès 1512 dans l'œuvre du théologien catholique Thomas Murner sous la forme « das Kind mit dem Bad ausschütten ». L'expression a ensuite traversé les frontières pour s'implanter durablement dans la langue française.
Pour comprendre pleinement le sens de cette expression, il est utile de se replonger dans le contexte historique et social de son apparition. L'hygiène personnelle était autrefois bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui. L'eau n'était pas courante et il était difficile de la chauffer. De ce fait, le même bain servait à toute la famille.
Le père était le premier à se baigner, suivi des autres hommes de la maison. Les femmes et les enfants passaient ensuite, laissant les bébés barboter en dernier dans une eau dont la limpidité laissait à désirer. Dans ces conditions, il était facile d'imaginer qu'un bébé puisse accidentellement disparaître avec l'eau du bain.
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"Se faire l’avocat du diable": c’est amener sur la table des arguments contraires à ce que pense la plupart des gens, y compris parfois soi-même, en sachant très bien ce à quoi on s’expose, comme des réaction vives de la part de nos interlocuteurs au risque de choquer…
Origine: Dans le milieu ecclésiastique, au 16e siècle, "l'avocat du diable", l’«advocatus diaboli», désignait en fait le clerc qui devait, au cours de l’étude qui précédait la canonisation d'une personne (processus par lequel une personne est déclarée sainte), rechercher tout ce qui dans son comportement pouvait montrer l'influence du diable.
Son rôle était donc de rechercher les « mauvaises actions » que cette personne pouvait avoir commises dans son passé, et de mettre en doute ses mérites.
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"Grenouille de bénitier": Une personne faisant preuve d'une dévotion excessive
Origine: Le terme de "grenouilles de bénitier" vient du rapprochement entre la grenouille qui vit toujours près d'un point d'eau, et des personnes assidues aux messes et cérémonies religieuses qui trempent à chaque fois le bout des doigts dans l'eau bénite avant de faire le signe de croix.
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"C’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir": désigne quelqu’un dont l’intelligence ou la vivacité d’esprit est limitée. Elle est utilisée de manière ironique ou moqueuse pour souligner un manque de discernement ou de logique dans les propos ou les actions d’une personne. C’est une façon imagée de dire que cette personne n’est pas très futée.
Origine :
L’expression « c’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir » s’inscrit dans la tradition des métaphores populaires françaises. Elle évoque, par une image concrète, une personne qui manque de vivacité intellectuelle ou de discernement. Le couteau aiguisé symbolise l’efficacité, la rapidité et la finesse ; à l’inverse, un couteau émoussé, relégué au fond du tiroir, suggère une certaine lenteur d’esprit ou une absence de perspicacité.
Cette tournure, à la fois imagée et accessible, s’est imposée dans la langue courante pour désigner quelqu’un de « pas très malin » sans jamais tomber dans l’insulte frontale. Elle fait écho à d’autres expressions françaises qui recourent à des objets du quotidien pour décrire les traits de caractère, ce qui contribue à la richesse et à la variété de notre langage. Nous constatons que ce type de métaphore permet d’aborder le sujet de l’intelligence avec humour, en évitant la confrontation directe.
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"Damer le pion": L’emporter avec une supériorité marquée, souffler la victoire, devancer.
Origine : Le jeu de dames est à l’origine de cette expression : à ce jeu, quand on dame, c’est-à-dire qu’on transforme un de ses pions en dame, on prend le plus souvent un avantage certain.
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