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De tortues en aiguilles

textes et poesie

Mardi poésie

22 Septembre 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie": ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

 

Septembre au ciel léger taché de cerfs-volants

 

Septembre au ciel léger taché de cerfs-volants
Est favorable à la flânerie à pas lents,
Par la rue, en sortant de chez la femme aimée,
Après un tendre adieu dont l'âme est parfumée.
Pour moi, je crois toujours l'aimer mieux et bien plus
Dans ce mois-ci, car c'est l'époque où je lui plus.
L'après-midi, je vais souvent la voir en fraude ;
Et, quand j'ai dû quitter la chambre étroite et chaude
Après avoir promis de bientôt revenir,
Je m'en vais devant moi, distrait. Le Souvenir
Me fait monter au cœur ses effluves heureuses ;
Et de mes vêtements et de mes mains fiévreuses
Se dégage un arôme exquis et capiteux,
Dont je suis à la fois trop fier et trop honteux
Pour en bien définir la volupté profonde,
- Quelque chose comme une odeur qui serait blonde

 

François Coppée (1842-1908)

 
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Mardi poésie

15 Septembre 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie": ICI, je continue en son honneur 

 

 

Mardi poésie

Tristesse de septembre

 

Quand le vent automnal sonne le deuil des chênes,
Je sens en moi, non le regret du clair été,
Mais l'ineffable horreur des floraisons prochaines.

C'est par l'avril futur que je suis attristé ;
Et je plains les forêts puissantes, condamnées
A verdir tous les ans pendant l'éternité.

Car, depuis des milliers innombrables d'années,
Ce sont des blés pareils et de pareilles fleurs,
Invariablement écloses et fanées ;

Ce sont les mêmes vents susurrants ou hurleurs,
La même odeur parmi les herbes reverdies,
Et les mêmes baisers et les mêmes douleurs.

Maintenant les forêts vont s'endormir, raidies
Par les givres, pour leur sommeil de peu d'instants.
Puis, sur l'immensité des plaines engourdies,

Sur la rigidité blanche des grands étangs,
Je verrai reparaître à l'heure convenue -
Comme un fantôme impitoyable - le printemps ;

Ô les soleils nouveaux ! la saison inconnue !

Éphraïm Mikhaël 1866-1890)

 

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Des lettres pour un mot

14 Septembre 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Des lettres pour un mot

Chez Lilou: ICI

le » Petit jeu de lettres » appartenait à ma Lady et je lui laisse son bébé

Je lance « Des lettres pour un mot »

Je donne chaque lundi les lettres en vrac d’un mot mystère  dont je donne une définition.

rappel des règles : vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots  de cinq lettres au moins.  que vous introduisez dans un texte de votre choix ou cerise sur le gâteau un texte en rapport avec le mot trouvé

Pour le lundi 14 septembre

10 lettres – nom masculin et féminin
AAOEENCHRT                                          

définitions : une personne qui se retire de la société pour mener une vie solitaire, religieuse et contemplative.

Les épices : ARCHONTE – ARCANE – ACANTHE

Voici tout d'abord le mot trouvé avec toutes les lettres: 

ANACHORÈTE 

Facile de trouver des mots de 5 lettres et plus:
Ancêtre, archéo, ancre, acanthe, acheta, arcane, acharné, antre, achat, ardonte....
 

Voici mon petit texte, je surlignerai les mots trouvés avec ces lettres et soulignerai les "épices"!

Un ancêtre ardonte

Un ancêtre qui était archéo avait découvert en plongeant , une ancre, Une feuille d'acanthe y était sculptée. Il acheta un livre arcane, espérant trouver la clé de l'énigme. il était vraiment acharné, ne sortait plus de son antre, cet achat l'avait rendu ardonte....

 

 

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Mardi poésie

8 Septembre 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie": ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

Mois de septembre

Après ces cinq longs mois que j'ai passés loin d'elle,
J'interroge mon cœur ; il est resté fidèle.

En Mai, dans la jeunesse exquise du printemps,
J'ai souffert en songeant à ses beaux dix-sept ans.

Quand la nature, en Juin, de roses était pleine,
J'ai souffert en songeant à sa suave haleine.

En Juillet, quand la nuit peuplait d'astres les cieux,
J'ai souffert en songeant à l'éclat de ses yeux.

Août a flambé, Septembre enfin mûrit la vigne,
Sans que mon triste cœur s'apaise et se résigne.

Toujours son souvenir a le même pouvoir,
Et je n'ai qu'à fermer les yeux pour la revoir.

 

François Coppée (1842-1908)

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Mardi poésie

1 Septembre 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie": ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

Pour la rentrée

Je voulais dans mon cartable
Emporter mes châteaux de sable,
Mon cerf-volant, des coquillages
Et le portique de la plage.

Maman m’a dit
Ça n’est pas permis
Et puis tout ça
Ça ne rentre pas!

Alors j’ai pris un beau stylo
Pour le goûter quelques gâteaux
Et que des choses raisonnables
Plus trois petits grains de sable!

Pierre Ruaud (1959-  )

Mardi poésie

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Des lettres pour un mot

31 Août 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Des lettres pour un mot

Chez Lilou: ICI

le » Petit jeu de lettres » appartenait à ma Lady et je lui laisse son bébé 

 

Je lance « Des lettres pour un mot »

Je donne chaque lundi les lettres en vrac d’un mot mystère  dont je donne une définition.

rappel des règles : vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots  de cinq lettres au moins.  que vous introduisez dans un texte de votre choix ou cerise sur le gâteau un texte en rapport avec le mot trouvé

Pour le lundi 31 août

10 lettres – nom masculin

définitions : plusieurs sens pour un seul mot

1 – à la mode portrait chinois :

Si j’étais un chiffre, je serais le trois.
Si j’étais une matière, je serais l’assemblage du bois de foudre et du métal.
Si j’étais une taille, je serais le format miniature de la cave.
Je renferme les nectars les plus précieux sans encombrer le cellier.

2 – à la mode devinette

« Si vous me cherchez dans le ciel, je suis un jeune rapace fier et trop petit pour chasser le grand gibier.
Si vous me cherchez au cellier, je change de nature : je deviens une petite architecture de douelles et de cercles.
Mon nom cache une fraction, car je suis né pour ne loger qu’une part réduite de la récolte.

Voici tout d'abord le mot trouvé avec toutes les lettres: 

TIERCELET

Facile de trouver des mots de 5 lettres et plus:
Tiercé, tierce, téter, tétée, Tercé, triée, têtière, tercet , tiret....
 

Voici mon petit texte, je surlignerai les mots trouvés avec ces lettres et soulignerai les "épices"!

Le dimanche à Tercé

Dans ma jeunesse le dimanche était jour de tiercé pour monsieur, les enfants jouaient à la belote, à chaque parie l'un deux annonçait une tierce, rarement un carré. A quatre heures il était l'heure de faire téter bébé, la belote s'interrompait le temps de la tétée, car tous voulaient avoir le titre de "meilleur préparateur" de biberon de Tercé! Pas de téléviseur, la correspondance de la semaine était triée, la têtière du fauteuil de grand-père changée, il récitait alors le tercet qu'il avait composé. Madame relisait les devoirs des petites et ajoutait une virgule, un tiret, un accent....

 

 

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Mardi poésie

25 Août 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie": ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

 

 

La Canicule, au plus chault de sa rage

La Canicule, au plus chault de sa rage
Ne faict trouver la fresche onde si belle,
Ny l’arbrisseau si doulcement appelle
Le voyageur au fraiz de son ombrage :

La santé n’est de si joyeulx presage
Au lent retour de sa clerté nouvelle,
Que le plaisir en moy se renouvelle,
Quand j’apperçoy l’angelique visage.

Soit qu’en riant ses levres coralines
Montrent deux rancz de perles cristalines,
Soit qu’elle parle, ou danse, ou bâle, ou chante,

Soit que sa voix divinement accorde
Avec’ le son de la parlante chorde,
Tous mes ennuiz doulcement elle enchante.

 

Joachim du Bellay (1522-1560)

 

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Mardi poésie

18 Août 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

 

 

La biche

 

Ô la biche : quel bel intérieur
d'anciennes forêts dans tes yeux abonde ;
combien de confiance ronde
mêlée à combien de peur.

Tout cela, porté par la vive
gracilité de tes bonds.
Mais jamais rien n'arrive
à cette impossessive
ignorance de ton front.

 

                    Rainer Maria Rilke (1875 -1926)   

 

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Mardi poésie

11 Août 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

Été : être pour quelques jours 
Été : être pour quelques jours
le contemporain des roses ;
respirer ce qui flotte autour
de leurs âmes écloses.

Faire de chacune qui se meurt
une confidente,
et survivre à cette soeur
en d'autres roses absente.
Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Mardi poésie

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Mardi poésie

4 Août 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

A qui la faute ?
Tu viens d'incendier la Bibliothèque ?

- Oui.
J'ai mis le feu là.

- Mais c'est un crime inouï !
Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage
Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
Une bibliothèque est un acte de foi
Des générations ténébreuses encore
Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.
Quoi! dans ce vénérable amas des vérités,
Dans ces chefs-d'oeuvre pleins de foudre et de clartés,
Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
Dans les siècles, dans l'homme antique, dans l'histoire,
Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir,
Dans ce qui commença pour ne jamais finir,
Dans les poètes! quoi, dans ce gouffre des bibles,
Dans le divin monceau des Eschyles terribles,
Des Homères, des jobs, debout sur l'horizon,
Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,
Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
De tout l'esprit humain tu fais de la fumée !
As-tu donc oublié que ton libérateur,
C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur;
Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine
Il parle, plus d'esclave et plus de paria.
Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.
Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille
L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ;
Ébloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ;
Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,
Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître
À mesure qu'il plonge en ton coeur plus avant,
Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ;
Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;
Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre,
Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
Car la science en l'homme arrive la première.
Puis vient la liberté. Toute cette lumière,
C'est à toi comprends donc, et c'est toi qui l'éteins !
Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
Les liens que l'erreur à la vérité mêle,
Car toute conscience est un noeud gordien.
Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte.
Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir,
Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
Le progrès, la raison dissipant tout délire.
Et tu détruis cela, toi !

- Je ne sais pas lire.
 

Victor Hugo (1802-1885)

 

 

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Mardi poésie

21 Juillet 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie":   ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

Les Tombeaux champêtres
 

Dans les airs frémissants j’entends le long murmure
De la cloche du soir qui tinte avec lenteur ;
Les troupeaux en bêlant errent sur la verdure ;
Le berger se retire et livre la nature
A la nuit solitaire, à mon penser rêveur
Dans l’orient d’azur l’astre des nuits s’avance,
Et tout l’air se remplit d’un calme solennel.
Du vieux temple verdi sous ce lierre immortel
L’oiseau de la nuit seul trouble le grand silence.
On n’entend que le bruit de l’insecte incertain,
Et quelquefois encore, au travers de ces hêtres,
Les sons interrompus des sonnettes champêtres
Du troupeau qui s’endort sur le coteau lointain.

Dans ce champ où l’on voit l’herbe mélancolique
Flotter sur les sillons que forment ces tombeaux,
Les rustiques aïeux de nos humbles hameaux
Au bruit du vent des nuits dorment sous l’if antique.
De la jeune Progné le ramage confus,
Du zéphyr, au matin, la voix fraîche et céleste,
Les chants perçants du coq ne réveilleront plus
Ces bergers endormis sous cette couche agreste.
Près de l’âtre brûlant une épouse modeste
N’apprête plus pour eux le champêtre repas ;
Jamais à leur retour ils ne verront, hélas !
D’enfants au doux parler une troupe légère,
Entourant leurs genoux et retardant leurs pas,
Se disputer l’amour et les baisers d’un père.
Souvent, ô laboureurs ! Cérès mûrit pour vous
Les flottantes moissons dans les champs qu’elle dore ;
Souvent avec fracas tombèrent sous vos coups
Les pins retentissants dans la forêt sonore.
En vain l’ambition, qu’enivrent ses désirs,
Méprise et vos travaux et vos simples loisirs :
Eh ! que sont les honneurs ? L’enfant de la victoire,
Le paisible mortel qui conduit un troupeau,
Meurent également ; et les pas de la gloire,
Comme ceux du plaisir, ne mènent qu’au tombeau.
Qu’importe que pour nous de vains panégyriques
D’une voix infidèle aient enflé les accents ?
Les bustes animés, les pompeux monuments,
Font-ils parler des morts les muettes reliques ?

Jetés loin des hasards qui forment la vertu,
Glacés par l’indigence aux jours qu’ils ont vécu,
Peut-être ici la mort enchaîne en son empire
De rustiques Newtons de la terre ignorés,
D’illustres inconnus dont les talents sacrés
Eussent charmé les dieux sur le luth qui respire :
Ainsi brille la perle au fond des vastes mers ;
Ainsi meurent aux champs des roses passagères
Qu’on ne voit point rougir, et qui, loin des bergères,
D’inutiles parfums embaument les déserts.

Là dorment dans l’oubli des poètes sans gloire,
Des orateurs sans voix, des héros sans victoire :
Que dis-je ? des Titus faits pour être adorés.
Mais si le sort voila tant de vertus sublimes,
Sous ces arbres en deuil combien aussi de crimes
Le silence et la mort n’ont-ils point dévorés !
Loin d’un monde trompeur, ces bergers sans envie,
Emportant avec eux leurs tranquilles vertus,
Sur le fleuve du temps passagers inconnus,
Traversèrent sans bruit les déserts de la vie.
Une pierre, aux passants demandant un soupir,
Du naufrage des ans a sauvé leur mémoire ;
Une muse ignorante y grava leur histoire
Et le texte sacré qui nous aide à mourir.
En fuyant pour toujours les champs de la lumière.
Qui ne tourne la tête au bout de la carrière ?
L’homme qui va passer cherche un secours nouveau :
Que la main d’un ami, que ses soins chers et tendres,
Entrouvrent doucement la pierre du tombeau !
Le feu de l’amitié vit encor dans nos cendres.
Pour moi qui célébrai ces tombes sans honneurs,
Si quelque voyageur, attiré sur ces rives
Par l’amour de rêver et le charme des pleurs,
S’informe de mon sort dans ses courses pensives,
Peut-être un vieux pasteur, en gardant ses troupeaux,
Lui fera simplement mon histoire en ces mots :
« Souvent nous l’avons vu, dans sa marche posée,
Au souris du matin, dans l’orient vermeil,
Gravir les frais coteaux à travers la rosée,
Pour admirer au loin le lever du soleil.
Là-bas, près du ruisseau, sur la mousse légère,
A l’ombre du tilleul que baigne le courant,
Immobile il rêvait, tout le jour demeurant
Les regards attachés sur l’onde passagère.
Quelquefois dans les bois il méditait ses vers
Au murmure plaintif du feuillage et des airs.
Un matin nos regards, sous l’arbre centenaire,
Le cherchèrent en vain au repli du ruisseau ;
L’aurore reparut, et l’arbre et le coteau,
Et la bruyère encor, tout étoit solitaire.
Le jour suivant, hélas ! à la file allongé.
Un convoi s’avança par le chemin du temple.
Approche, voyageur ! lis ces vers, et contemple
Ce triste monument que la mousse a rongé. »

Épitaphe.

Ici dort à l’abri des orages du monde
Celui qui fut longtemps jouet de leur fureur.
Des forêts il chercha la retraite profonde,
Et la mélancolie habita dans son coeur.
De l’amitié divine il adora les charmes,
Aux malheureux donna tout ce qu’il eut, des larmes.
Passant, ne porte point un indiscret flambeau
Dans l’abîme où la mort le dérobe à ta vue ;
Laisse le reposer sur la rive inconnue,
De l’autre côté du tombeau.

Londres, 1796

François-René de Chateaubriand (1768-1848)

 

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Mardi poésie

14 Juillet 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie":   ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

Juillet

Depuis les feux de l'aube aux feux du crépuscule,
Le soleil verse à flots ses torrides rayons ;
On voit pencher la fleur et jaunir les sillons
Voici les jours poudreux de l'âpre canicule.

Le chant des nids a fait place au chant des grillons ;
Un fluide énervant autour de nous circule ;
La nature, qui vit dans chaque animalcule,
Fait frissonner d'émoi tout ce que nous voyons.

Mais quand le bœuf qui broute à l'ombre des grands chênes
Se tourne haletant vers les sources prochaines,
Quel est donc, dites-vous, ce groupe échevelé

Qui frappe les échos de ses chansons rieuses ?
Hélas ! c'est la saison des vacances joyeuses...
Comme il est loin de nous ce beau temps envolé !

Louis-Honoré Fréchette (1839-1908)

Mardi poésie

 

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Mardi poésie

7 Juillet 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

Mois de juillet 

Le ciel flambe et la terre fume,
La caille frémit dans le blé ;
Et, par un spleen lourd accablé,
Je dévore mon amertume.

Sous l'implacable Thermidor
Souffre la nature immobile ;
Et dans le regret et la bile
Mon chagrin s'aigrit plus encor.

Crève donc, cœur trop gonflé, crève,
Cœur sans courage et sans raison,
Qui ne peux vomir ton poison
Et ne peux oublier ton rêve !

Par cet insultant jour d'été,
Cœur torturé d'amour, éclate !
Et que, de ta fange écarlate
Me voyant tout ensanglanté,

Ainsi que l'apostat antique,
Avec un blasphème impuissant,
Je jette à pleines mains mon sang
A ce grand soleil ironique !

François Coppée (1842-1908)

Mardi poésie

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Des lettres pour un mot

6 Juillet 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Des lettres pour un mot

Chez Lilou: ICI

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Je donne chaque lundi les lettres en vrac d’un mot mystère  dont je donne une définition.

rappel des règles : vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots  de cinq lettres au moins.  que vous introduisez dans un texte de votre choix ou cerise sur le gâteau un texte en rapport avec le mot trouvé

9 Lettres pour le lundi 06 juillet

tirage  46 – 10 lettres – nom féminin
un mot magnifique, trésor du vieux français (et de nos patois régionaux) qui a une saveur formidable.

définitions : Femme à manières prétentieuses et ridicules (terme qui a vieilli).


Une personne qui passe des heures devant le miroir pour obtenir un look « négligé-recherché » et qui entre dans une pièce comme s’il s’agissait de la cour de Versailles, même s’il s’agit juste de la boulangerie du coin.

Voici tout d'abord le mot trouvé avec toutes les lettres: 

PIMPESOUEE

Facile de trouver des mots de 5 lettres et plus:
Meuse, musée, poupées, épées, Moïse, Esmée, pépée, poème, poésie, pépés, mouise, pépie, opium, Ouisem, Eiméo, Simeo, épopée, imposé, ipomée, pepsi....
 

Voici mon petit texte, je surlignerai les mots trouvés avec ces lettres et soulignerai les "épices"!

Les pépés au musée 

Dans la Meuse se trouve un musée des poupées et des épées. Moïse et son épouse Esmée, une belle pépée s'y étaient rendus, il avait prévu de lui lire un poème de sa composition, il adorait la poésie. Il allait justement lui lire lorsqu'il vit une bande de pépés dans la mouise, ils avaient la pépie après leur consommation d'opium du matin et ils ne trouvaient plus la sortie; ils se présentèrent:  Ouisem, Eiméo et Simeo. Quelle épopée, ils n'avaient pas respecté le sens de la visite imposé. L'ipomée que Moïse voulait offrir à Esmée se fanait et il n'avait toujours pas déclamé son poème! Ils finirent la visite tous les cinq et se retrouvèrent devant un pepsi bien frais....

 

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Mardi poésie

30 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

 

Vacances

Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment

Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
D’or est le miel

Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
D’algues, de fleurs

Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire

Lumière sans voile
Jours à chanter
Millions d’étoiles
Nuits à danser

Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras

Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment

Doux le moment…
Doux le moment…

Esther Granek (1927-2016)

 

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Mardi poésie

23 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

Villanelle

En ce mois délicieux,
Qu’amour toute chose incite,
Un chacun à qui mieux mieux
La douceur’ du temps imite,
Mais une rigueur dépite
Me fait pleurer mon malheur.
Belle et franche Marguerite
Pour vous j’ai cette douleur.
Dedans votre oeil gracieux
Toute douceur est écrite,
Mais la douceur de vos yeux
En amertume est confite,
Souvent la couleuvre habite
Dessous une belle fleur.
Belle et franche Marguerite,
Pour vous j’ai cette douleur.
Or, puis que je deviens vieux,
Et que rien ne me profite,
Désespéré d’avoir mieux,
Je m’en irai rendre ermite,
Pour mieux pleurer mon malheur.
Belle et franche Marguerite,
Pour vous j’ai cette douleur.
Mais si la faveur des Dieux
Au bois vous avait conduite,
Ou, d’espérer d’avoir mieux,
Je m’en irai rendre ermite,
Peut être que ma poursuite
Vous ferait changer couleur.
Belle et franche Marguerite
Pour vous j’ai cette douleur.

Joachim Du Bellay (1522-1560)

 

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Mardi poésie

16 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

Juin








 

Les prés ont une odeur d'herbe verte et mouillée,
Un frais soleil pénètre en l'épaisseur des bois,
Toute chose étincelle, et la jeune feuillée
Et les nids palpitants s'éveillent à la fois.

Les cours d'eau diligents aux pentes des collines
Ruissellent, clairs et gais, sur la mousse et le thym ;
Ils chantent au milieu des buissons d'aubépines
Avec le vent rieur et l'oiseau du matin.

Les gazons sont tout pleins de voix harmonieuses,
L'aube fait un tapis de perles aux sentiers,
Et l'abeille, quittant les prochaines yeuses,
Suspend son aile d'or aux pâles églantiers.

Sous les saules ployants la vache lente et belle
Paît dans l'herbe abondante au bord des tièdes eaux ;
La joug n'a point encor courbé son cou rebelle,
Une rose vapeur emplit ses blonds naseaux.

Et par delà le fleuve aux deux rives fleuries
Qui vers l'horizon bleu coule à travers les prés,
Le taureau mugissant, roi fougueux des prairies,
Hume l'air qui l'enivre, et bat ses flancs pourprés.

La Terre rit, confuse, à la vierge pareille
Qui d'un premier baiser frémit languissamment,
Et son oeil est humide et sa joue est vermeille,
Et son âme a senti les lèvres de l'amant.

O rougeur, volupté de la Terre ravie !
Frissonnements des bois, souffles mystérieux !
Parfumez bien le coeur qui va goûter la vie,
Trempezle dans la paix et la fraîcheur des cieux !

Assez tôt, tout baignés de larmes printanières,
Par essaims éperdus ses songes envolés
Iront brûler leur aile aux ardentes lumières
Des étés sans ombrage et des désirs troublés.

Alors inclinez-lui vos coupes de rosée,
O fleurs de son Printemps, Aube de ses beaux jours !
Et verse un flot de pourpre en son âme épuisée,
Soleil, divin Soleil de ses jeunes amours !

 

Charles-Marie Leconte de Lisle (1818-1894)

 

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Mardi poésie

9 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

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Mardi poésie

Juin

Les prés ont une odeur d’herbe verte et mouillée,
Un frais soleil pénètre en l’épaisseur des bois,
Toute chose étincelle, et la jeune feuillée
Et les nids palpitants s’éveillent à la fois.

Les cours d’eau diligents aux pentes des collines
Ruissellent, clairs et gais, sur la mousse et le thym ;
Ils chantent au milieu des buissons d’aubépines
Avec le vent rieur et l’oiseau du matin.

Les gazons sont tout pleins de voix harmonieuses,
L’aube fait un tapis de perles aux sentiers,
Et l’abeille, quittant les prochaines yeuses,
Suspend son aile d’or aux pâles églantiers.

Sous les saules ployants la vache lente et belle
Paît dans l’herbe abondante au bord des tièdes eaux ;
La joug n’a point encor courbé son cou rebelle,
Une rose vapeur emplit ses blonds naseaux.

Et par delà le fleuve aux deux rives fleuries
Qui vers l’horizon bleu coule à travers les prés,
Le taureau mugissant, roi fougueux des prairies,
Hume l’air qui l’enivre, et bat ses flancs pourprés.

La Terre rit, confuse, à la vierge pareille
Qui d’un premier baiser frémit languissamment,
Et son oeil est humide et sa joue est vermeille,
Et son âme a senti les lèvres de l’amant.

O rougeur, volupté de la Terre ravie !
Frissonnements des bois, souffles mystérieux !
Parfumez bien le coeur qui va goûter la vie,
Trempez-le dans la paix et la fraîcheur des cieux !

Assez tôt, tout baignés de larmes printanières,
Par essaims éperdus ses songes envolés
Iront brûler leur aile aux ardentes lumières
Des étés sans ombrage et des désirs troublés.

Alors inclinez-lui vos coupes de rosée,
O fleurs de son Printemps, Aube de ses beaux jours !
Et verse un flot de pourpre en son âme épuisée,
Soleil, divin Soleil de ses jeunes amours !

Charles-Marie Leconte de Lisle (1818-1894)

 

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Des lettres pour un mot

8 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Des lettres pour un mot

Chez Lilou: ICI

le » Petit jeu de lettres » appartenait à ma Lady et je lui laisse son bébé 

 

Je lance « Des lettres pour un mot »

Je donne chaque lundi les lettres en vrac d’un mot mystère  dont je donne une définition.

rappel des règles : vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots  de cinq lettres au moins.  que vous introduisez dans un texte de votre choix ou cerise sur le gâteau un texte en rapport avec le mot trouvé

14 Lettres pour le lundi 8 juin

tirage 44 – 10 lettres – nom masculin 

définitions: Jeune homme qui se fait remarquer par ses manières trop galantes. Individu tellement convaincu de son charme qu’il entre dans une pièce avant même d’avoir ouvert la porte. Souvent reconnaissable à sa chemise trop ouverte, son sourire autosatisfait et sa capacité à transformer une commande de café en tentative de séduction.

Voici tout d'abord le mot trouvé avec toutes les lettres: 

GODELUREAU

Facile de trouver des mots de 5 lettres et plus:
Laure, galère, Garou, Géraud, godelureau, goualeur, gnole, gourde, gueuler,  gueularde, graduel,  grêle ,goulue, gaude, gruau...
 

Voici mon petit texte, je surlignerai les mots trouvés avec ces lettres et soulignerai les "épices"!

Laure et Garou

Laure ne se souvenait pas de grand chose, quelle galère dans la vie de tous les jours, mais quand elle entendait Garou chanter, tout un tas de souvenirs de sa jeunesse revenaient! Elle revoyait Géraud, le godelureau et surtout il lui semblait entendre sa voix de goualeur. A l'époque on lui jetait des pièces par la fenêtre. Il s'évadait de chez sa mère qui buvait de la gnole dans sa gourde et se mettait à gueuler, d'ailleurs dans le quartier on l'appelait "la gueularde". Lui revenait aussi le graduel qu'elle garde encore précieusement, elle le prenait pour aller à la messe le dimanche, qu'il pleuve ou qu'il  grêle. Elle était goulue de gaude et de gruau d'avoine et se régalait en rentrant de l'école les jours d'hiver....

 

 

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Mardi poésie

2 Juin 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie":   ICI, je continue en son honneur 

 

 

Mardi poésie

Juin

L'été met des fleurs à sa boutonnière ;
Au fond des taillis et dans les roseaux,
Ivres de soleil, les petits oiseaux
Entonnent en chœur l'hymne printannière ;

Sur les clairs sommets, les champs et les eaux,
Tombent de l'azur des jets de lumière ;
Au nid, au palais et sous la chaumière,
Le parfait amour tourne ses fuseaux.

Sous les bois touffus la source murmure ;
La brise en jouant berce la ramure ;
Le papillon vole au rosier fleuri ;

Tout chante, s'émeut, palpite, étincelle…
Transports infinis ! joie universelle !
À son créateur la terre a souri !

Louis-Honoré Fréchette (1839 -1908)

 

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Mardi poésie

26 Mai 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie":   ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

 

Mai 

Depuis un mois, chère exilée,
Loin de mes yeux tu t'en allas,
Et j'ai vu fleurir les lilas
Avec ma peine inconsolée.

Seul, je fuis ce ciel clair et beau
Dont l'ardente effluve me trouble,
Car l'horreur de l'exil se double
De la splendeur du renouveau.

En vain j'entends contre les vitres,
Dans la chambre où je m'enfermai,
Les premiers insectes de Mai
Heurter leurs maladroits élytres ;

En vain le soleil a souri ;
Au printemps je ferme ma porte
Et veux seulement qu'on m'apporte
Un rameau de lilas fleuri ;

Car l'amour dont mon âme est pleine
Retrouve, parmi ses douleurs,
Ton regard dans ces chères fleurs
Et dans leur parfum ton haleine.

 François Coppée (1842-1908)

Mardi poésie

 
 
 
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Des lettres pour un mot

25 Mai 2026 , Rédigé par Martine Publié dans #textes et poésie

Des lettres pour un mot

Chez Lilou: ICI

le » Petit jeu de lettres » appartenait à ma Lady et je lui laisse son bébé 

Je lance « Des lettres pour un mot »

Je donne chaque lundi les lettres en vrac d’un mot mystère  dont je donne une définition.

rappel des règles : vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots  de cinq lettres au moins.  que vous introduisez dans un texte de votre choix ou cerise sur le gâteau un texte en rapport avec le mot trouvé

14 Lettres pour le lundi 25 mai

tirage 43 – 14lettres – nom féminin

définitions : Des humoristes et/ou des esprits sarcastiques ont forgé ce mot pour désigner les hommes et femmes de lettres

1 – Milieu littéraire où l’on pardonne plus facilement un meurtre qu’un adjectif mal accordé.
2 – Confrérie de plumeux persuadés que changer le vocabulaire suffira à améliorer l’espèce humaine, ce qui évite l’effort fatigant de devoir améliorer l’espèce humaine.
3 – Jadis amour des lettres ; aujourd’hui, contrôle technique des syllabes.
4 – République des lettres dont les habitants passent désormais davantage de temps à corriger le passé qu’à écrire l’avenir.
5 – Salon parisien permanent où l’on débat avec passion de la souffrance des pronoms pendant que les lecteurs meurent seuls en province.

A vos dicos et pensez à mettre un titre à votre texte si vous pouvez bien sûr

Voici tout d'abord le mot trouvé avec toutes les lettres: 

GENDELETTRERIE

Facile de trouver des mots de 5 lettres et plus:
Dentelière, dentier, détergent, dernière, détergent, déteinte, dentier, déteigne, dîner, dénigrée, dentelière, drelin....
 

Voici mon petit texte, je surlignerai les mots trouvés avec ces lettres et soulignerai les "épices"!

 Le dentier de la dentelière 

La dentelière était à la diète depuis qu'elle avait nettoyé son dentier avec un détergent puissant. La semaine dernière elle avait trempé de la dentelle dans ce fameux détergent et avait remarqué qu'elle était déteinte et vraiment très blanche. Cela lui avait donné l'idée pour le dentier, espérant qu'il déteigne également. Elle aurait dù le rincer avant de le porter pour le dîner! Elle était souvent dénigrée à cause de ses dents grises et en digne dentelière elle tenait à avoir un sourire étincelant à chaque drelin de la porte de sa boutique...

 

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Echange ATC "Thèmes divers" chez Corinne

20 Mai 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #textes et poésie

 

Corinne organise échange ATC "Thèmes divers" sur l'année, je suis avec Mireille!

Mai "Mariages"

 J'ai envoyé cette ATC à Mireille:

J'ai reçu cette belle ATC ce matin:

 

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Mardi poésie

19 Mai 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie":   ICI, je continue en son honneur 

 

Mardi poésie

 Mai 

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

Guillaume Apollinaire (1880-1918)

Mardi poésie

 
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Mardi poésie

12 Mai 2026 , Rédigé par Marine Publié dans #textes et poésie

Lady Marianne nous a quittés, elle nous proposait "Mardi poésie":   ICI, je continue en son honneur 

 

 

Mardi poésie

A Birthday 

Mon coeur est comme un oiseau qui chante
Dont le nid est dans un rameau d’eau;
Mon coeur est comme un pommier
Dont les branches sont courbées avec des fruits secs;
Mon coeur est comme un coquillage arc-en-ciel
Qui pagaie dans une mer halcyon;
Mon coeur est plus heureux que tout cela
Parce que mon amour est venu à moi.

Élevez-moi une estrade de soie et de duvet;
Hendez-la avec du vair et des teintures pourpres;
Cartez-la en colombes et en grenades,
et en paons aux cent yeux;
Travaillez-la en raisins d’or et d’argent,
en feuilles et en fleurs de lys d’argent;
Parce que l’anniversaire de ma vie
est venu, mon amour est venu à moi.

Christina Rossetti (1830-1894)

 

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