Le week-end, un thème, un tableau
Fardoise nous dit :
En mémoire de Lady Marianne... Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :
"Le week-end, un thème, un tableau"
Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture, et de partager,
nous disons pourquoi il nous touche,
et quelques mots sur l'artiste.
Fardoise nous dit:
Une tradition qui semble vieille comme le monde et qui célébrait le retour de la vie dans la nature. Les Romains fêtaient Maïa, déesse de la fertilité, et c'est devenu tout naturellement, si j'ose dire, la fête de Marie au Moyen Age. Le roi Charles IX offrait du muguet et cette petite fleur est entrée dans notre histoire pour accueillir le mois de mai. Mais c'est en dansant autour d'un arbre de mai que l'on fêtait la résurrection de la nature. Ces danses étaient censées favoriser la fertilité des terres et assurer de bonnes récoltes pour l’année à venir.
Mais c'est le muguet qui a gagné et offrir un brin de muguet, ou plusieurs, c'est offrir un peu de bonheur
J'ai choisi ce tableau de Mathys Schoevaerdts:
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"La fête de l'arbre de mai"
Mathys Schoevaerdts était un peintre flamand dont les paysages panoramiques et lumineux se situent dans la tradition de Jan Brueghel l'Ancien. Il est né vers 1665, sans doute à Bruxelles, où son frère Frans, lui aussi peintre, était toujours actif vers 1704. En 1682, Mathys Schoevaerdts était l'élève du paysagiste Adriaen Frans Boudewyns (1644-1711) et en 1690 il devint maître de la guilde de Saint-Luc. De 1692 à 1696 il fut doyen de cette guilde.
Schoevaerdts était un spécialiste des paysages où se déroulent des évènements, des scènes délicatement peintes où des paysans voyagent, naviguent ou fréquentent des kermesses. Ses groupes sont individualisés, observés avec finesse. S'y glisse parfois une note de fantaisie : dans certaines scènes villageoises apparaissent des marchands en exotiques costumes turcs. Il peignait avec une palette claire et lumineuse et nombre de ses paysages présentent des compositions ouvertes sur des ciels crépusculaires ou les lointaines silhouettes bleues des montagnes. Il était également un suiveur assidu de Jan Brueghel de Velours, aux côtés de Pieter Gijsels et Théobald Michau.
Les dernières oeuvres de Schoevaerdts, représentant des ports et des ruines italiens, sont influencées par les artistes hollandais et flamands qui travaillaient à Rome.
Ce tableau illustrant la vie des gens en Flandres au XVIIe siècle, nous invite à participer à la fête de l’arbre de mai, une célébration traditionnellement tenue en mai pour le retour de la frondaison.
Cette kermesse villageoise est intégrée dans un paysage imaginaire où le littoral aux dégradés des verts et des bleus contraste avec les ocres de la terre et les couleurs chatoyantes des vêtements des villageois.
Cette union de genres, typique de l’époque, est l’occasion pour le peintre d’afficher ses talents multiples, la profusion de details pour les personnages et la maîtrise des fondus et des dégradés pour ce paysage de bord de mer et le lointain mystérieux qui s’ouvre sur le monde.
L’activité commerciale au port continue malgré les festivités. Les barques de pécheurs entrent et sortent, un groupe de marchands orientaux reconnaissables a leurs turbans discutent avec des commerçants locaux, les autres sont parsemés dans le paysage vaquant à leurs activités.
A gauche, les cavaliers arrivent devant l’auberge, où les villageois se regroupent, discutent dans l’atmosphère générale de jovialité.
Deux musiciens jouent du violon et de la flute, tandis que le groupe de danseurs tournent autour du mât, décoré pour l’occasion des deux couronnes feuillagées aux rubans multicolores.
Le paysage aux notes bleu indigo et vert turquoise sert de fond a ce fourmillement festif et commercial, englobant la multitude de personnes.
Les collines montagneuses aux gris bleutés s’estompent dans le ciel, tandis que la mer couleur vert bleu au premier plan se dissipe afin de rejoindre la ligne de l’horizon dans le lointain brumeux, illuminé par les rayons du soleil.
Des barques et les pécheurs dans l’eau sont minutieusement peints, des coups de pinceaux tres fins et subtiles, affichant une maitrise et le soin apporté aux détails de l’artiste. Meme les figures les plus éloignées au dessin plus graphique sont rehaussées de blanc.
Un grand arbre au tronc déformé occupe le côté droit, le feuillage minutieusement peint aux teintes allant d’un vert automnal aux nuances chaudes sous effet de la lumiere au vert-bouteille dans l’ombre.
La lumière venant de gauche, illumine la scène et crée des zones d’ombres favorisant les contrastes et l’intensité des couleurs. Le ciel bleu jaune semble dégager la chaleur et équilibre la palette froide des bleus verts de la mer.
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Peinture à l'huile de 20x20cm, œuvre originale et unique de C. Ceballos.
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