Le week-end, un thème, un tableau
Fardoise nous dit :
En mémoire de Lady Marianne... Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :
"Le week-end, un thème, un tableau"
Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture, et de partager,
nous disons pourquoi il nous touche,
et quelques mots sur l'artiste
Lilou nous dit:
Éclats de Givre & Silences
On l’a tous vu il ne fait pas chaud, mais alors pas du tout. Février qui débute risque de bien encore quelques morsures.
Et si le froid nous faisait la promesse d’une grande pureté.
À travers une palette de blancs boréaux, de bleus abyssaux et de gris argentés, effleurez du regard la poésie de l’hiver en ajoutant quelques touches d’émeraude ou de mauve et redonnez vie sous la glace.
Rappel pas plus de deux tableaux par article et du même artiste.
Si possible évitez Claude Monet avec des toiles bien trop commues même si elles sont superbes exemple « la Pie » . L’intérêt de cet atelier est de faire de belles découvertes et vous le faites si bien…
Il y a des peintres russes qui ont très bien illustré l’hiver.
J'ai choisi ce tableau de Igor Grabarski:
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« Le Gel » 1919
« Le Gel » illustre parfaitement la position de Grabarski au sein du mouvement post-impressionniste. Tout en étant influencé par l'attention portée à la lumière et à la couleur dans l’impressionnisme, Grabarski a cherché à explorer la forme et la structure plus délibérément. Sa technique révèle un mélange fascinant de styles. On peut observer des éléments rappelant le divisionnisme (également connu sous le nom de néo-impressionnisme), où de petites touches de couleurs pures sont appliquées côte à côte plutôt que mélangées sur la palette. Cela crée un effet scintillant, particulièrement perceptible dans la façon dont il rend la neige et les branches. Cependant, Grabarski n'adhère pas strictement aux principes du divisionnisme ; ses coups de pinceau conservent un degré de fluidité et de liberté expressive, conférant chaleur et caractère à la scène. L’effet global est celui d’une vibrance contrôlée – un équilibre délicat entre précision scientifique et sentiment artistique.
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Igor Emmanuilovich Grabar (en russe : Игорь Эммануилович Грабарь, 25 mars 1871 à Budapest – 16 mai 1960 à Moscou) est un peintre, un historien d'art et un muséologue soviétique né le 13 mars 1871 (25 mars dans le calendrier grégorien) à Budapest (Autriche-Hongrie). Son héritage artistique est riche et complexe, marqué par une profonde sensibilité au mouvement russe du début du XXe siècle. Il était issu d'une famille russe de noblesse aristocratique dont les racines remontaient aux Slaves peuplant les territoires passés à la Hongrie. Emmanuel Hrabar (1830–1910), son père, était avocat et homme politique russe ayant une forte affinité avec la culture russe et les traditions orthodoxes. Il avait été élu au parlement hongrois en 1869, tout en maintenant des liens étroits avec l'ambassade russe à Budapest. Igor fut élevé dans un environnement intellectuel stimulant où le père lui inculqua une passion pour la Russie et son histoire. Olga Hrabar (1843–1930), sa mère, était fille du Rusyn pro-russe Adolf Dobryansky et avait une grande influence sur les idées politiques de son fils. Elle fut arrêtée en 1882 pour activités révolutionnaires et emprisonnée pendant plusieurs années avant d'être libérée grâce à l’intervention diplomatique russe. Igor fréquenta le gymnase de Yegoryevsk où il suivit les enseignements de son père, puis le lycée Tsarévitch-Nicolas à Moscou où il étudia avec des professeurs ayant une solide formation scientifique et artistique. Il avait une véritable vocation pour la peinture dès son plus jeune âge et fut encouragé par ses professeurs à développer ses talents artistiques. Son intérêt pour l'art fut renforcé par les publications illustrées qu’il suivait dans les journaux de Moscou, notamment ceux consacrés aux événements politiques et sociaux de l'époque. Il rencontra des étudiants talentueux issus de différentes écoles supérieures russe qui partageaient sa passion pour la peinture et lui ouvraient les portes du monde artistique. Parmi eux figuraient Ilya Repin, Anton Àžbe et Abram Arkhipov, dont les œuvres étaient admirées dans toute la Russie.
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