Le week-end, un thème, un tableau
Fardoise nous dit :
En mémoire de Lady Marianne... Elle a fait de ce challenge ce qu'il est aujourd'hui et nous le poursuivrons sous l'intitulé :
"Le week-end, un thème, un tableau"
Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture, et de partager,
nous disons pourquoi il nous touche,
et quelques mots sur l'artiste.
Lilou nous dit:
La fête de la musique
J'ai choisi ce tableau de Noël Hallé:
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"La Lyre"
À peine la tenture du marquis de Marigny venait-elle
de tomber des métiers de la manufacture des
Gobelins qu’on songea à lui donner une suite, tout
en cherchant à renouveler les sujets d’inspiration.
La direction des Bâtiments passa donc commande
en 1761 à Noël Hallé d’un nouveau carton sur le
thème des bienfaits de la protection royale sur
l’épanouissement des sciences. Les Génies de la Poésie,
de l’Histoire, de la Physique et de l’Astronomie furent
payés 2 500 livres à l’artiste qui exposa son tableau
au Salon de 1761, où « il a satisfait les Connoisseurs,
étonné le Public et obtenu les applaudissements
universels » à l’exception de ceux de Diderot qui n’y vit
qu’un « charivari d’enfants ». On ne sait si la tapisserie
qui devait être tirée, à la demande de madame de
Pompadour, de ce morceau de bravoure « des plus
gracieux » fut finalement réalisée. (A. James-Sarazin)
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Petit-fils d’un peintre rouennais, fils du recteur de l’Académie royale de Peinture, Hallé s’intéresse à l’architecture avant de devenir l’élève de son père, claude-Guy Hallé, et de son beau-frère Jean Restout. Premier Prix de Rome en 1736, Hallé complète son apprentissage à l’Académie de France à Rome de 1737 à 1744, sous la direction de Jean-François de Troy. A son retour, il est reçu membre de l’Académie de Peinture en 1748 comme peintre d’histoire et en devient une personnalité éminente : professeur, trésorier, recteur. Nommé Sur-inspecteur de la Manufacture des Gobelins en 1770, il est chargé en 1775 de réorganiser l’Académie de France à Rome et fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel en récompense de cette mission. Il expose à tous les Salons de 1746 à sa mort. Bien qu’il s’adonne avec facilité à tous les genres, c’est un peintre d’histoire et un décorateur très prisé. Il reçoit de nombreuses commandes pour les demeures royales et princières, pour les églises et les hôtels particuliers. Il est également un dessinateur fécond et a un peu pratiqué la gravure.
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